[Test] Ratchet et Clank Rift Apart : Insomniac Games plus en forme que jamais !

Après avoir accompagné le lancement de la PS5 avec Marvel’s Spider-Man Remastered et Marvel’s Spider-Man Miles Morales, Insomniac Games est déjà de retour sur le front avec cette fois-ci une suite à sa saga phare : Ratchet et Clank. Attendu par les fans comme étant un « vrai » titre qui lance enfin la génération PS5, il faut alors se poser deux questions : qu’est-ce qu’un « vrai » JV de nouvelle génération et est-ce que Ratchet et Clank Rift Apart incarne les espoirs placés en lui ? Je vais tenter d’y répondre dans un Test inter-dimensionnel.

Un grand merci à PlayStation France qui me fournit une Version PS5 dématérialisée et qui me permet de vous proposer ce Test dans les conditions les plus optimales possibles. Les screenshots sont réalisés par mes soins via le mode photo du titre et la touche Create dans la configuration graphique « Résolution », c’est à dire en 60 FPS sans Ray Tracing.

Le Platine

Le Test

Suite directe de Ratchet et Clank Into The Nexus sorti sur PS3 en novembre 2013, Ratchet et Clank Rift Apart ne nécessite pas vraiment d’être à jour dans l’histoire pour se plonger dans son aventure. Alors que le duo iconique de l’espace est à la fête, Clank à prévu une petite surprise pour son compère, afin de lui signifier toute l’amitié qu’il lui porte. Ce cadeau n’est nul autre que le Dimensionateur, capable d’ouvrir des brèches dans les dimensions. Mais comme toute bonne histoire qui commence, il faut bien un élément perturbateur qui n’est nul autre que ce bon vieux Dr Nefarious qui s’empare de l’arme et s’en sert pour son propre compte, afin de rejoindre une dimension qui le voit gagner à tous les coups. C’est ainsi qu’aux termes d’une bataille que le trio commet l’irréparable : les dimensions se mélangent entre elles et pire, le Dimensionateur est détruit. En plus, le duo est séparé. Seuls, esseulés et perdus dans une dimension qu’ils ne connaissent pas, Ratchet et Clank vont devoir survivre du mieux qu’ils peuvent. C’était sans compter sur la rencontre inattendue d’une Lombax appelée Rivet, que l’aventure commence.

Le scénario de ce Ratchet et Clank Rift Apart est bien écrit, bien mis en scène et surtout d’une fluidité exemplaire. Pas de ralentissements, pas de surplace, de la narration à la mise en scène ainsi qu’aux dialogues entre scènes assez drôles et d’autres un peu plus émouvantes, Ratchet et Clank se veut être littéralement un film d’animation dans le haut du panier et plusieurs fois je me suis surpris à reconnaître ce que fait habituellement Pixar et autres maîtres en la matière. J’ai vraiment adoré le scénario et le fait qu’il ne souhaite ni se prendre la tête ni nous prendre la tête, on passe un agréable moment de détente et de divertissement et une fois arrivé au générique de fin, je me suis surpris à me dire que je ne voulais pas que ça s’arrête aussi vite et que j’aurais bien aimé que ça dure un peu plus longtemps, signe que j’ai vraiment passé un très bon moment, là où dans d’autres JV, je me dit qu’en les finissant que leur durée était « correcte ».

Mais qu’est-ce qu’on y fait dans ce Rift Apart me direz vous ? Si vous avez déjà joué à un Ratchet et Clank, surtout le reboot/remake de 2016, vous ne serez pas dépaysés. Pour les autres, sachez que la saga suit un cheminement précis entre exploration et combats où l’action est de prime. En ce qui concerne l’exploration, ce n’est pas bien compliqué, vous allez pouvoir partir un peu à la découverte du terrain de jeu en dehors de votre route initiale afin d’accomplir des missions secondaires et de mettre la main sur divers collectibles et/ou du raritanium, utile afin d’améliorer vos armes (mais j’y reviens plus bas). Tout dépendra de la planète sur laquelle vous serez, mais certaines proposeront un terrain de jeu plutôt grand là où d’autres vous proposeront quelque chose de différent. Cette variété dans les décors fait que le plaisir de poursuivre notre périple est sans cesse renouvelé. De ce fait, je n’ai pas trouvé que ce Ratchet et Clank Rift Apart souffrait d’une quelconque répétitivité.

Dans le gameplay, vous aurez le choix d’une multitude d’armes toutes aussi différentes les unes que les autres, que vous devrez achetés à la boutique de Madame Zurkon contre des boulons que vous ramasserez au gré des combats ou lors de vos explorations. Plus vous utiliserez une arme, plus cette dernière gagnera de l’expérience afin de passer des niveaux (le maximum étant 5). Se faisant, vous pourrez améliorer son arbre de compétence en échange de raritanium, toujours dans la boutique. Si les combats sont grisants de prime abord, la DualSense achève de nous en mettre plein les mains, grâce à sa gestion des gâchettes adaptatives ainsi que des vibrations en nous offrant toute une palette de (nouvelles) sensations. Néanmoins, on sent tout de même que nous n’en sommes qu’au début de la génération et que le meilleur reste à venir. Mention spéciale à une certaine planète qui comporte une arène et des épreuves me faisant furieusement penser à Ratchet Gladiator, sorti sur PS2. J’aurais bien aimé que cette partie soit plus étoffée tellement le plaisir de faire toutes les épreuves était de la partie.

On arrive enfin à la partie visuelle et technique. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, graphiquement, Ratchet et Clank Rift Apart est magnifique et encore les superlatifs me manque pour être précis dans mes propos. Graphiquement parlant, le studio a réussit un petit miracle, celui de surpasser très légèrement les films d’animations tant le résultat flatte la rétine. C’est bourré de détails en veux tu en voilà et rien que le fait de l’écrire me remplit les yeux d’étoiles en tous genres. De ce fait, même si je ne me contente pas de simples graphismes pour me faire un avis sur une œuvre vidéoludique, j’ai réellement pris une petite claque à ce niveau là. De plus, le mode photo auquel nous habitue le studio est de la partie et nous permet alors de faire des screenshots vraiment dingues comme en atteste ceux que vous pouvez voir dans ce test.

En ce qui concerne la technique, je n’ai pour ainsi dire rien de négatif à vous rapporter. Tout s’est très bien passé, aucun bugs, aucun freezes et le mode résolution en 60 fps n’accuse aucun temps mort. Profitant des possibilités nouvelles qu’offre le SSD de la PS5, Ratchet et Clank n’a pratiquement aucun temps de chargements que ce soit (comme pour Returnal au passage) et passer d’une dimension à l’autre (quand cela arrive) se fait de façon instantanée, ce qui est assez remarquable quand on s’en rend compte. Un mot sur le doublage français, mention « très bien » au casting dans son ensemble mais aussi à la voix de Rivet, doublée chez nous par Barbara Tissier (Fiona dans Shrek ou Cameron Diaz). Néanmoins, et c’est là le seul point négatif que j’aurais à retenir, c’est le mixage sonore. Ou du moins le fait que si on souhaite y jouer sans casque et avec le son de votre écran (ce qui est mon cas) ou sur la télé, Ratchet et Clank Rift Apart est littéralement inaudible, ce qui fait que j’ai dû activer les sous titres et faire une grosse partie au casque, ce qui, par les temps qui court, est le meilleur moyen de finir en sueur… Je ne comprends pas d’où pourrait bien venir ce souci que l’on rencontre habituellement sur les différentes applications de streaming vidéo tant c’est la première fois que je vois ça dans un JV.

J’arrive enfin à la partie où je peux enfin vous dire tout le bien que je pense de ce Ratchet et Clank Rift Apart. Mis à part ce « gros » souci de mixage sonore, Ratchet et Clank Rift Apart m’a fait un bien fou. Bien écrit, bien narré, d’une mise en scène qui égale les meilleurs films d’animations, Ratchet et Clank Rift Apart est autant un bonbon pour les yeux que manette en main, tant j’ai toujours pris un plaisir lors de mes explorations et lors des bastons qui offrent alors des moments ultra spectaculaires et assez jouissifs, sans tomber dans la moindre répétitivité que ce soit. Il ne se prend aucunement la tête et de ce fait ne nous la prend pas non plus, y compris dans ses collectibles où mis à part les 9 ours en peluche ainsi que deux trophées spécifiques nous demandant de tuer cinq fois un ennemi sur une planète et utiliser dix fois une certaine arme, le Platine tombe très facilement. En ce qui concerne la durée de vie, j’estime mon temps de jeu entre 12 et 15 heures en mode normal, puisque j’ai exploré ici et là en quête des collectibles sans soluce ni astuces (mais j’ai quand même jeté un œil pour gagner un peu de temps). A vous de juger si la durée de vie correspond à vos critères, moi en ce qui me concerne, je la trouve plutôt correcte. Sachez qu’un NG+ (appelé mode défi) est embarqué et vous propose un multiplicateur de boulons tout en doublant le niveau de vos armes maximum, passant de 5 à 10. De bout en bout, j’ai réellement passé un excellent moment en compagnie de Ratchet, Clank et… Rivet.

Je finis par répondre aux deux questions que je pose dans mon introduction. Est-ce que Ratchet et Clank Rift Apart est un « vrai » JV de nouvelle génération ? La réponse est clairement oui. Le studio a su tiré profit des possibilités de la PS5 et de sa DualSense afin de nous offrir une aventure haute en couleur, écrite avec un soin extrême et mis en scène avec le brio qu’on leur connaît. Il pose également une nouvelle piste de réflexion, celle de savoir ce que seront les JV de demain si les studios ne font pas de surplace et continue de vouloir repousser leur limites comme à voulu faire Insomniac Games avec son Ratchet et Clank Rift Apart. Le studio opère un véritable tour de force sur un épisode d’une saga qui mériterait enfin la place qu’elle mérite depuis tant d’années et j’espère revoir très vite un duo que j’ai vu évolué à travers 4 générations différentes de consoles.

Ce que j’ai aimé :

  • Ratchet, Clank et Rivet, au top de leur forme !
  • Une histoire bien écrite, bien narrée, bien mise en scène
  • Des combats très jouissifs
  • Graphiquement, c’est littéralement un bonbon pour les yeux !
  • Le mode photo, toujours présent !
  • L’arène sur une certaine planète, gros coup de nostalgie qui m’a fait penser à Ratchet Gladiator
  • La DualSense, bien exploitée
  • Un Platine pas bien compliqué à décrocher
  • Une durée de vie qui oscille entre 12 et 15 heures en mode normal…

Ce que j’ai moins aimé :

  • … Mais je n’aurais pas dit non pour 5 à 10 heures de plus (ou bien un dlc sur l’arène, je dit oui tout de suite)
  • Le mixage sonore qui rend le jeu pratiquement inaudible si on veut y jouer sur les enceintes intégrées de nos écrans ou télé et qui oblige à jouer au casque, qu’est-ce que c’est que cette histoire ???

Son appréciation

Je savais que Ratchet Et Clank Rift Apart me ferait passer un agréable moment mais je ne pensais pas que ce serait à ce point là. Ingénieux dans son écriture, sa mise en scène, ses dialogues et la diversité dont il fait preuve pour nous captiver du début jusqu’à la fin, le dernier bébé d’Insomniac Games mérite qu’on s’y attarde, peu importe si on a déjà joué à un opus de la saga ou non. Graphiquement somptueux, la dernière aventure de ce duo (que j’aime particulièrement) vous fera ainsi passer un moment de divertissement de très haute qualité, si vous aimez le genre bien entendu. Mis à part le souci de mixage sonore, je n’ai pour ainsi dire rien à dire de négatif sur Ratchet et Clank Rift Apart tant il nous offre une aventure haute en couleur, aux côtés de nouveaux personnages (dont Rivet) et qui fait un bien fou, surtout en ce moment. Si vous cherchez un JV loin d’être prise de tête, il se pourrait bien que vous ayez là un programme qui vous offrira un très bon moment !

Ratchet et Clank Rift Apart décroche le coup de cœur du Blog !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s