Critique d’Anthem

Sorti le 22 février sur PS4, Xbox One et PC. Développé par Bioware et édité par Electronic Arts. Critique réalisée à partir d’une version Xbox One physique achetée par mes soins.

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Gardez bien à l’esprit que je suis avant tout un joueur solo qui ne se gave pas vraiment de Jeux à Services (ou GAAS). Mis à part The Division en 2016, je n’ai pas joué, par exemple, à Destiny et sa suite ainsi que Warframe ni Diablo. Le sentiment de faire tout le temps la même chose d’un jeu à l’autre sera peut être différent du vôtre si à l’inverse vous enchaînez les JV du genre les uns après les autres. La critique est réalisée sur l’ensemble des sessions du 21 février au 12 mars et tiendra compte de la « vie » du jeu durant cette période bien précise. Il se peut donc que cette critique ne soit plus d’actualité si vous attaquez le jeu des mois ou des années après la sortie initiale d’Anthem.

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Anthem prend place dans un monde inconnu. A une époque lointaine après le 21ème siècle, y vit la race humaine. Pas la nôtre mais une race humaine qui doit cohabiter avec une énergie puissante, capable de créer ou de tout détruire à l’envie. Sans volonté propre, l’Hymne est convoitée. Selon une légende propagée dans ce monde, l’hymne de la création, de son vrai nom complet, aurait été utilisée une première fois par un peuple s’apparentant à des dieux : les démiurges. Ces charmants êtres auraient alors eu pour projet de créer ce monde en 9 jours mais ils se sont évaporés au bout du troisième. Pourquoi ? On ne sait pas. Chose est-il que le monde d’Anthem est incomplet et que les mystérieux vestiges qui ornent la planète contiennent une tonne de reliques canalisant l’hymne. Ces fameuses reliques ont l’immense pouvoir d’altérer la faune et la flore, c’est pourquoi ces reliques seraient très dangereuses, ce qui amène à des mutations de créatures ultra vénère, mais aussi recherchées pour le pouvoir qu’elles contiennent. D’ailleurs, les technologies qui auront permises à la création des Javelins sont tirées des reliques. Pour finir, les reliques sont à l’origine d’une catastrophe plus destructrice qu’une simple mutation : le Maelstrom. Autrement appelée la tempête des démiurges, le maelstrom peut très bien durer des années, voir des siècles et a pour conséquence de mener l’humanité à sa quasi extinction. C’est ainsi qu’au bord du gouffre, l’humanité de ce monde, portée par une certaine Elena Tarsis, big boss de la faction de l’Aube, lèvera une grosse armée afin de permettre à son peuple, les humains donc, de s’exiler afin d’échapper au pire. Malheureusement, rien ne se passera comme prévu et elle donnera sa vie pour sauver son peuple. Malgré cette immense perte, les prémisses des exploits des Javelins venaient de voir le jour, permettant un salut salvateur de l’humanité.

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Par la suite, trois factions furent créés : Les Sentinelles qui gardent le Fort Tarsis, l’une des colonies de l’humanité, qui n’a de cesse d’évoluer au fil des années, les Arcanistes qui eux étudient de très près l’hymne et les démiurges. Ils ont des capacités innées à pouvoir manipulés les reliques sans forcément arriver à une catastrophe et enfin la faction des Freelancers. Les Freelancers ou lancier, représente une faction bien particulière puisque si les Arcanistes et les Sentinelles sont coordonnées, les Freelancers ne le sont pas. Avant tout des hommes et des femmes indépendants aimant réellement le danger, ils sont le porte étendard du côté aventureux de l’humanité et ils n’hésitent pas à braver le danger à bord de leur Javelin pour aider celles et ceux leur confiant un ou des contrats. Il y a également les mécanos qui s’occupent de la maintenance de votre Javelin, les Corvus qui sont avant tout des sortes d’espions et qui mènent une stratégie politique en toute discrétion et enfin les crypteurs qui ont le don de télépathie, aidant les Freelancers sur le terrain quand c’est nécessaire, tout en restant au chaud dans le Fort Tarsis. D’ailleurs, le Fort Tarsis n’est qu’une des nombreuses places fortes qu’à érigé l’humanité après son exode forcé et c’est avec la destruction d’un des Forts qu’Anthem débute.

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Vous vous incarnez vous même (vous pourrez choisir d’incarner un homme ou une femme et le fait de choisir votre visage au passage), freelancer débutant, mais vous n’aurez pas du tout le temps de prendre vos marques puisque là où vous vivez, le Fort Liberalia, est attaqué par la faction des Dominion, dirigée par l’Observateur. Les motivations du monsieur veut qu’il aurait compris l’extrême dangerosité de l’Hymne et souhaiterait s’en emparer afin de la contrôler. C’est dans ce sens qu’il attaquera votre chez vous et qu’impuissants, les Freelancers et vous avec, assisterez à la destruction du fort. Pris dans un Maelstrom constant, la zone est devenue beaucoup trop dangereuse et l’humanité doit faire face à une perte importante. Une phase de tutoriel qui alterne gameplay et cinématiques en soufflant le chaud et le très chaud entre mise en scène lors des cinématiques et la maigre prise en main que le jeu nous permet. Mais une introduction spectaculaire brossant dans le sens du poil les oeuvres de SF mainstream avec une très forte efficacité. Pour être dans le bain, on y est quasi immédiatement.

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Deux ans ont passés et les Freelancers sont tombés en disgrâce aux yeux des humains. Hier considérés comme des héros puisque descendants direct du courage incroyable d’Elena Tarsis, les pilotes de Javelins sont maintenant des parias dont personne ne veut. C’est dans un climat délétère que vous débutez réellement votre aventure. Désireux(se) de redorer le blason des Freelancers, vous accepterez, un peu par dépit, un contrat de routine normalement attribué aux Sentinelles mais que vous confiera une certaine espionne du Corvus du nom de Tassyn. Sauf que rien ne se passera comme prévu et vous devrez alors porter sur vos épaules la lourde responsabilité d’être à nouveau un Freelancer sur qui l’humanité peut compter pour être sauvée de deux menaces importantes. Celle des Dominions et celle des Scars, sorte de mutants qui se servent de l’hymne dans le même but que les Dominions sans être dans le même camp. Bref, il y a du boulot devant nous.

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Ceci n’est qu’un petit bout de l’univers et du scénario d’Anthem. Sans non plus tombé dans le spoil, sachez qu’Anthem jouit quand même d’un univers fort, bien foutu et surtout très intéressant, bien que certaines choses pourraient être comparées à d’autres oeuvres comme par exemple Shingeki No Kyujin où là aussi l’humanité s’est réfugiée dans d’immenses murs afin d’échapper aux menaces de l’extérieur. Même la faction des Freelancers pourraient être comparés au Bataillon d’Exploration puisqu’ils sont les seuls, ou presque, à partir à l’extérieur des fortifications. Néanmoins, l’univers d’Anthem est très bien trouvé, bien foutu, très intéressant et nous permet, via son Cortex, d’en apprendre bien plus sur son univers, son background, ses personnages et les petits détails donnant de la consistance si vous le souhaitez bien évidemment. Sachez juste que niveau lecture, il y a de quoi faire. Pour les autres qui s’en moquent allègrement, ils seront peut être rebutés par une narration bordélique mettant en scène le quotidien ou presque d’un freelancer. Entre petits contrats et missions principales, vous aurez largement de quoi faire, croyez moi.

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Au niveau de la trame scénaristique pure, Anthem nous raconte donc une histoire conventionnelle et classique, qui m’a retenu du début à la fin mais qui se révèle être très courte et dénuée de toute construction narrative comme j’en ai l’habitude. Je m’explique : une histoire se doit d’avoir un début, un milieu et une fin avec un ou des éléments perturbateurs qui doivent normalement permettre à son héros ou héroïne d’avoir un développement personnel qui fait que normalement, à la fin de son histoire, il ou elle doit être différent(e) de son début. Ici dans Anthem, ce n’est pas du tout le cas puisque le freelancer que nous incarnons est constant tout le long de son aventure et même les coups durs qu’il endure ne le changent absolument pas. Au contraire, si le personnage que vous incarnez ne change pas, vos actions, elles, ont un impact durable sur le Fort Tarsis ainsi que sur les (très) nombreux PNJ à qui vous parlerez si vous le faîtes. J’ai pris le temps de parler à tout le monde entre chaque missions et en finissant l’histoire d’Anthem, j’ai réellement constaté que les PNJ ainsi que le Fort Tarsis, entre le début et la fin du scénario, ont bel et bien changés eux.

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Parlons vite fait du Fort Tarsis ou plutôt de l’absence de vie à l’intérieur de celui ci. Mis à part être un hub où vous acceptez vos missions, principales et/ou annexes, vous allez dans votre Forge (le menu de vos ou votre Javelin) pour ensuite partir en mission à l’extérieur, le Fort Tarsis n’à sur le papier ou dans le scénario, aucune importance autre que de cocher le cahier des charges du format du jeu à service. Mais plus les heures passent, plus le Fort et l’univers d’Anthem m’immergent, grâce aux PNJ à qui on taille une bavette. D’ailleurs, sachez que vous aurez toujours un choix à faire parmi deux propositions, qui peut avoir une ou des conséquences. Minime, la plupart du temps, mais dont l’impact est visible par la suite. Plus on discute avec les habitants du fort, plus la magie opère. J’ai notamment un gros coup de coeur pour l’espionne Tassyn que j’adore tout simplement, même si les autres PNJ s’en sortent eux aussi, puisqu’ils ont toutes et tous une personnalité propre à eux (si, si). Mais puisqu’il est question de goût bien personnel, on va dire qu’un PNJ ou deux sur une brochette vraiment variée réussit à me retenir et c’est déjà pas plus mal.

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Bref, plus les heures passent, plus Anthem réussit quand même le coup d’immerger le joueur que je suis dans un univers intéressant même si j’aurais aimé qu’il soit beaucoup plus poussé que cela. Par exemple, pourquoi ne pas nous avoir donné une pièce rien qu’à nous, un appartement ou une sorte de hangar, histoire d’y mettre notre « chez nous » ainsi que nos Javelins ? L’option est tout à fait possible puisqu’un certain PNJ dont je tairais le nom nous fait visiter son petit chez soi et que certaines portes nous sont fermées. Il y a aussi la notion des messages privés que nous envoient les PNJ et qui n’ont aucune incidence, ce qui est d’ailleurs idiot quand on y pense une minute puisque parfois, notamment avec Owen, ce qu’ils nous confient reste quand même très important mais une fois en discussion, il ne se passe rien. C’est dommage, puisque l’univers d’Anthem aurait mérité d’être beaucoup plus creusé que ce que je voit lors de mes sessions. Ce qui est un souci avec le genre du jeu puisque c’est LE gros reproche que je pourrais faire aux JV à services. L’univers d’Anthem est très fort, très intéressant, inédit par dessus le marché mais le genre auquel il appartient ne lui permet pas un seul instant de s’exprimer du mieux qu’il aurait pu faire.

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Même si son univers est sous-exploité, Anthem nous propose donc tout un système de quêtes pour nous tenir occupés seul ou à plusieurs. Toujours ce système classique de missions principales, pour l’histoire (qui est fixe, ne comptez pas avoir des changements dans le scénario vis à vis de vos décisions) et des missions annexes sous forme de contrats, donnés par les factions (Brin, Matthias, Tassyn et Yarrow le freelancer à la retraite). Ces fameuses quêtes annexes sont intéressantes puisqu’elles sont variées dans leur histoire, même si dans les faits, vous allez à un point A, vous tuez tout ce qui bouge, la mission reprend et ainsi de suite jusqu’à son accomplissement, ce qui vous donnera expérience pour vous et expérience pour le niveau de la dite faction. Une fois atteint un certain niveau de la faction, vous débloquerez des plans d’armes et-ou de pouvoirs à la rareté de plus en plus élevé. Néanmoins, j’aurais aimé ne pas rentrer automatiquement au fort une fois la missions accomplie et me voir proposé d’enchaîner immédiatement un nouveau contrat ou une nouvelle mission… Il y a aussi un système d’expérience que je trouve vraiment bien trouvé, c’est le système d’alliance. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que ce système ne fait que récompenser votre expérience sur le jeu. Chaque semaine, vous et vos amis recevrez alors une grosse récompense qui prend la forme d’une forte somme d’argent ingame. Tout en sachant que vous êtes récompensés en xp et argent quand vous accomplissez vos missions, je trouve qu’ Anthem est gratifiant et donne envie de s’y impliquer, et ce, à chaque instant de votre partie. Pour finir, il faut savoir que chacune de vos prouesses lors des combats seront récompensées par de l’expérience. Si par exemple en pleine baston, vous éliminez d’un seul coup un certain nombre d’ennemi, vous recevrez une récompense d’XP supplémentaire et ainsi de suite. Ce qui récompense le simple fait de jouer. Simple mais très efficace.

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Au niveau du gameplay, nous y arrivons enfin, Anthem nous propose de jouer de 4 manières différentes et bien plus si vous changez votre Javelin en profondeur. Donc tout au long de votre aventure, aux niveaux 2, 8, 16 et 26, vous débloquerez un Javelin que vous choisirez à l’envie et qui changent réellement votre gameplay. Le Tempête, le Colosse, l’Intercepteur et enfin mon petit préféré le Commando. Inutile de me répéter dans mes propos, sachez que j’ai vous ai déjà expliqué ce qu’étaient ces 4 Javelins dans mon aperçu des Bêta VIP et publique ici. De mon côté, je ne lâche pas le Commando avec qui j’ai fait l’intégrale du scénario et avec qui je me focalise pour la suite des réjouissances. Je n’ai pas cherché à prendre les trois autres auquel je ne m’identifie pas. D’ailleurs, en règle générale, c’est l’un des reproches que je peut émettre dans ce genre de JV où différentes classes nous sont proposés imposés, c’est le fait que les classes en question ne me touchent jamais sans faire bouger l’autre. Dans Anthem, rien que le Commando me correspond à 100%. Mon Ranger (le nom en anglais) est axé sur le combat à moyenne distance, avec mon fusil d’assaut, mon fusil mitrailleur quand il faut de la puissance de feu ainsi que le contrôle des foules avec ma grenade de zone (sans parler de l’ultime du Javelin) et enfin la grenade à tête chercheuse. Aussi bien fort en coop avec la faculté d’augmenter la puissance de feu des copains de 20% que tout seul où sans problème, je me reprend le dominion et/ou les scars, le Commando est un parfait couteau suisse qui peut entrer dans n’importe quel groupe et être vraiment d’une utilité à toute épreuves. Quand à la coop, entre ami(e)s ou avec de parfaits inconnus, la coopération se jouera avant tout sur le système de combo. Le système de combo, comment ça marche, c’est simple, il faudra qu’un des javelins de la bande lance un premier sort pour qu’un second relance un second sort spécifique pour faire un combo (il suffit juste de regarder le symbole devant vos sort, un rond avec un point lance le combo alors qu’une sorte d’étoile, l’active derrière). Nous ne sommes pas en présence d’un vrai travail d’équipe à proprement parler mais c’est ce que j’aime dans Anthem puisque toute l’équipe doit jouer à son maximum, personne ne doit rester en retrait pour que son voisin(e) fasse sa part. Tout le monde joue de manière égal et c’est tant mieux. Enfin une VRAIE coopération si je puis dire. D’ailleurs, sans me vanter (en fait si mais je fait ce que je veut), j’ai ma propre façon de jouer mon Commando, que ce soit seul ou dans une équipe et personne d’autre que moi ne le joue de la manière que je le fait. Bref, vous voulez le meilleur des meilleurs ? Mes services sont parfaitement gratos.

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Du côté de la technique, des graphismes et de la bande son, sur environ une cinquantaine d’heures de jeu, étant donné qu’Anthem requiert une connexion internet permanente (et un abo PSN ou Xbox Live même en solo puisque c’est avant tout du matchmaking), on dépend avant tout du bon vouloir des serveurs. Ces derniers ont plus ou moins tenus la route, sauf une ou deux fois où il est arrivé qu’ils fassent les sales gosses mais dans l’ensemble, mes sessions sur Anthem se sont toutes très bien passés. Les temps de chargements ont été améliorés, fort heureusement d’ailleurs, mais j’aurais aimé qu’ils soient un poil plus rapide quand même. Mais ça reste de l’ordre du chipotage. Aucuns bugs qui ne foutent en l’air ma Xbox One comme il peut se lire un peu partout, aucun freeze, rien de notable à noter. Graphiquement parlant, les screenshots en diront plus longuement que moi mais dans l’ensemble, Anthem est vraiment magnifique tant dans ses graphismes que dans sa patte artistique, alliant nature sauvage et luxuriante et technologie abandonnée, faisant pensé, vite fait, à un certain Avatar de James Cameron.

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Le moteur Frostbite, utilisé et ré-utilisé par les studios édités par EA fait encore bien le travail, notamment sur les visages, même  si je ne les ai pas trouvé si expressif que ça mais soit. Malgré ce petit reproche, graphiquement et artistiquement parlant, l’univers d’Anthem m’a immédiatement conquis lors de sa Bêta VIP, surtout qu’en partie libre, on peut vraiment prendre le temps d’explorer, y compris les fonds marins, histoire de faire la chasse aux collectibles, aux glyphes lumineux, aux matériaux ainsi qu’aux événements aléatoires mais je m’éloigne du sujet. Quand à la bande son, composée par Sarah Schachner, connue pour avoir fait les bandes sons des films Iron Man 3, Expendables ainsi que des JV AC Unity, Origins et Call Of Duty Infinite Warfare, elle nous offre une OST alliant moments spectaculaires pour accompagner les moments de pures bastons et moments plus calmes, afin de souligner les situations où on se retrouve à explorer les vestiges des Démiurges. J’aime réellement l’OST d’Anthem, qu’il m’arrive d’écouter en dehors de mes sessions de jeu, ce qui se fait de plus en plus rare avec les productions modernes.

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On en arrive à la partie du endgame, il paraît que c’est la partie la plus importante de ce genre de jeu… Après une quarantaine d’heures de JV en compagnie d’un acolyte, j’ai continué Anthem seul de mon côté. En coop, il faut bien avouer qu’Anthem se révèle être une très agréable expérience alors que tout seul, je n’y consacrais qu’une bonne grosse demi-heure, voir grand max deux heures, le temps de me faire un ou plusieurs contrats ou une mission de forteresse et je partais carrément du JV (soit sur un autre JV ou soit autre chose). Parce que tout seul, c’est vraiment différent, notamment à cause de l’absence totale de vie dans le Fort, ce que j’ai déjà expliqué au dessus. Bref, le contenu endgame vous proposera en solo, les contrats violets des factions, les trois forteresses à faire en difficulté croissante et enfin d’arriver jusqu’au lvl 30 et pour ça pas de surprises, il faudra farmer. Le jeu prévoit, pour le coup, une excuse scénaristique qui vous proposera de farmer les contrats, les forteresses et la partie libre. A l’écriture de cette critique, je ne sais pas ce que ça donne quand on relève le défi du courage. Néanmoins, en end game, je trouve qu’au niveau du loot, c’est vraiment au petit bonheur la chance. Puisque c’est bien normal de vouloir les meilleurs équipements possible pour se stuffer correctement, je dois bien avouer que le loot des armes et des équipements, surtout les rangs supérieurs ne gratifie en rien les efforts que je met dans les heures de farm. Je ne sais pas si ça vient du jeu en lui même ou si c’est moi qui ne souhaite pas ou n’aime pas vraiment farmer comme un dingue en règle général mais je trouve qu’en fin de partie, ce n’est pas si évident que ça niveau chance de loot. Par ailleurs, Bioware avait promis d’apporter du contenu supplémentaire en mars et à causes des multiples bugs à répétitions qu’à dû faire face Bioware, le contenu prévu début mars (sans date fixe) à dû être repoussé ultérieurement après la sortie de cette critique. Le studio suit attentivement son jeu et sort assez souvent (au moins une grosse maj toute les semaines et demi environ). Alors certes, le contenu endgame est pour l’instant rachitique mais le studio est motivé et prouve tant bien que mal qu’il aime réellement son jeu. Au contraire d’une presse qui à déjà jeter la première pierre de lapidation, j’ai envie de laisser le bénéfice du doute au studio et de voir jusque mi-avril ce qu’il en est. Au delà, j’aviserais en conséquence…

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Ce que j’ai aimé :

  • L’univers du jeu, que je trouve bien écrit
  • Le fait que ce soit avant tout un JV PVE (joueur contre environnement) et non pas PVE/PVP
  • Le Commando que je surkiffe
  • Une personnalisation de nos Javelins infinie ou presque
  • L’espionne Tassyn ❤
  • L’excellent doublage français
  • L’Original SoundTrack
  • Nos actes et nos propos font changer le Fort et les différents PNJ en effet
  • Une assez grosse durée de vie (environ 40h pour faire le scénario quand même)
  • Je n’ai jamais ressenti la quelconque répétitivité que ce soit, toujours cette envie d’y jouer, même après 45 heures de jeu
  • On peut quand même y jouer en solo en session privée pour les contrats

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Ce que j’ai moins aimé :

  • … A condition de ne pas faire d’erreurs et très bien jouer car ça ne pardonne pas en face
  • Le Fort Tarsis qui manque cruellement de vie
  • J’aurais bien aimé y avoir une pièce rien qu’à nous
  • Les deux boutiques qui ne servent à rien puisque le menu dédié aux achats se trouve dans les options (je ne comprend pas le pourquoi du comment d’ailleurs O_o )
  • Ce que la boutique nous vend ne m’intéresse pas un seul instant (mis à part le skin N7), ce qui entraîne l’inutilité de la monnaie ingame (je peut faire distribution tellement je suis blindé)
  • Pourquoi ne pas avoir fait en sorte d’enchaîner un contrat ou une mission après avoir fini une première mission ou contrat au lieu d’être renvoyé automatiquement au Fort ?
  • Une absence totale de construction scénaristique pour notre personnage qui ne change pas d’un iota entre ses débuts et la fin de son aventure

Son appréciation

Quand il fût annoncé à l’E3 2017, j’ai immédiatement passé mon chemin, ne voyant que le genre de JV à service, sans prendre le temps de jeter un oeil à son univers. Mais lors de la bêta VIP en février 2019, je suis passé du glacé au super chaud puisque Anthem à finalement un univers et un gameplay qui m’a séduit et attiré dans ses filets. Totalement sous le charme, j’ai craqué et je ne regrette pas mon temps de jeu conséquent dessus, surtout que je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin. Malgré des défauts que je trouve vraiment idiots et peut être une sortie prématurée, Anthem m’a offert un plaisir de jeu à chaque instant, sans ressentir la moindre répétitivité que ce soit. Pour une oeuvre vidéoludique traitée comme étant une catastrophe par les « professionnels », je trouve de mon côté que malgré ses défauts (que n’importe quelle production comporte), Anthem reste agréable à parcourir, que ce soit 10 heures ou 40 heures de jeu dans les pattes. En ce qui me concerne, quand je joue à un JV, c’est le plaisir que celui-ci me procure qui compte le plus et Anthem m’aura offert de très bons moments manette en main. Néanmoins, vu tout ce que se mange Anthem et Bioware dans la gueule, nul doute que pour le commun des mortels, véritables experts en JV, tout ceci est insuffisant et il aurait fallu qu’Anthem fasse aussi le meilleur des cafés selon eux… Merci Bioware pour avoir osé vouloir relever le pari du Jeu à Services en proposant de plus une nouvelle IP toute fraîche mais apparemment, seuls Bungie et Ubisoft ont les coudées franches de nos jours…

*Critique et screenshots réalisés à partir d’une Version Xbox One commerciale achetée par mes soins, sur une Xbox One S.

2 commentaires

  1. Merci pour cet article très détaillé et fouillé ! N’étant pas habitué de ce genre de jeux, je ne connaissais pas si bien Anthem, et j’en ai maintenant une idée très claire. Le jeu a probablement souffert de ses bugs, et du fait qu’un abonnement ps + (ou autre) soit nécessaire, mais en règle générale, les critiques pros ont tendance à idolâtrer ou basher les jeux, plus que de raison. Tu as vraiment aimé cette expérience et en as profité au maximum, ça se ressent !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton commentaire, c’est rare ! Merci ! Dire qu’au départ, quand il fût annoncé, il ne m’avait pas trop donner envie de mettre les mains dessus, le destin a cru bon de me montrer que j’avais tort !

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