Critique de Control

De retour avec Control, Remedy Entertainment entend bien nous rappeler qu’ils sont toujours de la partie. Fini les exclusivités Microsoft, c’est donc sur PS4 que je me suis plongé dans le nouveau mindfuck imaginé par Sam Lake, toujours aussi trituré des méninges. On sort sa copie double, son stylo et son blanc correcteur, c’est l’heure non pas du duel mais du Control(e).

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Inutile de rappeler que cette critique ne contient aucun spoilers. Vous pouvez à la fois lire cette critique et/ou regarder la vidéo, l’un n’empêche pas l’autre 🙂

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Control est développé par Remedy Entertainment à qui l’ont doit, excusez du peu, les Max Payne, Alan Wake et Quantum Break. Edité par 505 Games, cette critique est réalisée à partir d’une version PS4, sur une PS4 « Fat ».

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En rentrant dans le bâtiment du FBC (Federal Bureau of Control), Jesse Faden (incarnée par Courtney Hope) n’aurait jamais imaginée qu’elle finirais par en être la Directrice. « Choisie » par une mystérieuse arme faisant furieusement pensé à Mjollnir, appelée tout simplement « l’arme de service », Jesse va devoir faire face au Hiss, une étrange et surpuissante force paranormale ayant pris d’assaut l’immeuble. C’est en gros, avec le moins de spoilers possible, le pitch de départ de ce Control. Une histoire plutôt bien écrite, relativement bien mise en scène et qui se révélera de plus en plus compliquée au fur et à mesure de votre avancée. L’objectif de Jesse, il est double, puisqu’elle va devoir assumer sa fonction de directrice et aussi faire la lumière sur la « vraie » raison de sa présence. Je ne vous en dirais pas plus, les trailers officiels le font très bien à ma place.

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Dans Control, vous aurez matière à faire puisque l’oeuvre de Remedy vous proposera des quêtes principales, des quêtes secondaires, des quêtes aléatoires et des défis comme par exemple tuer un certain nombre de vilains pas beaux d’une certaine manière. De plus, Control ne vous prend absolument pas par la main et vous allez devoir vous débrouiller tout(e) seul(e) comme un(e) grand(e). L’occasion donc d’être relativement « libre » dans cet immense labyrinthe vivant. Un mot vite fait quand à l’orientation « Metroidvania like » prise par Remedy, il s’agit en fait de deux petites choses, bien loin du Metroid d’origine donc. En effet, il vous faudra récupérer des cartes d’accès d’une certaine valeur (de 1 jusqu’à un certain chiffre :p ) et qui sont toute données par le scénario. De plus, un pouvoir particulier qu’on récupère là aussi, vous permettra d’accéder à de nouvelles zones de l’immeuble, mais je tiens à préciser que rien ne vous y oblige, même si ça vaut vraiment le coup d’y aller faire un petit tour… Fort heureusement, la navigation est rendu possible grâce à des points de contrôles disséminés à travers l’immeuble, qu’il faudra libéré au préalable bien entendu, mais qui vous permettront de vous téléporter d’un point à un autre sans trop perdre de temps.

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Ce que j’aime le plus dans Control, mis à part l’écriture du personnage de Jesse (d’ailleurs, le fait d’entendre ses pensées est un procédé qui fonctionne toujours aussi bien), c’est l’écriture générale et l’ambiance très mystérieuse qui se dégage du FBC. Un petit mot sur Jesse, quand même, je la trouve à la fois humaine et assez badass, et mine de rien, au détour d’une petite réflexion qu’elle se fait, pratiquement au même moment où j’y pensais de mon côté (c’était vraiment bizarre d’ailleurs !) achève d’avoir un gros coup de cœur que j’ai envers ce personnage, voilà c’est dit. Le FBC donc, est une Agence top secrète se chargeant des cas surnaturel et paranormal de notre planète est en proie à une force surnaturelle est je trouve, un cadre scénaristique assez inédit en soi, puisqu’on à tellement l’habitude de voir des œuvres mettant en scène l’inverse que le parti pris de Control est vraiment intéressant. Traitant à la fois du paranormal, du fantastique, ainsi que plein d’autres sujets, Control me rappel fortement une certaine série TV qui aura un peu bercé mon enfance, X-Files. Un mot pour finir sur le Bureau, étrangement, au fur et à mesure de mon avancée et sans m’en rendre compte (jusqu’à ce que Jesse s’en fasse la réflexion), hé bien j’ai ressenti la sensation d’être quasiment « chez moi ». C’est assez étrange de le dire comme ça mais une seule oeuvre jusqu’à présent m’avait fait cet effet : Deus Ex. Comme si j’avais trouvé ma place, je me suis donc senti à l’aise dans les locaux du FBC… Franchement Remedy, chapeau. Même si je devrais peut être consulter un psy maintenant hein.

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De plus, je me sent toujours « récompensé » quand j’accomplis une quête secondaire où même carrément quand je trouve un des nombreux collectibles dont regorge Control. C’est devenu assez rare de nos jours mais j’ai toujours pris le temps de lire chaque document que je trouvais car ces derniers nous renseignent un maximum sur l’univers de Control. Lire tout les documents que je trouve sur ma route à toujours été quelque chose que j’adorais faire quand j’étais plus jeune, c’est quelque chose que j’avais un peu perdu (la dernière fois étant quand même en 2016 avec Deus Ex Mankind Divided) et retrouver ce plaisir particulier m’a littéralement happé dans son univers si singulier.

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Un scénario, un univers et une écriture (des personnages et des dialogues) vraiment travaillés, porté par une ambiance et un contexte atypique, voilà comment je pourrais résumer Control tout en étant franc. Parce que oui j’ai vraiment été surpris par l’oeuvre de Remedy. En effet, quand bien même, je n’ai jamais loupé une oeuvre du studio, je ne m’attendais pas du tout à ce résultat là, si bien que j’ai visé le Platine au bout de 5-6 heures de jeu tant j’ai voulu pousser au maximum mon temps de jeu sur Control. Si bien que j’ai toujours eu un peu de mal à lâcher la manette quand je me faisais une session dessus. C’est assez rare que ça arrive et Gears 5, pour ne citer que le plus récent, m’a aussi fait cet effet là. Vous comprenez où je veut en arriver, du moins je le pense, mais Control décroche lui aussi le coup de cœur du blog pour cette année.

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Outre le scénario, il y a aussi le gameplay qui n’est pas en reste non plus et il se montre assez surprenant. En effet, vous allez devoir composer entre votre arme à feu « protéiforme » et vos pouvoirs. L’arme à feu que Jesse récupère à non seulement la capacité d’avoir ses balles infinies (je précise néanmoins que le chargeur se vide normalement et qu’il faut juste attendre quelques secondes pour qu’il se recharge) mais qu’il à aussi différentes formes. En effet, votre arme peut tout aussi bien devenir un fusil à pompe, un fusil de précision ou un pistolet mitrailleur, à condition de dépenser vos ressources et de vous équiper de la dite fonction. Vous aurez donc le droit de gérer et d’alterner deux formes comme bon vous semble, ainsi que d’y mettre trois mods d’armes afin d’être plus fort tout au long de votre avancée. D’ailleurs, vous pourrez tout aussi bien mettre trois mods personnels afin d’avoir plus de santé et ainsi de suite. A savoir qu’ils ont tous un niveau allant de 1 jusqu’à 5, plus la valeur est haute, plus l’effet est élevé.

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Quand à vos pouvoirs, très vite, vous récupérez votre premier pouvoir, celui de la télékinésie, qui vous offrira la possibilité de balancer plein d’éléments du décor dans la tronche de vos ennemis. Mais il n’y a pas que ce pouvoir bien entendu, rassurez vous. Toute ces possibilités nous offrent donc un gameplay vraiment addictif, même si il faudra avant tout rester en mouvement, puisque la difficulté automatique du titre nous offrent des vilains pas gentils assez vénères, nombreux et pas si bêtes que ce que j’ai pu lire à droite et à gauche, vous êtes donc prévenus. Au passage, il y a quelque chose qui un peu chagriné si je puis dire, c’est les combats de boss. Vous le savez depuis le temps, je ne suis pas fan de ce genre de séquences d’un autre temps mais comme il en faut bien, et bien je fais avec. Dans Control, ce ne sont pas les boss qui me dérange, bien que j’ai tout de suite compris une astuce que j’ai répété contre l’ensemble des boss et qui fonctionne systématiquement, c’était la vitesse, Plus j’allais vite, plus je savais que le combat serait vite plié (logique…). Le problème vient donc des Game Over. J’en ai quand même eu pas mal et ces derniers ne sont pas « gratuits ». En effet, quand vous mourez dans Control, le jeu vous prendra entre 1000 et 3000 crédits (que vous dépensez normalement dans vos armes et vos mods). Je continue sur vos ennemis, sachez qu’ils sont classés dans un bestiaire et vous aurez à chaque fois des ennemis qui ne se battent pas de la même façon mais je vous laisse la surprise.

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Un mot sur la partie RPG du titre, quand vous accomplissez des missions, vous récupérez des points de compétences que vous pourrez répartir dans un arbre de compétences à multiple branches. Rien d’extraordinaire, pour être à fond partout, il faudra tout simplement accomplir le jeu, rien de bien paranormal donc. Pour la durée de vie, ou plutôt du temps qu’il m’a fallu pour accomplir Control, étant donné qu’il n’y a pas de statistiques nous renseignant là dessus, j’estime qu’il m’a fallu environ une cinquantaine d’heures pour obtenir le Platine de Control. Peut être un peu moins ou peut être un peu plus, c’est juste une évaluation à la louche donc.

Platine

Graphiquement parlant, je trouve que Control est magnifique. Non pas en terme de graphisme pur mais dans son artistique et les multiples intérieurs dont regorge Control, m’invitant sans cesse, non sans une certaine forme de torture, dû à l’absence d’un mode photo (qui arrivera bien après la sortie de cette critique), à prendre réellement le temps d’observer sous toute ses coutures chaque pièce que je visitais. Control est réellement magnifique dans un certain sens. Tel un tableau de « maître », où chacun et chacune devine ce qu’il ou elle veut bien deviner, Control vous permet de laisser votre imagination se promener assez couramment dans cet immense immeuble et me surprend sans cesse, ce qui m’a toujours poussé à explorer et me prendre le temps de profiter de ce que Control regorge en ses murs… Chaque pièce ou presque pousse à deviner quelle histoire se cache derrière la pièce en question, ou du moins se l’imaginer, un peu à la manière d’un Fallout (3 et 4), laissant notre imagination vagabonder au gré du moment.

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Techniquement parlant, je rappel que le moteur graphique de Control est le même que celui de Quantum Break, le Northlight Engine, moteur interne du studio donc, et ce dernier nous permet de détruire pratiquement l’intégralité des éléments du décor ou presque, vous le verrez dans la vidéo (si vous la regardez bien entendu…), une fois en combat, ça offre des scènes pratiquement à la Matrix où même les pan de murs, ainsi que le sol, partent en miettes. C’est assez impressionnant mais se paye cash au niveau des performances par derrière. En effet, avec un jeu avec le dernier patch en date du 10 septembre, il m’arrive d’avoir des chutes de framerate à la sortie du menu pause ainsi que des menus de personnalisations, sans parler d’en avoir en plein combat. Ça ne se remarque pas une fois en jeu puisqu’on est un peu « occupé » par la situation, mais en montant ma vidéo, je l’ai remarqué. Sans parler aussi des temps de chargement des textures par ci par là et on remarque que Control à donc des petits souci de presque rien du tout (du moins selon mon avis, je me doute bien que d’autre personnes trouveront ça anormal).

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Mais tout est contrebalancé par le côté artistique de l’oeuvre. J’ai pris un grand plaisir (voir même un immense plaisir) sur Control et les petits couacs techniques ne sont pas si graves que cela. Un mot sur le doublage et la bande son, j’ai entendu parler des désynchro labiale à côté de la plaque concernant la Version Française du jeu. J’ai quand même pris la peine d’aller vérifier ça et en effet, c’est problématique, même si j’apprécie assez bien la VF de Jesse (avis purement subjectif…). J’ai donc accompli l’aventure en VOSTFR histoire de contourner le problème, je ne peut donc pas vous dire si cela à été réglé ou non entre temps. Quand à la Bande son du jeu, je trouve qu’elle n’est pas si « percutante » que cela. Elle accompagne les moments de calme et les moments de bastons mais ne restera pas, du moins selon moi, dans ma tête, même si je note la présence du groupe Poets Of The Fall, qui accompagne le studio depuis Alan Wake et nous propose deux musiques : « My Dark Disquiet » et « Old Gods of Asgard-Take Control ».

La Critique Vidéo :

Ce que j’ai aimé :

  • Jesse Faden-Courtney Hope, un personnage ultra badass pour une actrice talentueuse
  • L’écriture, autant du scénario que des personnages
  • L’immeuble du FBC, artistiquement inspiré
  • Cette bien étrange sensation d’être chez « soi », c’est un truc que je ne m’explique pas
  • Une assez grosse durée de vie
  • Un côté Metroidvania pas si chiant que cela
  • Se situe dans l’univers d’une autre oeuvre majeure du studio
  • La tenue « Asynchrone », que je trouve magnifique
  • Un certain boss en particulier durant une quête secondaire

Ce que j’ai moins aimé :

  • L’absence day one du mode photo :/
  • Des chutes de framerate en combat et quand on sort du menu pause
  • Une synchro labiale en VF à côté de la plaque
  • Les combats de boss, heureusement optionnel, dans leur grande majorité, c’est chiant à la longue :/

Son appréciation :

Contre toute attente, Control décroche le coup de cœur du blog au côté donc de Days Gone et Gears 5. De par son écriture, son scénario et son héroïne, Jesse Faden, Control se révèle être une immense surprise positive qui m’a captivé et m’a poussé à décrocher le fameux Platine. De par son ambiance inédite et les événements de cette nouvelle production Remedy, cette douce mais inexplicable impression d’être chez soi dans cet immense immeuble du FBC fait que j’ai été transporté et bercé durant toute cette aventure au goût paranormal et fantastique. Merci pour ce nouveau chef d’oeuvre Remedy ❤

*Critique, screenshots et vidéo réalisés à partir d’une Version PS4 commerciale, achetée par mes soins.

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