[Test] Pokémon Epée et Bouclier : un manque flagrant d’ambitions ?

Sortis sur Nintendo Switch le 15 novembre 2019, Pokémon Epée et Bouclier se sont depuis écoulés à 20 millions d’exemplaires à date de janvier-février 2021. Abandonnant la console portable pour la Nintendo Switch, Pokémon se devait de se transcender pour repousser ses limites. Chose faîte ?

Le Test se base sur mon temps de jeu sur Pokémon Epée (65 heures de jeu) ainsi que sur Pokémon Bouclier (plus de 95 heures) dont sont tirés les screenshots que vous verrez tout au long de votre lecture. Aucun spoils n’est présent dans ce test. Je parle également des deux extensions L’île solitaire de l’Armure et Les terres enneigées de la Couronne.

Pokémon Epée

Mon temps de jeu sur Pokémon Epée
Mon équipe sur Pokémon Epée

Pokémon Bouclier

Mon temps de jeu sur Pokémon Bouclier + Extensions
Mon équipe sur Pokémon Bouclier

Le Test

Pokémon fête ses 25 ans depuis le 27 février dernier. Au travers de moultes aventures aussi appelées « Générations », Pokemon Epée et Bouclier représentent donc la 8ème génération. Proposant un nouveau trio de starters (Flambino le Pokémon feu, Ouistempo le Pokémon plante et Larméléon le Pokémon eau), vous êtes propulsés dans la région de Galar, très inspiré du Royaume Uni. Au niveau du scénario, votre rival Nabil et vous, êtes recommandés par le Maître Pokémon en personne pour participer au Défi des Arènes, afin d’avoir la chance d’affronter le Maître pour son titre. C’est ainsi, avec cet objectif en tête, qu’on se lance à l’aventure dans Galar. L’occasion de suivre un circuit bien précis, d’arènes en arènes, avec à côté la liberté d’explorer comme on l’entend les Terres Sauvages, une immense zone en plein milieu de la région, histoire de récupérer des Pokémons ainsi que des denrées nous permettant de récupérer argent et ressources.

Au niveau du scénario, je vais être honnête, il est minimaliste au possible. Avec en tête votre objectif de récupérer les badges les uns après les autres, vous « assisterez » vos ami(e)s dans la quête de la légende du chevalier qui sauva jadis la région de Galar d’une terrible catastrophe. De plus, vous devrez faire attention à un certain nombre de dresseurs et de dresseuses qui deviendront plus ou moins vos rivaux. Un petit coup de cœur pour les personnages de Rosemary et de Travis, qui je trouve, ont tout les deux un charme qui leur est propre, au contraire de Nabil où j’ai toujours eu cette envie de l’envoyer promener. Néanmoins, ça manque cruellement d’antagonistes comme la Team Rocket qui est totalement absente de l’aventure, remplacée par la Team Yell qui est tout sauf une team malfaisante.

Si le scénario de ce Pokémon Epée et Bouclier est vraiment simpliste et écrit avec une certaine facilité, il faut bien avouer qu’il se laisse suivre mais qu’il s’oublie tout aussi vite une fois la campagne et le end game achevés. Si pour certain(e)s, il est décevant, ce que je peut comprendre, il reste plaisant mais sans non plus marquer les esprits. La faute à une absence d’antagonistes (pas de « Team Rocket » à proprement parler) et la Team Yell est tout bonnement ridicule et déjà oubliée de mon côté tant elle fait montre de simple figuration.

La principale nouveauté de ce Pokémon Epée et Bouclier, le phénomène Dynamax, profite tout de même d’une scénarisation (minimaliste là encore). Qu’est-ce que le Dynamax me direz vous ? Cette option remplace les méga évolutions et le phénomène qui est au cœur de l’histoire de la région de Galar permet aux Pokémons, à l’aide des étoiles vœux contenues dans votre bracelet, de devenir gigantesque et plus fort. Si dans l’histoire, ce genre de phénomène ne dure que trois tours et est exclusif aux arènes, on retrouve la même chose dans les Terres sauvages. L’occasion d’affronter de gigantesque Pokémons aux côtés de vrais dresseurs (via le online) ou aidé par l’IA.

En ce qui me concerne, le véritable attrait de ce Pokémon Epée et Bouclier, c’est bel et bien ses Terres sauvages en plein centre de la région de Galar, véritable ode à une certaine liberté sans être pris par la main (ce que fait constamment le scénario) pour être ainsi livré à nous même. Et c’est ce que je retiens le plus de ce Pokémon Epée et Bouclier. Le fait d’être ainsi livré à nous même, quand le jeu nous le permet bien évidemment. L’occasion donc de partir à l’aventure et de capturer des Pokémons afin de remplir son Pokédex, d’affronter des Pokémons afin de farmer un peu l’expérience ou tout simplement faire la tournée des objets à ramasser afin d’engranger argent et denrées utiles. Si je ne liste pas tout, par exemple, j’ai très peu utilisé le Poké Camping et la cuisine ainsi que les missions Pokémons proposées dans les PC des Centres Pokémons, j’ai jeté mon dévolu sur les combats de raid dynamax, suivi par le studio même encore maintenant à travers de cours événements (sans parler de petits cadeaux de temps en temps).

Je finirais par parler de la suppression pure et simple du « Multi exp » d’antan, au profit de la distribution systématique de l’expérience à l’équipe entière, même des Pokémons qui n’ont pas combattus. Si au début, je pestais un peu contre cette option obligatoire, il faut bien avouer que sur le long terme, c’est très utile. De plus, l’une des nouveautés à ne pas négliger, du moins selon moi, c’est l’accès à n’importe quel moment au PC, afin de gérer n’importe où (et n’importe quand !) nos boîtes Pokémon et notre équipe. Un confort bienvenue, surtout quand on se lance dans la quête de complétion du Pokédex et qu’il faut interchanger un ou plusieurs Pokémons pour les faire évoluer, sans devoir retourner dans une ville pour accéder au PC d’un centre Pokémon.

Passons aux graphismes. Pokémon Epée et Bouclier souffle le chaud et le froid. Si d’un point de vue esthétique, Pokémon Epée & Bouclier se révèle être chatoyant dans certains panoramas, il brille plus à courte qu’à longue portée comme vous le montreront les screenshots. C’est « joli » mais ça s’arrête là. Mais là où le bât blesse, c’est bien dans la distance d’affichage du jeu. En effet, il faut vraiment atteindre une distance particulière pour voir s’afficher pnj, arbres à baies et pokémons. Si ça ne pose de véritable souci en villes, dans les Terres Sauvages, c’est un autre débat. Ce n’est pas véritablement « gênant » en soi mais il faut être franc et dire que c’est particulier, surtout après un certain… Breath Of The Wild. En ce qui concerne la bande son, cette dernière est mitigée. Si dans les combats contre les dresseurs d’arène, je la trouve assez classe, le reste du temps, elle se permet juste d’être correcte, sans toutefois proposer quelque chose de vraiment marquant. Quant à la technique, je n’ai eu aucun problèmes en plus de 150 heures, sur les deux versions et surtout sur deux Nintendo Switch différentes : la Nintendo Switch Lite et la Nintendo Switch traditionnelle en mode nomade.

Dans le gameplay, Pokémon Epée et Bouclier se jouent sans véritables soucis particulier, dans la navigation de ses menus, aidés par des raccourcis plutôt bien pensés, que dans ses déplacements dans le monde, à pieds comme en vélos. Bref, là encore, je n’ai pas grand chose à dire de négatif sur mon expérience. N’oublions pas que vous passerez un nombre d’heures important dans les combats Pokémons, entre les combats contre les autres dresseurs où il faut juste savoir la faiblesse élémentaire pour s’en sortir, les combats contre les pokemons sauvages sont de plus en plus faciles à mesure que vous comprenez qu’il y a une petite astuce à savoir. Peu importe le niveau du pokémon sauvage et peu importe si vous avez ou non descendu sa barre de vie dans le rouge, une bonne Hyper ball, voir une rapide ball, une petite poudre dodo, le matraquage de la touche A quand le pokémon se débat dans la ball et c’est dans la poche (enfin dans la ball), je vous assure que c’est comme ça que je me débrouille dans 98% des cas. Je finirais par lister les différences entre Pokémon Epée et Bouclier. Les seules différences sont au niveau du Pokédex puisque certains Pokémons sont exclusifs d’une version à l’autre (par ex Karaclée est exclusif à la version Epée, là où Bekaglaçon le sera pour la version Bouclier), il y a aussi un dresseur d’arène qui change d’une version à l’autre et c’est tout. Bien entendu, il y aura aussi le légendaire de la jaquette qui change puisque vous pourrez récupérer Zacian dans Epée et Zamazenta dans Bouclier. Bref, des exclusivités d’une version à l’autre, ce n’est pas nouveau et c’est même une habitude dans la série.

Sur le point épineux du Pokédex, sachez qu’en premier lieu, je suis au courant de la polémique ayant éclatée lors de la sortie des deux versions. Sans compter les extensions, vous aurez donc 400 Pokémons à attraper (on n’oublie pas les évolutions). Oui certains « anciens » Pokémons ne sont pas présents et oui certains nouveaux Pokémons ont un design « singulier » comme par exemple le Pokémon qui ressemble à une tasse de thé pour ne citer que le premier qui me vient en tête. Sans parler de cette sombre histoire d’assets des Pokémons et de leur attaques (si j’ai bien compris l’histoire) reprises des anciens opus de la série. Pour être totalement franc avec vous, ça ne me pose pas réellement de soucis. Je trouve également que les 400 Pokémons ici proposés est un chiffre correct puisque je n’ai JAMAIS réussi à compléter intégralement un seul Pokédex que ce soit (pourtant j’en ai fait des JV Pokémons). J’en suis actuellement à 310 et si je ne compte pas m’arrêter à ce chiffre, je vais commencer doucement à avoir besoin d’une astuce parce que sans aide extérieure, je me voit mal le compléter le plus possible. Enfin, je ne me suis absolument pas lancé dans la course aux Shiny, je n’en ai pas l’intention. Vous l’aurez compris, en terme de durée de vie, il y a de quoi faire pendant un long moment si on ne joue qu’à ça, sans forcément avoir d’autres JV à côté, ce qui n’est pas forcément mon cas puisque je me suis fait ce Pokémon Epée et Bouclier sur mon temps libre, quand je n’avais pas d’impératif particulier.

Maintenant qu’on a fait le tour, il est enfin temps de vous donner mon avis. Pour une première sur Switch, Game Freak réussit à délivrer une expérience et une aventure suffisamment intéressante pour réussir à se sortir de son propre piège. Si tout n’est pas parfait, dû à un manque évident de maitrise dans le développement d’une production sur Nintendo Switch, il faut tout de même saluer le fait que Pokémon Epée et Bouclier n’est pas si catastrophique que cela, notamment grâce à son ambiance, entre modernisme et tradition, entre renouveau et classicisme. Oui le résultat aurait pu être différent et oui, je trouve que le studio n’a pas su faire preuve d’ambitions et de réelle prise de risques qui aurait pu bouleverser pour de bon la saga. Mais à côté de ça, Pokémon Epée & Bouclier reste addictif et fait du bien quand on s’y plonge. Avec son positivisme et son sens d’une bonne humeur permanente, je trouve qu’au milieu de tous les JV que l’on a à côté, Pokémon Epée et Bouclier fait du bien et permet de décompresser un peu. Tout n’est pas parfait certes et je regrette le manque évident d’ambitions que fait preuve le studio. Mais en l’état, n’oubliez pas que j’ai pu faire pratiquement tous les opus (seuls Noir/Blanc, Noir/Blanc 2 manquent à l’appel), sachez que j’ai pris (et je prend encore) un immense plaisir quand je sais que j’ai une petite heure à consacrer à Pokémon Epée et Bouclier et la petite routine que je me suis créée ingame. Même si j’aurais aimé que la zone des Terres Sauvages soit plus grande qu’elle ne l’est actuellement, le sentiment d’une certaine liberté fait mouche sur moi et l’emporte d’une certaine manière sur les défauts que comporte ces deux versions.

Les Extensions

L’île solitaire de l’Armure

Une fois le end game accompli, direction la première extension : Isolarmure. Une fois arrivé sur l’île, on se fait alpaguer par un bien étrange personnage nous parlant d’une sorte de Dojo. Bon gré, mal gré, on se rend alors vers celui ci et ainsi faire la rencontre du Maître Mustar. Ce dernier nous proposera alors trois épreuves pas bien difficiles avant de nous remettre le légendaire de cette première extension : Wushours. C’est ainsi qu’au terme d’une nouvelle épreuve que l’on pourra l’orienter vers les deux types Eau ou Ténèbres afin qu’il devienne un Shifours avec deux attributs (soit combat/eau, soit combat/ténèbres, ce que j’ai fait). A côté de ça, on aura une quête bien particulière, celle de partir à la chasse d’un certain nombre de Taupiqueur cachés dans l’île et ses environs afin de repartir avec des Pokémons issus de la région d’Alola.

De plus, la zone de l’île propose une exploration comme si nous étions dans les Terres sauvages, en étant totalement libres de l’explorer comme on l’entend. Sans oublier de « nouveaux » Pokémons issus des anciennes générations, le tout regroupé dans un Pokédex annexe à celui de Galar. Comprenez par là que ces Pokémons ne feront pas grimper le chiffre de votre Pokédex principal. Je passe sous silence d’autres petites nouveautés puisque je ne souhaite pas rentrer dans les détails mais j’ai vraiment adoré cette première extension. Pas bien longue, comptez entre 10 et 20 heures si vous souhaitez la faire intégralement ou si vous voulez juste faire le contenu principal avec un peu d’exploration ici et là.

Les terres enneigées de la Couronne

Tout de neige vêtue, cette nouvelle zone est aussi grande que la première et vous offrira largement plus de contenu que la première extension. En plus de venir en aide à un mystérieux et légendaire Pokémon, vous allez carrément partir à la chasse aux Légendaires des anciennes générations. Si, dans le cas du trio Artikodin, Electhor et Sulfura qui ont une forme de Galar avec de nouveaux types (par exemple Electhor deviendra vol/combat), d’autres légendaires tous aussi connus se joignent à la fête dans une épreuve de raid Dynamax fort bien pensée et très intéressante. En effet, dans un certain lieu, des scientifiques vous proposeront un Pokémon de base qui vous permettra alors d’enchaîner 4 combats dynamax dont le dernier et le plus intéressant (et toujours avec une certaine surprise) : contre un pokémon légendaire. J’ai ainsi pu récupérer Suicune et Mewtwo à l’heure où sont écrites ces lignes !

La zone en elle même repose toujours sur le même principe, celui de l’exploration libre, dans une immense carte. Avec un Pokédex qui lui est propre ainsi que de nouveaux Pokémons, cette seconde extension fait comme la première et se révèle à la fois très efficace et très intéressante. Mais elle se démarque par le nombre faramineux de pokémons légendaires qu’elle regorge et je dois bien avouer que je ne vous dit pas tout afin de vous garder la surprise. Il faut compter entre 15 et 25 heures pour en voir soit le bout de la quête principale ou soit essayer de tout faire, c’est à dire remplir ce troisième Pokédex. D’ailleurs, après cette seconde extension, je pense qu’on doit atteindre les 800 Pokémons disponibles dans cette Version Epée & Bouclier mais cela reste une estimation tout à fait personnelle. Pour savoir mon avis sur les extensions, rendez vous plus bas.

Ce que j’ai aimé :

  • La personnalisation de notre perso (large choix de vêtements et de coiffure)
  • Les personnages de Rosemary et de Travis
  • Certains sujets évoqués dans l’aventure
  • La bande son lors des combats contre les dresseurs d’arène
  • Une durée de vie colossale
  • Les Terres sauvages, qui portent bien leur nom
  • Les événements proposés par le studio lors des week end dans les raids Dynamax, ce qui pousse à y revenir de temps en temps
  • Le PC mobile, ça n’a l’air de rien mais c’est très pratique
  • Un Pokédex « resserré » de 400 Pokémons, il y a tout de même de quoi faire !
  • Parfois, ça fait du bien de se faire une œuvre « positive », ça permet de varier un peu les plaisirs
  • Les échanges magiques. Pour le coup, c’est vraiment magique !
  • Les extensions ! Pour le coup, on peut dire que ce sont de « vraies » extensions !

Ce que j’ai moins aimé :

  • Un manque flagrant d’ambitions de la part du studio
  • Il va falloir songer à nous proposer un « vrai » scénario un jour, non ?
  • On « roule » sur le jeu tellement il est simple et ne propose pas de réel challenge autre que la complétion du Pokédex
  • J’aurais bien aimé que notre personnage soit doué de la parole…
  • Une distance d’affichage très particulière…
  • Un end game toujours aussi timide
  • La zone des Terres Sauvages qui aurait méritée d’être BEAUCOUP plus grande qu’elle ne l’est
  • Notre rival attitré, Nabil, qui mériterais bien une ou deux gifles, vite fait bien fait
  • J’aurais pas dit non pour une troisième extension :/

Son Appréciation

Si Pokémon Epée et Bouclier oscille entre modernité (la zone des terres sauvages) et la tradition (le circuit d’arènes en arènes), et souhaite rester sage dans sa formule, il manque cruellement d’ambitions. Certes Game Freak réussit à délivrer une expérience que je trouve addictive avec ici et là des petites idées qui font mouche (rien que le fait de proposer une expérience groupée à la fin de chaque combat et l’accès au PC partout où on veut), je trouve que la licence mérite que le studio se surpasse en proposant pour les prochains opus une véritable révolution. Il faut que la saga tente de nouvelles choses, que ce soit dans son scénario, son écriture ou même dans sa façon d’explorer une région en particulier, parce qu’elle en est capable, elle qui est maintenant sur Nintendo Switch, une plateforme qui lui offre de quoi faire sa propre révolution dans de bonnes conditions. De plus, je trouve que les deux extensions sont ce que j’attend d’une extension : du contenu (de qualité) supplémentaire et c’est exactement ce que j’y ai retrouvé, surtout dans la seconde extension et son excellente idée de raids dynamax successifs, avec à la clé un Pokémon légendaire. Si la formule dans sa globalité fait du surplace, Pokémon Epée et Bouclier délivre une expérience lui permettant de devenir mon second JV préféré sur Nintendo Switch. Mais gare aux prochains opus Game Freak. Si pour l’instant, je ne peste pas, il se pourrait qu’à l’avenir, je deviens subitement plus sévère à votre encontre si je voit que vous vous reposez une nouvelle fois sur vos lauriers…

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