[Focus] Control : l’extension « Awe » et la « polémique » de l’Ultimate Edition

Après une première extension convaincante et avoir soufflé sa première bougie, Remedy sort enfin la seconde et dernière extension de Control. Censée être une « révolution » au sein même de ses productions internes, les ambitions du studio de Sam Lake sont limpides : lancer son « Remedy Connected Universe ». Sauf qu’entre les ambitions et la réalité, c’est souvent plus compliqué que cela… De plus, je vais en profiter pour vous donner mon avis sur l’Ultimate Edition, faisant partie des « premiers acheteurs » de Control et de son Season Pass.

Veuillez noter que l’article se base sur une Version PS4 Commerciale de Control, ainsi que le Season Pass, tout deux achetés par mes soins sur PS4 Pro.

Le synopsis

AWE conduira Jesse Faden, la Directrice du FBC, dans le Secteur des Enquêtes, où le Bureau Fédéral du Contrôle surveille et examine de près les Altered World Events (AWE ou Evènements du Monde Altéré), des phénomènes impliquant la violation du monde par des forces paranormales, dont les conséquences peuvent être irréversibles. L’extension vous fera affronter la créature qui se cache dans cette partie abandonnée du Bureau. Afin de libérer le Secteur des Enquêtes des griffes de cette mystérieuse entité, Jesse devra mener des recherches sur les phénomènes liés au Monde Altéré. Son enquête la mènera jusqu’à la ville de Bright Falls, où elle en apprendra davantage sur la disparition de l’écrivain Alan Wake.

Mon avis sur Awe

Les ambitions affichées par Awe sont simples. C’est de permettre à Remedy de lancer son RCU (pour Remedy Connected Universe). Pour cela, le studio décide donc de « connecter » Alan Wake, sorti le 14 mai 2010, à Control. Pour se faire, le studio nous raconte donc que Jesse se rend dans le secteur des enquêtes afin de faire toute la lumière sur la présence d’une entité et ainsi découvrir le fin mot de l’histoire. Après y avoir passé pas moins de 4 heures, le verdict est sans appel : j’en suis ressorti déçu et sans vraiment avoir obtenu les réponses que je souhaitais. Pire, si vraiment j’ai compris ce que j’ai compris, hé bien pas sûr que je prendrais la suite si il y a… Contrairement à The Foundation où l’exploration ainsi que les objectifs secondaires étaient plus mis en avant que son histoire, ici c’est tout le contraire qui se passe. Très peu de missions secondaires sont prévus, pour nous permettre d’être pris par la main de la narration. Cette dernière rebutera forcément un paquet de monde puisque la moitié de l’histoire vous « forcera » à lire les documents disséminés sur votre route. Et je vous garanti que niveau collectibles, il y en a un paquet !

En résulte alors un allongement de la durée de vie que je juge artificielle puisque le reste de l’histoire vous invite à nettoyer deux niveaux du secteur afin d’accéder à celui que l’on veux : le secteur de Bright Falls. On se dit que ça y est, on va quitter le FBC et revenir dans la ville devenu mythique, celle qui à vu l’affrontement entre Alan Wake et cette mystérieuse et puissante force ténébreuse d’il y a 9 ans… Héééééééé bien non ! Première déception. Seconde déception, c’est que Remedy s’est un peu perdu dans sa tentative de connecter les deux univers, puisque la façon de mettre en scène les deux univers se loupe magistralement. On nous explique une chose en insistant lourdement pour au final prendre le joueur ou la joueuse à contre pied et ainsi le faire douter sur les dernières minutes.

Dans Awe, vous aurez donc un nouveau secteur à explorer de fond en comble, des missions secondaires qui portent bien leur nom, un nouvel objet altéré, un train, pour ne pas le citer, deux bornes d’arcades avec des mini jeux qui sont avant tout des objectifs basiques comme accomplir les vagues d’ennemis, affronter les boss du jeu et ainsi de suite. Quant à la mystérieuse menace tapie dans l’ombre, la narration autour d’elle rappelle légèrement Stephen King (et encore, un King fatigué…). Afin de s’en défaire, les mécaniques de gameplay vous demanderont de jouer avec la lumière et remettre le courant partout où vous passerez. Et ce, jusqu’au combat final où celui ci n’est nul autre qu’une sorte de test pour savoir si vous avez bien compris la marche à suivre. Et hop, clap de fin, merci au revoir. Ah, si une toute dernière scène qui vient foutre le bordel dans votre tête (encore que c’était déjà le cas avec ce qui se disait auparavant…).

Bref, après avoir fini Awe (pour Altered World Event) que j’attendais énormément, le premier sentiment qui me domine, c’est l’incompréhension. Sur le scénario et sa narration, c’est simple, d’une part, je ne comprend pas ce à quoi j’ai joué. Ensuite, les ficelles sont bien trop grosses et bien trop simpliste pour m’avoir convaincu sur cette première tentative de RCU. Qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ? Max Payne qui débarque dans Quantum Break (ou l’inverse !) ? Vint ensuite la déception, vu comment cette seconde et dernière extension se termine, c’est à dire comme un soufflet. On se fait le boss et fin de l’histoire. Même si, de moi même, je me suis lancé dans la course folle du 100%, j’en ressort donc mitigé, pour ne pas être (trop) méchant. Pour 14.99€, c’est franchement un peu maigre, non ?

La « polémique » de l’Ultimate Edition

Le 12 août dernier, 505 Games (l’éditeur, je le précise) annonce que Control sortira dans une « Ultimate Edition » regroupant le jeu de base, ses mises à jour ainsi que ses deux extensions (The Foundation et Awe) sur une même galette. Jusqu’ici, tout va bien, sauf que la mise à niveau vers la PS5 et la Series X est une exclusivité à cette édition et donc sera payante. La raison à cela ? Aucune de vraiment tangible juste un vague « nous ne pouvons pas proposer cette mise à niveau pour tout le monde ». J’ai, sûrement comme vous, acheté Control sur PS4 et son Season Pass l’année dernière. Au delà de cette communication désastreuse (bah oui elle l’est), on pourra toujours jouer à notre copie de Control sur nouvelle génération, mais sans aucune amélioration graphique. En clair, j’ai dépensé 80€ pour le jeu et son SP et l’éditeur me dit très clairement de repasser à la caisse si je veux mon jeu sur la nouvelle génération, une facture qui s’élèvera donc à 120 balles minimum pour seulement un jeu. J’ai beau être compréhensif et patient, ça fait un peu mal au derrière cette histoire. En me renseignant un peu sur l’édition, on découvre que 505 Games compte sortir une version physique PS5 ou Séries X en janvier 2021. Etant donné qu’à ce moment là, je ne voit rien de plus « urgent » à me mettre sous la dent, je me prendrais une version PS5, sous condition que celle ci ne soit pas vendu plein pot (je n’y mettrais pas plus de 40€, il ne faut pas déconner quand même) et je serai alors intraitable sur la question de la technique. Si je voit le moindre ralentissement (ces derniers n’ont jamais été patchés depuis la sortie l’année dernière !), il se peut que je me montre très critique envers cette « Ultimate Edition ».

jeuxvidéo.com : Control : « nous ne pouvons pas proposer de mise à niveau à tout le monde » (505 Games)

La critique de Control

Pour retrouver ma critique écrite de Control, ça se passe ici. Pour mon avis en vidéo, juste en dessous :

Mon avis sur The Foundation, la première extension de Control

Que vaut la première extension de Control, The Foundation ? La réponse .

L’extension The Foundation en vidéo

Je ne propose ni d’appréciations ni de notes pour les Extensions

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