Critique de The Division 2

Sorti le 15 mars sur PS4, Xbox One et PC. Edité par Ubisoft, développé par Massive Entertainement. Critique réalisée à partir d’une Version Xbox One commerciale sur une Xbox One S.

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Contrairement à ce que j’avais dit à la fin de l’article sur la Bêta Privée, j’ai finalement donner sa chance à The Division 2. Profitant d’une petite ristourne, je me suis donc pris le jeu au lendemain de sa sortie. Je précise juste que je ne tient pas compte de la DZ malgré l’avoir arpenter (niveau 27) et que tout s’est à peu près bien passé, le peu que j’y ai joué ne constitue hélas pas assez de temps pour en retirer le moindre avis que ce soit. Je me focalise donc avant tout sur le PVE.

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Laissez moi vous raconter à nouveau ce que The Division souhaite nous parler. Sorti en 2016, The Division nous raconte alors l’histoire de la propagation d’un mystérieux virus survenu lors du Black Friday d’une année non communiquée. Surnommé la grippe du dollar ou le Poison Vert, le virus en question à contaminer en premier lieu New York avant de se répandre dans le monde. C’est ainsi que New York, dans un premier temps, mais aussi le monde entier, s’effondra sur elle même. Ses services municipaux, son économie et tout ce qui fait de notre Civilisation ce qu’elle est actuellement fût balayée de la carte en quelques jours pour ne pas dire moins d’un mois. Tout est parti, tout est à genoux. C’est dans ce contexte dramatique que le Président des Etats Unis activa la Directive 51, qui, je le rappelle, existe réellement, votée par George W. Bush en 2007. Mais dans The Division, la Directive 51 se voit creusée, romancée et prend la forme de la SHD, la Strategic Homeland Division, qui « active » alors des agents dormants à travers les Etats Unis (et non pas à travers le monde puisque la SHD est avant tout une agence gouvernementale américaine à mettre sur le même plan que le FBI, la CIA, la NSA, la FEMA et toutes ces agences à acronymes). Ces fameux agents dormants étaient de simples citoyens comme vous et moi et qui donc se voient chargés de la lourde mission de redresser le pays. L’histoire de The Division nous racontait donc que vous étiez activé en tant qu’Agent de la seconde vague. Pour celles et ceux qui ne l’ont pas fait, sachez juste que le 1er opus nous dévoilait la véritable teneur du virus, qui l’avait créé et diffusé, les raisons de son geste et surtout pourquoi il à fallu dépêcher une seconde vague d’agents avec entre autre un antagoniste qui se fait discret mais qui m’a quand même marqué par le fait qu’il soit un sacré fils de ***, un certain Aaron Keener. Nous avions comme ennemis, des factions comme les pilleurs, les nettoyeurs, les rikers et enfin le LMB (Last Man Battalion) que je vous cite par ordre de danger. Je saute le passage sur l’histoire de la Dark Zone, qui à une réelle utilité d’un point de vue du scénario mais « reléguée » pour le PVP-PVE du titre (joueurs contre joueurs contre ennemis contrôlé par l’IA).

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Dans The Division 2, nous sommes 7 mois plus tard après la diffusion du virus, exit donc l’hiver et bonjour l’été et cette fois ci, c’est Washington D.C qui aura besoin de notre aide. Genre un peu beaucoup. Vous vous incarnez toujours vous même mais vous perdez votre Agent créé dans le 1er opus. Oui c’est particulier mais c’est comme ça. Votre mission est simple, il faudra sauver la capitale de ce magnifique pays que sont les Etats Unis. Enfin, simple, sur le papier, puisque une fois arrivé en ville, votre première mission sera de reprendre la Maison Blanche d’un assaut de la première faction ennemie, les hyènes. Un petit combat pour se (re)mettre en jambe, qui ressemble plus à un tutoriel de gameplay puis vous reprenez le symbole de la civilisation américaine pour en faire votre QG. Et à partir de ce moment là, je vous prie de croire qu’à aucun moment, je n’étais réellement prêt à ce qui va suivre et surtout j’ai été induit en erreur par une bêta privée qui à fait du mal, beaucoup de mal à The Division 2. Oh ça oui.

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En premier lieu, il vous faudra refaire un personnage qui sera une « extension » de vous même ingame. Le menu de personnalisation qui vous permet de choisir encore et toujours entre un monsieur ou une madame, est élargi et plus permissive que le 1er opus et je me suis surpris à pouvoir réellement me faire un Agent qui me ressemble plus ou moins, même si nous ne sommes pas dans un Fallout par exemple. Néanmoins, j’accroche beaucoup plus à mon Agent dans cette suite que celui que j’avais dans le 1er opus. Une fois la Maison Blanche récupérée, on va sauter l’étape du tutoriel, on vous assigne donc vos premières missions et immédiatement ce qui interpelle, c’est la logique et une certaine volonté d’offrir une cohérence derrières vos missions, qui sont donc découpées en deux catégories, les principales qui font avancer une intrigue voulue, écrite, classique dans son déroulé et les annexes, qui ont toutes un point commun puisqu’elles servent avant tout à redresser la situation dans la ville. D’un point de vue narratif et scénaristique, Massive à donc compris qu’il fallait donner un but à grande échelle à son ou ses agents, puisque le PVE peut très bien être parcouru seul, au contraire du 1er opus, où c’était juste une tartine de missions sans véritables liens entre elles. Ce qui joue une place capitale dans le plaisir que j’ai de parcourir Washington DC, puisque chacun de mes gestes, chacune de mes décisions en quêtes principales et annexes ont des répercussions et on ressent le poids de chaque interventions, ce qui donne toujours une envie, du moins en ce qui me concerne, de toujours me faire une courte ou longue session.

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Au niveau de l’écriture du scénario, il faut savoir que The Division avait eu pour immense faiblesse de nous réserver le gros de l’histoire dans ses échos et ses collectibles (comme les téléphones et autres écrits) et que c’était limite caché en arrière plan pour ne pas (trop) froisser celles et ceux qui se foutaient de cette partie, même si il faudra qu’on m’explique comment on peut vouloir se faire une oeuvre particulière en zappant son histoire mais soit. Dans The Division 2, pas de jaloux, les pro scénarios et les anti sont logés à la même enseigne ou presque, et les missions principales se voient mettre en scènes dans des cinématiques rappelant le même procédé utilisé dans un certain Ghost Recon Wildlands. Des cinématiques courtes, mettant en scène les personnages secondaires vous confiant vos missions en vous parlant d’eux même, de la situation en ville, de vos faits d’armes ou vous faisant assez confiance pour vous offrir de nouvelles missions que vous seuls, élu de leur petit coeur, peut accomplir parce que ce que vous venez de faire c’était « tro for ta vu han ouais » totalement héroïque, et vu que vous étiez bien le seul à faire ce que vous venez de faire, hé bien on vous confie une mission personnelle pour le personnage secondaire que vous avez impressionner.

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Néanmoins, dans la forme, je me suis rendu compte que The Division 2 garde la même structure que le 1er. Vous pouvez donc bêtement enchaîner les missions principales, sans vous occuper des secondaires, mais votre temps de jeu ne dépassera à peine les 15heures grand max, puisque il faut bien reconnaître que la trame principale, en nombre de missions, est courte, très courte. En effet, la campagne principale vous demandera « juste » de reprendre des points stratégique de la ville, en vidant ses locaux des ennemis (entre les hyènes, les parias et les True Sons) et ce constat est exacerbé par un final singulier qui vous demandera d’accomplir trois forteresses en allant tuer les boss des factions. Fort heureusement, les lieux visités sont tous variées et évite quand même une certaines répétitivité, ce qui m’a permit de ne jamais ressentir la moindre lassitude que ce soit. Mais ce n’est pas avec The Division 2 que j’ai eu ma dose de scénario bien écrit et captivant, fort heureusement d’ailleurs, puisque ce n’était pas ce que j’attendais de lui en premier lieu.

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Ce que j’attendais de lui, c’était son gameplay et son univers. Pour l’univers, j’évacue ça immédiatement, j’ai été très bien servi. Pour le gameplay, sans suspense, je n’ai rien de particulier à dire. Territoire connu étant donné que j’ai accompli le premier, j’ai (re)trouver mes marques immédiatement et je n’ai pratiquement rien changé dans mon modus opérandi, mis à part le drone volant qui me répare mon armure, tout ce qui est armes à feux, les équipements à se mettre et la technologie shd qu’on à a disposition, rien de bien difficile. The Division 2 se joue toujours en cover-shooter et là encore, je n’ai jamais été lassé de mes sessions, tant le gameplay dans les fusillades répond parfaitement. Bref, j’ai eu ce que je suis venu chercher, ni plus, ni moins.

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Le contenu, parlons-en. Je n’avais pas eu le sentiment que la majorité des joueurs et des joueuses ont ressentit sur le premier, c’est à dire son manque de contenu donc je ne peut tenir le même constat de savoir si oui ou non, cette suite en regorge, mais sachez qu’il y a réellement de quoi faire durant votre ascension jusqu’au niveau 30. Une fois accompli les trois forteresses signifiant la fin de la campagne principale, sachez que le contenu dit de « fin du jeu » s’active alors. Malgré un énorme souci de cohérence scénaristique, en effet, arrivé à la fin, le jeu se coupe durant un bon laps de 30 secondes avec un magnifique écran noir (j’ai même cru que le jeu avait freeze pour être honnête), une nouvelle faction débarque d’on ne sait où, ni trop pourquoi d’ailleurs (c’est particulier cette histoire d’ailleurs, vous venez de récupérer le contrôle plein et entier de Washington mais non on vient encore vous emmerder…). Du joli nom de Black Tusk, cette nouvelle faction est très difficile à battre, surtout seul. Sur la forme, l’apparition du Black Tusk « reset » votre carte et elle reviendra toute rouge. Sur le fond, ce sera donc l’occasion de recommencer toute les missions principales et les forteresses pour augmenter non plus votre niveau 30 mais votre Gear Score (votre indice d’équipement). Il faudra donc farmer comme un(e) sagouin(e) afin de looter du matos de plus en plus puissant. Sachez juste qu’en faisant tout ce que le jeu nous propose, j’ai atteint le endgame en une soixantaine d’heures, sans même farmer, oui c’est pas méchant niveau durée de vie.

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Pour finir sur le contenu, au niveau du loot, sachez que The Division 2 est très généreux en terme de loot divers et variés et pratiquement toute les deux heures de jeu, il fallait que j’aille purger mon sac à dos, tant je revenais au QG avec de quoi niveau loot. Donc que ce soit en terme d’armes à feu, d’armures et même de vêtements, The Division 2 vous abreuve de loot et ce, tout le temps, partout, à condition tout de même de fouiller et/ou de ramasser le loot que les ennemis fraîchement abattus vous laissent derrière eux. Bref, The Division 2 ou l’orgie de loot à tout va.

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Graphiquement parlant, The Division 2 est toujours réalisé sur le moteur Snowdrop qui permet à cette suite d’être magnifique mais sans creuser le moindre écart avec le premier opus. C’est vraiment magnifique par moment, surtout en intérieur mais parce que The Division en 2016 l’était aussi. C’est donc graphiquement beau, je ne le nie pas, mais plus par défaut qu’autre chose. Cela étant dit, avec le mode photo, je confesse volontiers avoir réalisé, je trouve, de beaux screenshots, du moins, selon mon avis personnel.

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Mais là où The Division 2 m’a réellement étonné et accroché, c’est dans le rendu de son ambiance. En effet, cette suite peut se targuer, même si la New York enneigée du premier épisode restera en tête un moment, d’avoir un Washington DC absolument magnifique du point de vue de son ambiance unique, surtout quand il fait de l’orage et qu’une pluie battante, qui dure dans le temps, vous offre un moment mémorable alors que vous échangez une violente fusillade avec les méchants du moment. Que ce soit en terme de bruitages divers et variés, ainsi que ses environnements qui ne se sont jamais répétés une seule fois, The Division 2 m’aura très agréablement surpris niveau immersion. Il est quand même dommage, chose que je me doit de coucher sur la papier, qu’il nous manque une lampe torche quand on doit explorer un bâtiment plongé dans le noir ou carrément descendre sous la ville. Mais c’est vraiment pour chipoter.

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D’un point de vue technique, The Division 2 ne m’a jamais posé de soucis particulier, malgré quand même certaines textures qui mettent quand même quelques longues secondes à s’afficher, ainsi qu’une fois où les serveurs ont eu toute les peines du monde à fonctionner mais sur un temps de jeu de 60 heures, c’est réellement anodin. La bande son de cette suite se démarque réellement de celle du 1er opus et nous offre une partition alliant des moments bourrés d’action à une ambiance calme mais pesante. Quand à la VF, habitude chez Ubisoft maintenant, elle est soignée et se montre de bien belle facture.

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Ce que j’ai aimé :

  • Une cohérence dans la trame principale et les quêtes secondaires qui aura réussit à m’immerger proprement dans mon aventure
  • Le fait d’y jouer à la fois en solo et en coop sans aucun problème
  • L’ambiance de Washington DC, autant à l’extérieur que dans les intérieurs
  • Les multiples intérieurs à visiter
  • Le Mode Photo
  • L’Original Soundtrack
  • Le doublage français, de très bonne facture, une habitude chez Ubisoft
  • Des environnements qui ne se répètent pas
  • La générosité côté loot
  • Le gameplay, toujours aussi identique mais toujours aussi (très) efficace
  • Une solide durée de vie

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Ce que j’ai moins aimé :

  • L’introduction et la scénarisation de la partie « endgame », c’est particulier cette histoire
  • D’ailleurs, un endgame pour juste mettre du endgame, j’assume que dans mon cas, ça me donne pas vraiment envie de farmer pour juste farmer comme un abruti en fait.
  • Il nous manque de toute urgence une lampe torche. D’ailleurs, jamais je ne ferais ce que je fais dans The Division 2 sans lampe dans la « vraie » vie. C’est de l’inconscience pure et dure.

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Son appréciation :

A cause de sa Bêta Privée dégueulasse au possible, j’ai bien failli passer à côté d’une suite qui est, du moins dans les faits, tout sauf une bête suite « 1.5 », puisque The Division 2 rajoute des couches bienvenues de contenu en tout genre et une extension de son univers en le creusant toujours plus de fort belle manière qui fait que The Division 2 mérite bien son titre de suite. Je n’ai jamais ressenti la moindre lassitude que ce soit, même après 60 heures de jeu et je suis réellement curieux de voir la suite des réjouissances tant j’ai vraiment aimé ce que je voit pour l’instant. Massive à donc trouvé le bon tempo et tient vraiment une formule qui fonctionne plutôt bien. Mais il faudra juste que le studio ne relâche pas ses efforts, tant il serait fort dommage de gâcher une aussi belle assiette qu’est ce The Division 2.

*Critique et screenshot réalisés à partir d’une Version Xbox One commerciale, achetée par mes soins.

2 commentaires

  1. On se rejoint sur pas mal de points notamment sur le scénario. Je l’ai vraiment trouvé un peu plus travaillé sur le premier. Sinon c’est toujours un plaisir de te lire et d’avoir tes avis. 🙂

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