Dirt 5 – La Critique Augmentée

Trois ans ont passés depuis Dirt 4 et Codemasters s’est dit qu’il était temps de revenir manger de la boue par paquet de trente six en parcourant le monde. Cinquième opus sentant bon le frisson de la 1ère place volée à la dernière seconde ou chute dans le précipice ? Réponse dans une critique casquée et gantée.

Je remercie Koch Media pour leur confiance et ainsi me permettre de vous proposer cette critique basée sur une version PS4 dématérialisée du jeu fournie par l’éditeur.

Avant de vous plonger dans cette critique, il est important pour vous de savoir les choses suivantes : Dirt 5 est mon premier Dirt. Néanmoins, je pense que mon expérience sur des titres arcades comme Need For Speed et Forza Horizon me servent dans mon appréciation de ce 5ème opus de la saga Dirt. J’y joue à la manette et en 60 FPS. Avant d’écrire cette critique, je me suis renseigné sur l’histoire de la licence. Enfin, sachez que cette critique est vouée à être mise à jour à plusieurs reprises après sa sortie. En effet, vous retrouverez très vite les sections « mise à jour au day one », « Platine » et « PS5 » avec un guide sur les trophées ainsi qu’un comparatif de mon expérience sur PS4 Pro et PS5.

Accueilli par le duo de présentateurs James Pumphrey et Nolan Sykes, Dirt 5 nous jette quasi immédiatement dans une première course, histoire de prendre nos marques derrière le volant. A savoir qu’il n’y a pas réellement de scénarisation ni de scénario à proprement parler dans Dirt 5. Alors même si on assiste à une rivalité entre pilotes de courses appelés AJ et Bruno Durand qui prônent tous les deux des valeurs inhérentes à la course comme la victoire à tout prix ou bien le plaisir du frisson, l’accent est mis sur la course et rien que la course, belle, furieuse et indomptable. Et chose est de constater que Dirt 5 souhaite avant tout proposer à ses joueurs une sorte d’équilibre entre le tout arcade mais aussi une certaine forme d’exigence une fois jeté dans l’arène. Avant de rentrer dans les détails sur la conduite qui sera de toute façon aidée par une vidéo d’une petite demie heure, faisons le tour du contenu de ce Dirt 5.

Au menu principal, vous pourrez choisir entre la carrière, le mode en ligne, le mode Arcade et le mode Playgrounds (et le menu paramètres). Attardons nous sur le mode carrière, le mode le plus important à mes yeux puisqu’étant l’un des deux modes mis en avant par la liste de trophées/succès du jeu. Dans le mode carrière, Dirt 5 vous propose un système d’épisodes (5 au total) où en arrivant à la fin de chaque épisode, vous débloquerez une petite saynète entre le quatuor de personnages vous accompagnant. Sans oublier le mode Throwdowns qui se débloque de façon aléatoire et vous invitera à y faire des duels contre un ou une pilote de temps à autre, ce mode particulier est aussi une sorte d’essor psychologique que le jeu met en place pour gonfler un peu notre égo et une fois encore, ça marche. Sachez quand même que dans le mode carrière, il n’y a pas de cinématiques, ni de scénarisations et encore moins de mise en scène. Pire, vous ne verrez jamais les visages des personnages qui parleront, souvent sans faire attention à vous, parfois en vous interpellant directement mais en soit, Dirt 5 ne souhaite pas se la faire Need For Speed et ne se sert que de ses personnages, bien qu’attachants, que de simples ressorts psychologiques pour donner une raison d’avancer dans la carrière. Sur moi, bien que conscient du procédé, cela fonctionne à merveille et j’ai souvent rigolé lors de certains échanges.

Vous allez également passer tout votre temps dans les courses qui répondent à différentes disciplines comme l’Ultra Cross, le Rally Raid, le Land Rush, le Stampede, le Ice Breaker, le Sprint, le Pathfinder et enfin le Gymkhana, discipline ultra connue, et je pense que je n’ai pas besoin de présenter la dernière alors que les autres sont avant tout des tours de circuits ou bien juste faire la course d’un point A au point B. Pour l’instant, rien de vraiment révolutionnaire mais Codemasters à eu le bon goût de proposer dans son Dirt 5 des circuits mixant à la fois la vitesse pure aux tracés techniques exigeants et obligeant le joueur à allier accélération, freinage et coups de volants. Des circuits mixant aussi toute sortes de revêtements comme le goudron, la terre (qu’elle soit sèche, boueuse et même détrempée), neige et même glace, vous allez courir de tout temps, qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou qu’il neige, en plein jour comme en pleine nuit. Tout en n’oubliant pas de vous dire que Dirt 5 nous fait voyager aux quatre coins du globe, du Brésil à New York, en passant par la Grèce pour arriver en Norvège. Bref, peu importe que le jeu ait un gameplay arcade, il n’est pas là pour ménager le pilote qui se lancera dans l’aventure. Une chose à savoir, bien que fortement encouragé pour augmenter les gains à la fin de chaque courses, il n’est pas nécessaire de finir 1er pour avancer dans la carrière puisqu’il suffit juste de finir dans les trois premiers pour valider sa participation et avancer dans le mode carrière. A la fin de chaque courses, on y repart avec de l’expérience, de la réputation, des Dirt Dollars et enfin des récompenses de personnalisations.

Un mot sur la réputation : celle-ci est régie par un système de sponsors (AMD, Michelin, Codemasters ou encore Monster) qui n’attendent plus que vous dans le menu dédié pour être choisi. Une fois votre sponsor choisi, il vous permettra à chaque fin de course d’accumuler argent et réputation, le tout quel que soit la place à laquelle vous finissez. Plus le rang de votre sponsor est élevé, plus le joueur est récompensé.

Mais le plus important dans un jeu de voitures étant les voitures non ? Ca tombe bien puisque de ce côté là, Dirt 5 nous régale et pas qu’un peu, jugez plutôt ce petit florilège de bagnoles que j’ai noté et qui sont à ranger dans 13 catégories dont les suivantes : 80’s, 90’s, Modern Rally, Pre Runners et ainsi de suite :

  • Ford Fiesta RS MK11
  • Citroën C3 R5
  • W5 Auto Racing Titan
  • Laffite G-TEC X Road
  • Lancia Stratos
  • Subaru Impreza S4 Rally
  • Mitsubishi E-evolution
  • Audi A1 : Trail Quattro
  • Peugeot 208 Wrx
25 minutes de gameplay non commentées à découvrir sur la chaîne Youtube du Blog !

Sans oublier la possibilité de créer des « livrées » de nos voitures en les personnalisant avec des autocollants. En ce qui me concerne, même si j’apprécie ce système de personnalisation en temps normal, j’ai plus aimé le fait de pouvoir débloquer des livrées préconçues, qu’on obtient quand on arrive à un certain niveau précis chez un sponsor. Libre à chacun(e) de faire ce qu’il veux cela dit ! Plus j’avançais dans ma carrière, plus je me suis rendu compte qu’au moment de choisir une voiture avec laquelle faire la course, je regardais entre la note de Performance et la note de Maniabilité et j’ai tendance à prioriser la maniabilité à la performance. Un mot sur les graphismes et la patte artistique employée dans ce Dirt 5. Graphiquement parlant, ce cinquième opus est magnifique. Les screenshots et la vidéo parleront plus que ce que je pourrais écrire sur le sujet mais Dirt 5 se sert de son moteur graphique (le Onrush Engine) avec tout le talent que l’on sait des développeurs. C’est simple, c’est tout simplement magnifique, que ce soit les textures de la boue, la pluie tombant sur le pare brise, les panoramas et les multiples vues que l’on a quand on dévale un paysage à toute vitesse. Mention au fait de voir les voitures se salissant plus la course arrive à son terme.

Il est enfin temps de vous dire tout le bien que je pense de ce Dirt 5. Tout d’abord, Dirt 5 se révèle être surprenant puisqu’il se révèle être plutôt addictif tout en étant accessible. Accessible dans le sens où il prône un côté arcade qui permet de se lancer immédiatement dans les courses tout en ne reniant pas une certaine exigence. Dirt 5 est exigent dans un certain sens puisqu’une seule (voir même deux erreurs) dans la même course et la première place s’envole immédiatement. Ensuite, le fait de proposer un quatuor de personnages intéressants puisque sortant des échanges assez drôles fait que le jeu donne cette envie permanente de savoir ce qui sera dit plus tard. Une fois en courses, les tracés sont plutôt bien foutus, alliant une certaine forme de technicité et de pleine vitesse qu’on ressent parfois selon le véhicule (prenez la Peugeot 205 GTI, vous comprendrez !). Et enfin, le plus important en ce qui me concerne et qui déroche même à elle toute seule le coup de cœur du Blog, c’est la bande son. Alors, c’est simple, la bande son de Dirt 5 réussit à se hisser au niveau de celle de NFS Payback en son temps et est immédiatement devenue incontournable à la maison. Mais qu’est-ce qu’on y trouve dans la bande son pour qu’elle me fasse des petits zigouillis dans le ventre me demanderez vous ? On y retrouve du Barns Courtney, du Pearl Jam, du Royal Blood, du Stormzy, du The Amazons, du The Chemical Brothers, du The Killers et enfin, mon petit bébé à moi, du The Prodigy.

Du côté des choses négatives, puisqu’il y en a toujours, je parlerais en premier lieu de l’absence des musiques en courses. Une des choses qui m’a frappé quand je me suis plongé dans ce Dirt 5, c’est ce premier couac au démarrage si je peux dire. Bien présentes dans les menus, les musiques sont cruellement absentes une fois en course. J’aurais bien aimé la possibilité de les mettre ou non durant les courses, ce qui permettrais du coup de laisser le choix aux joueurs et aux joueuses de faire ce qu’ils ou elles veulent. Ensuite, le cycle jour-nuit durant les courses où il faut savoir que c’est prévu dans la course (ce n’est pas aléatoire, tout est calculé, pareil pour les conditions météo), où la nuit tombe d’un coup d’un seul, comme si on jetait une couverture sur le ciel. Toujours sur la nuit, quand cette dernière se montre, on y voit pour ainsi dire absolument plus grand chose, rendant de ce fait la course du moment plus difficile d’un coup. Un mot sur l’IA, cette dernière est assez inégale et c’est la première fois que je vois ça dans un jeu de courses. L’IA donc, est soit à 90% du temps laxiste comme pas permis ou soit ultra agressive, sur des rails, impossible à aller détrôner et toujours parfaite dans ses manœuvres dans les virages. Certes, la plupart du temps elle se laisse distancer assez facilement mais parfois quand elle a passé une mauvaise journée (ça se trouve, elle aussi est confinée…), elle se permet de nous rappeler qu’un ordinateur est toujours meilleur qu’un humain.

Enfin, je termine par les déceptions du mode carrière. Bien que fourni en courses et qu’il y a en effet de quoi faire, le mode carrière de Dirt 5 est très austère et manque cruellement de personnalité et d’écriture. Par exemple, à aucun moment on ne voit les visages de AJ, Durand et des deux présentateurs. Il y a également la sensation de voir la rivalité des deux pilotes d’un œil extérieur comme si nous étions un simple spectateur alors que nous mêmes sommes en train de nous faire un nom au fur et à mesure de notre carrière. Ensuite, sur la question des sponsors, ce ne sont pas eux qui viennent vous chercher mais bel et bien vous, dans le menu sponsor, qui les activeront dès lors. Sachant qu’on sélectionnera alors un sponsor plutôt qu’un autre sur la somme d’argent donnée à la fin, on pourra interchanger à chaque fois qu’un sponsor rémunérera mieux sera débloqué. La notion de fidélité à un sponsor s’envole alors et une fois encore, on perd à la scénarisation d’un mode carrière qui perd de ce fait l’occasion de renouveler un genre manquant cruellement de folie. Fort heureusement, Dirt 5 est assez fou en soit et sauve les meubles de son mode carrière beaucoup trop sage pour être oublié.

Un point sur sur la technique. Je part du principe que j’y ai joué sans le fameux patch day one, je n’ai pour ainsi dire eu aucun souci. Mis à part un clipping assez fréquent en courses, Dirt 5 est très propre en l’absence de la moindre mise à jour que ce soit. Pas de freezes, pas de ralentissements, mes sessions se sont bien toutes très bien passées. De ce fait, le plaisir manette en mains n’en fut que plus grand.

Ce que j’ai aimé :

  • Le mode photo !
  • La bande son, surpuissante, variée et éclectique ! Et puis bon The Prodigy !!!
  • Des courses à la fois arcade, alliant vitesse et technicité exigeant énormément de son pilote
  • Graphiquement magnifique, avec un déluge de couleurs pop
  • Une très grosse durée de vie, ne serait-ce que dans le mode carrière, sas oublier le mode en ligne et le mode Playgrounds
  • La personnalisation de sa carte de pilote
  • Un choix de voitures très bien pensé
  • Constamment récompensé en fin de courses
  • Les personnages de James Pumphrey, Nolan Sykes, AJ et Durand

Ce que j’ai moins aimé :

  • Une nuit qui tombe d’un coup d’un seul
  • La nuit, les chats sont tous gris (on y voit pratiquement rien pendant les courses !)
  • L’absence de choix pour la musique (ou non) en courses
  • Un mode carrière qui manque de folie et de travail de scénarisation
  • Une IA très souvent laxiste pour être impitoyable 1 minute après

Son appréciation

Seul représentant de son genre en cette fin d’année bien compliquée, Dirt 5 réussit le tour de force d’être à la hauteur des attentes que j’avais placé en lui. Avec un gameplay arcade mais qui exige quand même un certain investissement de son joueur et sa joueuse, ainsi qu’une bande son éclectique et inoubliable, le tout sublimé par des graphismes et des couleurs sentant bon la fête et la décompression, Codemasters à pour moi réussit son coup. Celui de nous proposer un jeu de courses accessible et exigeant, le tout bourré de contenus. Malgré un mode carrière manquant de courage et qui reste assez austère, je n’ai qu’une envie une fois cette critique sortie : c’est d’y retourner pour continuer et ne pas lâcher ce Dirt 5, imparfait mais tellement addictif ! En cela, Dirt 5 décroche donc le coup de cœur du Blog pour cette année 2020 !

Sa Note

*Critique, screenshots et vidéo basée sur une version PS4 dématérialisée fournie par Koch Media sur PS4 Pro

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