[Test] Immortals Fenyx Rising : une aventure divine ?

Puisant ses inspirations dans son travail sur Assassin’s Creed Odyssey, les développeurs d’Ubisoft Quebec aiment tellement la mythologie grecque qu’ils avaient envie de nous retenir dans cet univers précis. C’est parti pour vous dire tout le bien que je pense de Immortals Fenyx Rising dans un test divin.

Le Platine

Immédiatement après son Assassin’s Creed Odyssey, Ubisoft Quebec aurait pu repartir sur le développement d’un nouvel Assassin’s Creed mais il n’en est rien et le studio ainsi qu’Ubisoft ont eu le nez creux. Le nez creux s’appelle Immortals Fenyx Rising (après avoir été contraint de changer de titre afin d’éviter de se manger un procès par une célèbre marque de boisson énergétique) et la proposition est audacieuse : nous faire vivre une aventure chez les dieux grecques. On y rencontrera Aphrodite, Arès, Athéna (ma préférée), Hermès et Héphaïstos. Néanmoins, le début de cette folle aventure ne commence pas très bien pour tout le monde. L’île d’or, qui sera le théâtre de notre aventure, est tombée sous le joug d’un certain Typhon, bien décidé à faire payer les dieux de leur méfaits divers et variés. C’est alors qu’acculé, Zeus demande de l’aide à un certain Prométhée qui dépêche alors l’ultime espoir des dieux en déroute : Fenyx. Le personnage que nous incarnerons durant 30 à 60 heures (et qui a sa propre histoire et parle en plus de cela !) sera notre avatar et tout commence à la personnalisation de notre héros. Homme ou femme, vous décidez. Pour ma part, j’ai choisi le sexe masculin. Une personnalisation assez sommaire nous attend (on ne peut que choisir la couleur de notre peau, notre sexe bien évidemment, notre coupe de cheveux et notre pilosité). Après ce petit interlude, notre aventure nous attend et quelle aventure !

Vous aurez la lourde mission de venir en aide à 4 dieux dans les 4 régions (sur 6) de l’Ile d’or. Entre quêtes principales et quêtes secondaires, vous allez devoir sauver les fesses de ces êtres divins tombés au champ d’honneur et rabaissé par un Typhon plus en forme que jamais, méchant par excellence rappelant un certain Ganon d’une licence bien connue… Outre vos missions, vous avez aussi la possibilité de « nettoyer » la carte de ses trésors multiples et variés, d’accomplir des défis divins (par exemple, vous pourrez vous servir de votre arc pour allumer un brasier en passant votre flèche enflammée dans des cerceaux au préalable, récupérer des sphères bleues pour les disposer de façon à représenter une constellation ou bien déplacer des cases pour reformer une fresque) mais aussi de résoudre des énigmes dans les cryptes de Typhon, qui rappellent furieusement les fameux Monastères de Breath Of The Wild. Je ne vais pas tout vous lister non plus, mais sachez qu’accomplir le contenu secondaire vous permettra de récupérer des ressources pour les distribuer dans différents arbres. Que ce soit pour votre barre de vie, votre endurance, vos armes et armures, tout peut (et doit !) être renforcé afin d’affronter les multiples dangers qui parsèmeront votre route.

Parce que mis à part l’exploration, vous devrez aussi vous battre constamment sur l’ile d’or. En soit, le gameplay et la difficulté des combats vont s’améliorer au fur et à mesure de votre avancée dans l’aventure, puisqu’il y a un léger pic de difficulté au début du jeu, qui disparait complètement quand on commence à se renforcer au niveau des pouvoirs des dieux ainsi que de nos armes et armures. Pas de panique néanmoins, il n’y a pas de loot aléatoire et les pouvoirs liés à notre épée, hache, armure et casque n’est pas conditionné par notre « niveau ». Ce qui permet de varier les plaisirs mais aussi de se « spécialiser » assez tôt dans l’aventure, un plus non négligeable. Le gameplay en lui même est très facile en prendre en mains. Un gameplay relativement bien pensé et qui permet à Immortals Fenyx Rising de se prendre en main immédiatement. Enfin, sachez que vos armes ne cassent pas, ouf !

Alors qu’Immortals Fenyx Rising serait une pâle copie d’un certain Breath Of The Wild, ce qui se confirme plus ou moins une fois y avoir passé quelques longues heures devant, il se démarque au final pour nous offrir une aventure bien différente de la production de Nintendo et se sortir d’un piège beaucoup trop facile pour tomber dedans comme un benêt. Par exemple, les détracteurs de BOTW nous explique qu’il n’y a pas de « vrai » scénario au sens conventionnel du terme. Ici dans IFR, il y en a un, que je trouve surprenant en terme d’écriture, de mise en scène mais aussi sur ses propos. Mention spéciale au personnage de Fényx, qui jouit de son propre background et de ses lignes de textes au passage. Bien que j’ai lu pas mal de critiques négatives sur l’humour potache et grivois de Zeus, doublé par Lionnel Astier, sur moi, hé bien ça marche et j’ai rigolé sur pas mal de passages pour saluer la prise de risques d’Ubisoft. Parce que oui je considère l’écriture bien particulière des lignes de dialogues de Zeus et Prométhée comme étant une prise de risques puisque nous vivons à une époque où l’humour doit être superficiel histoire d’éviter de choquer celles et ceux qui seront choqué(e)s ou qui feront mine de feindre une certaine ignorance.

Graphiquement, sur PS5 (version ici testée), je trouve Immortals Fenyx Rising magnifique, même si c’est avant tout sa patte graphique qui lui confère son identité propre. Techniquement parlant, je n’ai eu aucun soucis. Pas de freezes, pas de ralentissements, Immortals Fenyx Rising est même un peu plus propre qu’Assassin’s Creed Valhalla, une prouesse qu’il faut saluer. Néanmoins, il me faut quand même vous dire que j’ai rencontré certaines coquilles dans les sous titres et même dans les dialogues puisque le studio considère que le Fenyx « canon » est la version féminine et comme je joue la version homme, hé bien j’ai eu droit à la version réservée à la demoiselle. Quant au doublage français, il est tout simplement exceptionnel, même si les conditions d’enregistrements n’ont pas dû être simples au vu des échanges entre Zeus et Prométhée. Mention à la VF d’Athéna (doublée par Françoise Cadol, doubleuse notamment de la Lara Croft des années 90) et la VF de Typhon (doublé par Christian Pelissier), qui achève de faire du personnage le méchant dont à besoin n’importe quel(le) héros et héroïne pour sortir grandi(e) de son aventure. Puisqu’un héros n’est rien sans un bon méchant selon Hitchcock.

Maintenant que le tour est fait, il est enfin temps de vous donner mon avis sur IFR. Assassin’s Creed Valhalla à profité des déboires de Cyberpunk 2077 pour lui griller la politesse et c’est tout naturellement que IFR profite lui aussi de cette occasion. Je ne l’attendais pas du tout pour être franc avec vous et je suis tombé dans le piège de la comparaison avec Breath Of The Wild en partant donc avec un apriori négatif. Mal m’en à pris, puisqu’effectivement le parallèle avec la dernière aventure de Link est palpable à bien des égards mais Immortals Fenyx Rising s’en distingue avec une facilité déconcertante. Je pense que Breath Of The Wild et IFR ne sont pas à mettre face à face et on marque les points comme un robot sans âme mais bien mettre côte à côte avec chacun leur qualités et leur défauts avec aussi leur proposition propre. Pour avoir accompli Breath Of The Wild, m’immerger dans Immortals Fenyx Rising m’a rappelé ce que j’aime et pourquoi j’aime autant les jeux d’aventures : pour leur proportion à nous faire vivre quelque chose qui nous fasse oublier notre quotidien. Nous plonger dans une quête remplie d’aventures diverses et variées, agrémentées de combats, de moments contemplatifs, joyeux comme tristes (bah oui on y ressent pas mal d’émotions dans une aventure tout de même) et ce qu’a accompli Ubisoft avec son Immortals Fenyx Rising force le respect. Pourtant tout n’est pas parfait dans IFR.

Je note par exemple que certains combats de boss optionnels sont régis par une arène invisible et qu’en sortir durant notre combat contre eux « annule » le combat et remet instantanément leur barre de vie au maximum. Ensuite, lors des phases de découvertes des régions, il nous faut gravir une statue pour enlever son brouillard et ainsi révéler la région. De plus, tout comme BOTW, on peut alors observer au loin et ainsi découvrir les activités secondaires qui n’attendent plus que nous pour être réalisées. Cette étape là est obligatoire pour découvrir les trésors, les cryptes et les défis mythiques mais ce qui me pose souci, c’est que tout n’apparait pas non plus la première fois et il faudra explorer la région et de temps en temps, prendre de la hauteur pour vérifier à nouveau qu’il ne nous manque rien. Dit comme ça, ce n’est pas si contraignant que ça mais si on souhaite faire le Platine, j’ai trouvé ça assez fastidieux. Je finis sur la durée de vie, il m’a fallu 64 heures pour obtenir le Platine de IFR mais vous pouvez très bien diviser par deux et ne vous en tenir qu’au contenu principal du jeu. Certains diront que c’est trop court mais moi qui sort de mes 176 heures sur Valhalla, je suis bien content de la durée de vie de Immortals Fenyx Rising qui a le mérite de ne pas avoir été répétitif puisque j’ai constamment variés les plaisirs.

Ce que j’ai aimé :

  • Une totale liberté dans nos mouvements
  • Fenyx qui parle et qui a sa propre histoire !
  • Un scénario bien écrit avec une narration offrant à IFR une identité propre
  • Techniquement irréprochable, une prouesse chez Ubisoft ces derniers temps !
  • Le mode photo, toujours fidèle au poste
  • Même si j’ai pesté maintes et maintes fois, les énigmes dans les cryptes sont bien trouvées
  • L’humour du jeu, mais aussi de Zeus, qui fonctionne sur moi, Lionnel Astier se débrouille donc plutôt bien
  • Une durée de vie plus que correcte, surtout quand on sors d’un aussi gros morceau que AC Valhalla
  • Nos armes ne se détruisent pas !
  • Le fait de pouvoir personnaliser son Fenyx comme bon nous semble à tout moment de notre aventure sans condition, c’est très bien, surtout quand on a raté son apparence la première fois !
  • IFR réussit à se sortir du piège de la copie sans âme pour nous offrir sa propre aventure !

Ce que j’ai moins aimé :

  • Certains combats de boss secondaires, conditionnés par des limitations invisibles, dans un monde ouvert.
  • L’étape pour découvrir les activités dans les régions, beaucoup trop aléatoires, au point de me faire rater certaines choses, il aurait fallu faire différemment pour alléger cette fonctionnalité…
  • La version canon de Fenyx étant la demoiselle, jouer la version homme nous expose a de sacrées coquilles dans les sous titres et les dialogues !

Son Appréciation

Dans la vie, il y a l’apparence et le fond. Si sur son apparence, Immortals Fenyx Rising ressemble à s’y méprendre à Breath Of The Wild, dans son fond, il s’en démarque avec une facilité déconcertante et Ubisoft peut donc souffler, le pari est réussi. Certes, il aurait pu éviter de se fourrer dans un guêpier pareil mais au final, il s’en sors haut la main et nous offre une aventure haute en couleurs et en émotions. Tout n’est pas parfait et pourtant j’ai été surpris de constater qu’une fois manette en mains, je ressentais la même chose que lors… De Breath Of The Wild, c’est à dire d’explorer par moi même, sans qu’on me dise quoi faire à tel moment et de me perdre dans un univers qui nous prend sous son aile l’instant de quelques heures. Je ne dirais pas non pour une suite mais dans une autre mythologie moi maintenant…

Sa note

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