Ghost Of Tsushima – La Critique Augmentée

Dernière grosse cartouche de PlayStation pour la PS4 sur cette génération, Ghost Of Tsushima, développé par le studio Sucker Punch (Sly Raccoon, Infamous), jouit déjà du « syndrôme Days Gone ». Que vaut donc cette nouvelle IP nous offrant une époque jusqu’alors inédite dans le Jeu Vidéo ? Entre exploration et combats, entre le samouraï et le fantôme sans foi ni loi, c’est parti pour une critique qui met son honneur de côté pour accomplir sa mission : celle de vous dire ce que je pense de Ghost Of Tsushima.

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Je remercie PlayStation France et Julien Bourey pour leur confiance en me permettant de vous livrer cette critique dans les meilleures conditions possible. Une critique garantie sans aucun spoils.

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Nous sommes en 1274. Les Mongols, mené par un certain Kubilai Khan, déferlent sur l’île de Tsushima. Face à eux, seuls 80 valeureux Samouraïs se dressent face à cette invasion barbare. Au terme d’une bataille d’une violence inouïe, les samouraïs sont vaincus. Mais sauvé de la mort, Jin Sakai se relève et décide d’en découdre face aux envahisseurs de l’île qui l’a vu grandir. Au terme d’une escarmouche une nouvelle fois ratée, Jin, démoralisé et vaincu, se résigne alors à devoir repoussé sa vengeance. C’est alors qu’il acceptera de prendre tous les moyens à sa portée pour bouter les mongols hors de Tsushima à n’importe quel prix. Y compris à devoir sacrifier le code des Samouraïs s’il le faut.

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C’est peu ou prou le début tonitruant de Ghost Of Tsushima, qui alterne moments épiques et moments plus scénarisés qui offre au dernier né de Sucker Punch un cachet et une identité qui lui est immédiatement propre. Votre objectif dans la peau de Jin Sakai, est simple : se venger par tous les moyens, y compris à délaisser un tant soi peu votre code d’honneur des Samouraïs afin de réussir votre objectif. Sur le papier, Ghost Of Tsushima coche sans forcer toutes les cases des mondes ouverts de ces dernières années : missions principales, secondaires, monde ouvert (cela va de soi), avec composantes de RPG au passage. Sauf qu’une fois manette en main, on se rend bien compte que le studio n’a pas simplement voulu accoucher d’un monde ouvert de plus et fin de l’histoire, hé non, il a réussi à respecter le genre pour m’offrir, avec un sens certain du culot, une oeuvre que je n’attendais pas vraiment et qui aura donc gardé la surprise qu’il regorge en son sein jusqu’à la toute dernière seconde et que les journalistes n’ont pas pu ou pas voulu voir.

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Pensée en actes, l’histoire qui nous est ici contée, relate donc la vengeance de Jin Sakai qui décide alors de réunir autour de lui un petit groupe de personnes suffisamment fortes pour lancer une nouvelle attaque contre Kothun Khan. Il faudra donc dans un premier temps venir en aide à vos futurs copains et copines dans des missions principales mettant toutes en avant la personnalité de Jin, le code d’honneur des Samouraïs et le système de combat de Ghost Of Tsushima que j’appellerai affectueusement par ses initiales Got dorénavant. Sauf que très vite, Jin est confronté à un dilemme moral : se détourner de ses valeurs de Samouraïs qui lui ont été inculquées depuis son enfance et agir comme un assassin et/ou se battre de front contre les mongols.

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Ce débat est constamment mis sur la table, dans les multiples cinématiques du titre, ainsi que lors de l’utilisation des options de discrétion (comme le fait de pouvoir assassiner un ennemi). Je vous passe volontiers l’étape de la liste des possibilités d’infiltration proposées dans Got tant celui-ci vous permet d’accomplir de la même manière que les autres mondes ouverts de ces dernières années en termes de discrétion, avec quand même cette envie de coller au thème ici proposé. En ce qui concerne le scénario et l’écriture de Got, toujours avec la préoccupation qui est la mienne de ne pas vous gâcher la surprise, je ne m’attendais pas à cette très grande qualité d’écriture en termes d’histoire mais aussi de la volonté du studio à vouloir nous proposer des personnages charismatiques (au hasard, le personnage de Yuna) mais aussi très badass, Jin Sakai en tête, qui se paye le luxe d’avoir les épaules assez larges pour porter son aventure à lui tout seul en me faisant oublier le reste d’un casting qui se débrouille lui aussi très bien. Un scénario porté par une mise en scène qui m’a toujours donné cette envie d’en voir plus et de ne jamais m’arrêter en cours de route quand j’étais lancé dans une session. Alternant le spectaculaire, comme la fin de l’acte II, qui m’a marqué et me marquera à jamais, et le côté dramatique de la situation, le scénario de Got m’a réellement surpris et m’a offert ce que j’exige de plus en plus dans le JV moderne, c’est à dire une mise en avant de valeurs comme par exemple le courage, la loyauté, l’amitié ainsi que le dilemme moral qui déchire le héros. Un scénario certes très classique mais très respectueux des valeurs des Samouraïs et du Japon Féodal, aidé par une mise en scène efficace et qui m’a réellement retenu jusqu’au générique de fin. Enfin, à savoir que le thème de la vengeance est ici bien utilisé et va jusqu’au bout de l’idée que l’on se fait d’un thème aussi fort et violent. Bref, du côté du scénario, c’est déjà un (très) grand oui.

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Mais, quand bien même le scénario m’a accroché dans ses filets, c’est aussi dans ses autres secteurs que Ghost Of Tsushima m’a captivé jusqu’à même décrocher le fameux Platine. Le premier d’entre eux, c’était d’être constamment libre sans être obligé de rendre des comptes. Dit comme ça, je vous avoue que ça n’a l’air de rien mais c’est une sensation que je n’avais plus ressenti dans un JV depuis… The Legend Of Zelda Breath Of The Wild. Hé oui. Non pas que je veuille comparer les deux œuvres qui n’ont absolument rien à voir l’une avec l’autre (loin de moi cette idée), mais ce que j’ai vécu manette en main avec Ghost Of Tsushima est une sensation que je n’avais pas ressenti depuis l’exclusivité Nintendo. Une liberté totale de mouvements entre les différentes activités proposées (je reviendrai plus bas à ce sujet), mais aussi de me promener pour simplement « jouer » avec le Mode Photo du jeu.

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Mais mis à part le scénario, on y fait quoi dans Got me demanderez vous ? On y accompli des quêtes secondaires (ainsi que des récits mythiques) qui mettent toutes en avant vos nouveaux partenaires, mais aussi beaucoup de libération de camps divers et variés. Mais pas que. Le jeu nous pousse énormément à explorer l’île (d’ailleurs il faut savoir qu’il y a un brouillard en vigueur qui vous demande réellement d’explorer pour le lever) et nous récompense constamment. Du terrier de renard, au stand de bambou en passant par les bains chauds et les Monastères (lesquels sont tous bien cachés par l’environnement), vous pouvez continuellement améliorer vos compétences et votre Jin Sakai en explorant l’île de Tsushima, laquelle vous pousse donc à poursuivre vos efforts afin d’améliorer votre personnage. Mais ne paniquez pas, puisque le studio vous aide à vous prendre en main. Grâce au système du vent, celui ci remplace avec brio un ATH qui aurait surchargé (inutilement) votre écran, vous empêchant de contempler la beauté hallucinante de Tsushima. Pas besoin d’ATH dans un monde ouvert donc ? Ghost Of Tsushima le démontre avec brio et je ne me suis jamais retrouvé « seul » et abandonné dans la nature sans savoir quoi faire, même si parfois, une aide inattendu m’a toujours poussé à me détourner de mon objectif, histoire de voir ce que me voulait ce maudit piaf jaune… Une fois de plus, les activités d’explorations, secondaires ainsi que les collectibles réussissent la performance, bien que cela reste du très classique, voir du vu et du re-vu dans les OW de ces dernières années, même si il faut bien se rendre compte que c’est très efficace et que j’ai toujours pris le temps de m’occuper de l’optionnel avant de reprendre mon périple scénarisé. Une fois de plus, Ghost Of Tsushima coche une case supplémentaire. D’ailleurs, il faut bien avouer que le studio à su revoir sa copie en termes de monde ouvert depuis Infamous Second Son et s’est ainsi surpassé pour nous proposer une autre façon d’évoluer dans une immense carte.

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D’ailleurs, parlons-en de cet open world. Histoire de ne pas perdre de temps avec ça, disons que Tsushima, tel que mise en scène dans Got, est pour ainsi dire l’un des plus beaux Open World de cette génération, aux côtés d’un BOTW, d’un Days Gone et d’un Horizon Zero Dawn. Tant en termes esthétiques que graphiques, l’Open World de Got m’a offert une succession de panoramas à couper le souffle où je ne pensais qu’à immortaliser la vue avec le mode photo. Ce festival de vues à couper le souffle m’a offert le dépaysement que je ne pensais pas avoir de prime abord mais que j’ai littéralement pris en pleine tête à longueur de sessions et restera dans mon petit cœur un petit moment après avoir fini le jeu et sorti cette critique, ce qui est un exploit en soi je dois bien le dire.

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Mais je n’ai pas fait qu’admirer le paysage dans Ghost Of Tsushima, non je me suis également battu contre les Mongols et autant dire que j’ai fait un carnage. Le gameplay de Got est à la fois exigeant et facile à prendre en main, ce qui le rend ultra grisant, à tel point que j’ai pris un plaisir de tous les instants à axer ma stratégie d’attaque sur ce que je sais faire de mieux : être imprévisible. Pour tout vous dire, à mon habitude, j’ai mélangé le côté infiltration et le combat afin d’être le plus redoutable possible. Mais en ce qui concerne le combat pur, sachez que vous allez devoir vous servir du Katana de Jin pour parvenir à vos fins, être observateur/trice et ne jamais hésiter à retourner contre vos ennemis leurs propres armes. Got met à votre disposition 4 postures d’armes afin de vous aider à battre le mieux possible les forces ennemies. En effet, ces dernières peuvent être classées en 4 catégories : les épéistes, les boucliers, les lanciers et les brutes (je ne compte pas les archers puisque peu importe votre posture, vous les tuez assez facilement), lesquels vous « forcent » à adopter la posture adéquate pour vous en débarrasser avec la touche R2 ainsi que triangle, croix, rond et carré. D’ailleurs, contrairement à d’autres JV de ces dernières années, on ressent bel et bien une vraie et réelle montée en puissance tout au long de l’Aventure.

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Au passage, Got nous permet des duels en un contre un s’avérant être des moments ultra spectaculaires et qui exigeront de vous une maîtrise totale de votre art. Le gameplay des combats vous offre la possibilité de la jouer sur la défensive et vous pouvez très bien vous en sortir, attendant patiemment que votre ou vos adversaires vous offre l’ouverture permettant un coup fatal. Mais aussi tout l’inverse, où c’est vous qui passez à l’attaque, créant alors l’effroi et instillant une peur panique dans le camp adverse. A vous donc de savoir ce que vous ferez dans le souffle ardent du combat… A savoir que j’ai accompli ce Got dans la difficulté normale, sans changer de difficulté en cours de route. En ce qui me concerne, le gameplay de Got, afin d’être concis et clair dans mes propos, c’est là encore un (très) grand oui et je dois bien vous le dire, ce n’était franchement pas gagné, tant les œuvres comportant des épées ne sont pas trop ma tasse de thé. Est-ce une prouesse de la part du studio ? Assurément, croyez moi.

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Du côté de la personnalisation de votre Jin Sakai, sachez que vous pourrez lui faire revêtir (ou pas) une coiffe, un masque, ainsi qu’une armure (tout en choisissant la couleur parmi une gamme pré-établie) qui vous confère différents effets comme par exemple une meilleure défense ou une meilleure furtivité. Tout dépendra donc de la stratégie que vous choisirez mais sachez tout de même que Ghost Of Tsushima a le bon sens de ne pas nous proposer une seule armure ultra forte que tout le monde prendrait par défaut et garde ainsi un certain équilibre dans ses mécaniques de gameplay. En ce qui me concerne, le côté personnalisation m’a laissé un (tout) petit peu sur ma faim, étant donné que j’aurai aimé une personnalisation plus complète et plus permissive en ce qui concerne les couleurs que nous pouvons porter. Par exemple, la tenue que vous pouvez voir sur la jaquette, que nous récupérons assez vite dans l’histoire ne peut être réellement personnalisée et c’est bien dommage. Ce n’est pas grave en soi mais j’aurai aimé avoir cette liberté là.

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Graphiquement parlant, ce Ghost Of Tsushima est absolument magnifique de bout en bout. D’ailleurs, nul besoin de le détailler, les captures d’écrans parleront pour moi. Techniquement parlant, je n’ai eu qu’un seul petit souci de script dans une mission secondaire me poussant à relancer l’application (avec une très légère frayeur pour le Platine au passage), mais de façon générale, avec le patch 1.05 d’installé, je n’ai eu aucun bugs, ni aucun freezes, ni même de ralentissements quelconque, ce qui est assez étonnant.  Au passage, parlons des temps de chargements. Outre celui qui recharge votre sauvegarde au début de vos sessions, ces derniers ont été de l’ordre de moins de vingt secondes, peu importe l’endroit où vous êtes sur la carte, ce qui à l’heure actuelle relève de la prouesse. Je précise au passage que j’ai accompli Got sur PS4 Pro, ne sachant donc pas comment se comporte le jeu sur une PS4 de base.

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Un mot sur le doublage, j’ai choisi de jouer en Version Française et je dois bien reconnaître avoir eu un coup de cœur pour la voix de Jin Sakai, doublé par un certain Damien Boisseau, voix de Matt Damon entre autres, sa prestation m’a littéralement transporté tout au long de mon parcours, tant son implication, palpable, ainsi que le fait qu’il était « habité » par son rôle achève mon avis que le doublage français est d’une très bonne qualité, une habitude chez PlayStation, un fois de plus. Quant à la bande son, fidèle à l’époque ici mis en avant, elle reste en tête une fois la console éteinte, tant elle me marque d’une façon que je n’aurais pas pensé de prime abord.

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Vous le voyez, je n’ai pour ainsi dire rien à reprocher à Ghost Of Tsushima. Même si je pourrais parler du cheval qui refuse de traverser le cours des rivières, les doublons dans les charmes (lesquels vous octroient bonus divers et variés comme un peu plus de défense ou d’attaque et ainsi de suite) où j’aurais aimé un système d’upgrade à la place, même si les doublons peuvent permettre à certain/nes joueurs/ses de jouer sur le même charme en plusieurs exemplaires. Il y a aussi le fait de m’être rendu compte parfois, de la disparition de certains items de mon inventaire comme les kunai, les carillons ou mes flèches. Des « petits » défauts certes mais sans réelle gravité, du moins à mon sens.

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Il aurait été intéressant de pouvoir convertir les doublons en charmes plus fort, non ?

Ghost Of Tsushima ne révolutionne rien dans le genre qui est le sien et ne cherche pas plus que cela à bouleverser les mécaniques de gameplay dont il se sert. Mais à l’instar d’un certain Days Gone, autre titre majeur de la PS4 et de cette génération, ce qu’il fait, il le fait très bien. Sucker Punch a su, du moins selon ce que j’ai ressenti manette en mains, tirer parti de ce qu’il a retenu ici et là et nous proposer le résultat de son « apprentissage ». De plus, Ghost Of Tsushima est une grande oeuvre, par la mise en avant des valeurs qu’elle contient, au contraire d’un The Last Of Us Part 2 qui n’a pour seule prétention que de diviser pour diviser, avec au passage, un petit sujet sans beaucoup de prétention. Ghost Of Tsushima met donc en avant des valeurs humaines qui me font écho et auxquelles je suis pour ainsi dire très sensible et qui me correspondent vraiment.

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J’ai vécu avec Ghost Of Tsushima un véritable ascenseur émotionnel, ne l’attendant aucunement pour finalement revivre ce que j’ai vécu avec BOTW, c’est à dire une Aventure avec un grand A. Oui, Got ne révolutionne pas son genre, oui ce que nous faisons dans le dernier né de Sucker Punch est pour ainsi dire la même chose que dans les derniers mondes ouverts en date. Mais Ghost Of Tsushima se transcende et se dépasse constamment, dans ses propos pour commencer, mais aussi dans le sens de ses mécaniques d’exploration, comme la mécanique du vent, qui supprime alors tout ATH et nous permet de nous rendre à notre destination tout en ne ratant rien du paysage sublime et transportant de cette île de Tsushima. Tout est fait pour être constamment immergé du mieux possible et je n’ai jamais été sorti d’une session à cause de quelque chose qui me faisait pester devant mon écran.

Le Platine

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Je fini sur la durée de vie de Got, en sachant que je visais le Platine, je pense que je l’ai accompli en un peu plus de 60 heures de jeu. J’ai pris mon temps et je l’ai savouré le plus longtemps possible. Le Platine est pour ainsi dire assez facile à obtenir et je n’ai eu aucune difficulté à le faire tomber. Je n’ai eu recours à un guide que pour un seul trophée, celui qui s’appelle « Cosplayer du Clan Cooper ». Il faut savoir que les deux trophées relatifs aux collectibles « Lecteur Insatiable » et « Connaître l’ennemi », vous n’êtes pas obligés de tous les récupérer puisque 20 de chaque est exigé sur les 40 et 50 (respectivement).

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A savoir également que 7 trophées concernent la libération de l’île, vous demandant de nettoyer la carte des camps, villages et fermes, détenus par les Mongoles. Pour le trophée « Le corps et l’esprit », il vous est demandé d’accomplir les 18 sources chaudes, les 19 haïkus, les 49 sanctuaires d’Inari et les 16 bambous d’entraînement. Les chiffres impressionnent mais une fois lancés et armés du vent de direction adéquat (tout en n’oubliant pas de recourir au voyage rapide ainsi que le fait de libérer un camp libère aussi le brouillard sur la carte, laissant apparaître en même temps les « ? » alentours), la phase la plus fastidieuse du Platine passe comme une lettre à la poste.

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Mais l’obtention du platine passe par la case d’exploration pure. Je suis resté attentif à deux trophées en particulier « Ballade de la forge déchue », qui nécessite une petite recherche, celle de 5 criquets chantants, à récupérer dans les cimetières (lesquels ne sont PAS indiqués sur la carte) ainsi que « l’honneur de l’invisible » qui nécessite que vous fassiez un « salut » avec le bas du touchpad dans des endroits spécifiques qui comportent tous une pancarte (avec le petit dessin vous invitant à saluer). Pas besoin de vidéo sur Youtube, il faut juste être attentif/ive afin de repérer les dîtes pancartes.

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Quant aux autres trophées, ils ne représentent aucune difficulté que ce soit. Soyez juste organisés et occupez vous des trophées les uns après les autres et vous aurez à votre tour le fameux sésame en temps voulu. Sachez tout de même que vous pouvez très bien accomplir tous les trophées une fois le scénario fini sans être aucunement bloqué par quoi que ce soit.

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Ce que j’ai aimé :

  • Le gameplay dans les combats, spectaculaire, exigeant et défoulant
  • Les personnages de Jin Sakai, Yuna et Yuriko
  • Damien Boisseau, voix française de Jin, habité par son rôle, nous offrant une prestation de haute volée
  • Une vraie montée en puissance tout au long de notre aventure
  • Avoir la possibilité d’instaurer la peur dans le camp adverse est un plat succulent et divin 😀
  • Techniquement très propre, sans freezes ni ralentissements
  • Artistiquement, Ghost Of Tsushima est tout simplement magnifique !
  • Le scénario, très bien écrit, secondé par une mise en scène admirable
  • Une oeuvre qui comporte des valeurs auxquelles je suis sensible comme la loyauté, le courage, le sacrifice de soi ainsi que le fait de suivre ou non un code de conduite (celui des samouraïs)
  • Ça se sent que Sucker Punch maîtrise aussi bien le sujet du Monde Ouvert que l’époque ici mise en scène (le Japon Féodal, ses coutumes, ses codes et sa culture)
  • Un mode photo un peu différent de ce qui se fait d’habitude et qui se hisse parmi les meilleurs que j’ai pu voir sur cette génération
  • Une très grande durée de vie, sans être à aucun moment répétitif

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Ce que j’ai moins aimé :

  • Le coup du cheval qui ne traverse pas les rivières, fallait oser !
  • Des doublons dans les charmes, j’aurais aimé avoir la possibilité de transformer les doublons d’un seul charme en un seul plus puissant…
  • Et c’est tout, hé oui !

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Son appréciation :

Pour être franc avec vous, je n’attendais absolument pas ce Ghost Of Tsushima. Mais après plus de 60 heures et le Platine en poche, force est de constater que le dernier né de Sucker Punch est une très grande oeuvre qui m’a marqué, me marque et me marquera à jamais, décrochant dès lors le coup de cœur du Blog. Bien que très classique dans son exécution, Ghost Of Tsushima fait dans le très efficace, puisque issu, très certainement, du meilleur des mondes ouverts de ces dernières années. Force est de constater qu’avec un peu de ci et un peu de ça, en n’oubliant pas au passage d’y mettre énormément de soi, qu’on peut offrir une oeuvre marquante, intelligente et humaine. Cela dit, tout comme un certain Days Gone en son temps, qu’avoir les meilleures intention qui soit ne compte plus en 2020, rien qu’à voir l’accueil presse dont fait l’objet ce Got. Entre choisir une petite oeuvre qui ne souhaite que diviser les gens entre eux et une grande oeuvre pleine de valeurs qui me correspond, le choix est vite fait en ce qui me concerne. Une très grande Aventure, avec un grand A, voilà comment je vois ce Ghost Of Tsushima. Hâte de te revoir Jin Sakaï !

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Sa note :

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Ghost Of Tsushima décroche également le « Coup de Cœur » du Blog ❤

*Critique et screenshot réalisés à partir d’une Version PS4 dématérialisée fournie par PlayStation France et Julien Bourey que je remercie infiniment.

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