Critique de Wolfenstein The New Order & The Old Blood

Sorti le 20 mai 2014, Wolfenstein The New Order propulse la saga dans une réalité alternative et uchronique, dans laquelle les Nazis ont mis la main sur une technologie qui leur a offert la victoire tout en bombardant New York avec la fameuse bombe nucléaire. Dans une 1960 sous le joug de ces messieurs-dames archi représentés dans notre pop culture, l’un des plus badass des héros du monde vidéoludique va devoir se farcir du nazi à la chaine… Quand à The Old Blood, sorti le 5 mai 2015, l’action se situe juste avant The New Order, en 1946 donc, où BJ va à la fois infiltré un château pour localiser des infos ultra importante, mais aussi se rendre dans un petit village pour se taper un méchant archéologue nazi. Bref, rechargez toute vos armes, on part démonter du nazi par paquet de quarante douze avec le charmant BJ Blazkowicz, le seul et l’unique.

Critique blog Wolfenstein NO&OB

Wolfenstein The New Order à quelque chose de particulier pour moi. Petit retour dans le temps de trois petites années où nous sommes donc en 2014. Je viens d’acquérir la PS4 ainsi que trois JV à côté : TLOU Remastered, MGS Ground Zeroes et… Wolfenstein The New Order. Jusqu’ici tout va bien mais une fois fini, ce dernier me donnera l’idée d’ouvrir un blog pour parler JV. C’est donc une sorte de retour aux sources que de vous parler de Wolfenstein pour le 100ème article du blog. Hé beh ouais, c’est le 100ème article en trois ans d’existence, ça passe quand même vite, non ?

Wolfenstein The New Order

Wolfenstein New Order critique blog.jpg

Tout débute en 1946. Blazkowicz lance l’ultime assaut de la dernière chance face au Général Strasse. La victoire de ce dernier combat permettrait aux alliés une chance de terminer cette guerre. Sauf que… Le fameux Strasse en personne se montre plus puissant que jamais mais aussi plus sadique. Il se débarrasse à lui tout seul de notre joyeuse troupe et s’assure, indirectement, de la victoire de l’Allemagne Nazie. Au passage, notre général Strasse pose ses burnes de nazi sur la table d’entrée de jeu en maitrisant totalement et complètement notre héros mais nous avec, joueur et joueuse, en nous confrontant à un choix des plus difficiles. De ce choix s’ouvriront ou non de nouvelles perspective de gameplay avec un mini jeu de crochetage ou de fil électrique en trois temps à résoudre en un temps limité. De plus, sans toucher au gros du scénario, des légers détails changeront et c’est assez intéressant de comparer les deux versions d’une même histoire. Après cette déconvenue des alliés, la seconde guerre se poursuivra encore deux petites années et l’Allemagne Nazie se servira alors de la bombe nucléaire pour raser New York et s’adjuger d’une victoire totale et suprême. Le monde est à eux. L’Allemagne Nazie à bel et bien gagner la seconde guerre mondiale. 14 ans plus tard, BJ Blazkowicz à survécu mais est dans un état déplorable. Schrapnel dans le crâne, il aura passé les 14 dernières années dans un asile en voyant le temps passer sous ses yeux. Mais un jour, il assiste impuissant à l’exécution sommaire de ses médecins. Au bord d’y passer, il reprend conscience et contre toute attente, il tuera tout les nazis dans le bâtiment, sauvera la dernière infirmière en vie et prendra la fuite. Par la suite, il réussira à contacter le dernier groupe de résistant à Berlin, ce qu’il reste du fameux cercle de Kreisau, et ensemble, ils découvriront comment cette Allemagne Nazie à réussi son tour de force. Décliné en niveaux, Wolfenstein The New Order offre des moments de pur défouloir, où la poudre parle, où les fusillades sont élues au rang de chef d’oeuvre à côté de moments plus calme, où les différents personnages, amis comme ennemis, sont mis en scène, où le temps s’arrête pour leur permettre de vivre, de s’exprimer. Ce qui donne un mix assez surprenant. En 2014, ce qui m’avait étonné, c’était que justement, Wolfenstein The New Order n’était pas qu’un simple défouloir et hop générique de fin, suivant. Trois ans plus tard, la même impression de générosité et d’intelligence dans son écriture est toujours là. D’ailleurs, ce n’est pas ce qu’on exige d’un Wolfenstein mais MachineGames l’a fait. Le studio a ainsi décidé de faire évoluer la fameuse saga sur un nouveau terrain : celui de la profondeur d’écriture.

Wolfenstein®_ The New Order_20170805172523.jpg

Un changement de cap sur le terrain de l’écriture

Wolfenstein®_ The New Order_20170805175815.jpg

Des FPS con comme un manche à balai, qui enchainent les séquences de gameplay répétitive, le Jeu Vidéo en regorge, rien que la licence Call Of Duty en est un parfait exemple. Ce que nous propose MachineGames avec The New Order, c’est de nous « offrir » une réalité alternative, comme à l’époque de la série Sliders : les Mondes Parallèles. Et si l’Allemagne Nazie avait gagné la seconde guerre mondiale ? Comment et pourquoi elle aurait pu le faire ? Dans quelles circonstances ? The New Order nous propose une vision alternative à ces questions là. A l’instar de l’oeuvre The Man In The High Castle de Philip K. Dick, qui lui aussi nous propose un peu la même chose avec moins de gore et un peu plus d’introspection, la vision d’un fait remanié et donc uchronique. Néanmoins basé sur ce qui est vraiment arrivé, Wolfenstein The New Order fait donc de sa réalité, une réalité gore, sombre où le monde à basculé dans la dictature Nazie. Le bombardement d’Hiroshima et Nagasaki par les Américains sont remplacés ici par un lâché de la bombe sur New York. Encore pire, la fameuse démonstration de surpuissance technologique nazi fait qu’ils ont été sur la lune pratiquement 10 ans avant les Etats Unis en 1969. De plus, les nazi ont su gagné la guerre en étant technologiquement supérieur en tout point. Technologiquement supérieur mais aussi plus cruels, plus immoraux, mieux préparés que l’ennemi à commettre les pires atrocités possible et (in)imaginables. Des expériences douteuses (transformer des bergers allemands en machines ou des soldats allemands en « super soldats », voir même le PanzerHund, machine d’une surpuissance folle, qui à elle toute seule à permis de faire pencher la balance pratiquement immédiatement en sont des exemples et encore, je ne cite pas tout le « bestiaire ») ou faire preuve de la pire des cruautés auront permis à ces nazi illustré dans The New Order d’arriver à leur fins. En balayant la notion d’humanité chez ces hommes et femmes, MachineGames ont à la fois permis d’offrir une immense crédibilité à leur uchronie, mais aussi permis à la licence Wolfenstein de se réinventer, « de repartir comme en 40 ».

Wolfenstein®_ The New Order_20170805175544.jpg

Des personnages criant de vérités livrés dans un monde à genoux

Wolfenstein®_ The New Order_20170805193024.jpg

La première chose qui étonne dans Wolfenstein The New Order, encore plus quand on avance de plus en plus dans l’histoire, c’est l’écriture des personnages. MachineGames ne nous fait pas qu’incarner Bj Blazkowicz, non il plonge le joueur, la joueuse et le spectateur/spectatrice dans la tête de BJ en nous faisant écouter ses pensées. BJ ne le dira pas à voix haute mais c’est un homme mélancolique, perdu et brisé, donnant le tout pour le tout lors de l’ultime assaut en 1946. Puis tout aussi bloqué dans sa tête que lui durant 14 ans qui se passeront en même pas une minute pour nous, on se rend compte que le héros propre sur lui, badass et invincible, est en fait un homme meurtri aussi bien physiquement que psychiquement. D’ailleurs, c’est grâce à une femme qu’il se reprendra en main. Et cette relation qui évolue tout au long du jeu incarne à merveille la fameuse lueur d’espoir propre à chacune des oeuvres, qu’elle soit littéraire, cinématographique ou vidéoludique. Inutile de vous spoiler mais à l’instar de BJ, la femme en question ainsi que les autres rôles plus secondaires profitent eux aussi de cet effort d’écriture et tout cela force le respect puisqu’il est assez étonnant de se rendre compte qu’au final Wolfenstein est beaucoup plus profond qu’il n’y parait de prime abord. Mais il ne faut pas oublier une chose essentielle, Wolfenstein The New Order à la particularité de ne jamais se prendre au sérieux malgré un sujet difficile. L’alchimie entre utilisation d’un univers uchronique et une touche plus légère (un exemple tout bête, la scène où Bj rencontre un général nazi où toute la scène est surréaliste), grâce notamment au « jeu » des personnages qui ne se prennent pratiquement jamais au sérieux et pourtant, nous sommes super loin des cabotinages des nanars vu à la TV.

Wolfenstein®_ The New Order_20170805191306.jpg

Un univers aussi sombre que l’uniforme nazi

Wolfenstein®_ The New Order_20170805224126.jpg

Malgré la meilleure des propagandes nazi qui explique calmement que leur victoire serait la meilleure chose qui soit arrivée au monde, ce dernier est « mort » le même jour que la victoire de l’armée d’Hitler. En ce sens, la palette de gris et de couleur illustrant le désespoir, la tristesse et toute ces belles émotions sont utilisés par MachineGames afin de nous immerger de la meilleure des façons. Tout est accaparé par les allemands, y compris la musique, tout cela sert donc à développer cette réalité alternative où le pire est arrivé. Et tout cela est utilisé afin de donner le plus de profondeur possible à Wolfenstein The New Order. L’immersion est totale puisque chaque détails transpire la crédibilité et l’assemblement de toute ces choses donne un résultat intelligent dans le sens où ça se « sent » que le studio à pris tout son temps en amont pour réfléchir sur comment rendre tout ça le plus crédible possible. Le résultat est saisissant, voir même captivant.

Wolfenstein®_ The New Order_20170805220756.jpg

Achtung bouffeurs de choucroutes, BJ est dans la place bitch !

Wolfenstein®_ The New Order_20170805182758.jpg

J’ai failli oublier le coeur d’un Wolfenstein, et c’est bien entendu ses fusillades. Dans Wolfenstein The New Order qui est un FPS, vous avez toute une palette d’armes à feu ou a énergie que vous pouvez pratiquement utiliser à une main et/ou à deux mains sur la simple pression de la touche haut de la croix directionnelle. En gros, vous avez le choix entre un fusil d’assaut ou deux fusils d’assauts en même temps, pareil pour l’arme de poing et le fusil à pompes. Ce qui peut être salvateur quand vous avez réellement besoin d’une grosse puissance de feu mais il faudra partager les munitions et ces dernières partent très très vite. De plus, pratiquement toute vos armes ont une option supplémentaire, comme le pistolet où vous pouvez y rajouter un silencieux, le fusil d’assaut a lui droit à un lance grenades et le fusil à pompes, des cartouches au schrapnel qui rebondissent sur les surfaces plates, idéales dans des endroits confinés. Sachez juste que Wolfenstein vous laisse le choix de la méthode, entre infiltration au couteau, que ce soit au corps à corps ou au lancer (oui oui vous pouvez jeter vos couteaux dans ces sales fils de… nazi) et rentre dedans décomplexé au possible. Néanmoins, la roue des armes avec L1 est quelque peu déstabilisante une fois en action puisque cette dernière est assez « sensible ». Je finis aussi sur la très légère touche de RPG puisqu’un arbre de compétence est embarqué. Néanmoins, pour déverrouiller de nouvelles compétences, il faudra réaliser des actions précises comme tuer 20 nazis au couteau de lancer, en tuer un certain nombre à la grenade et ainsi de suite. Ce système là, je vous avoue que chez moi, je le trouve bancal puisqu’il vous oblige non seulement à le jouer de la façon que le jeu exige de vous mais aussi à farmer les niveaux si vous voulez vraiment perdre du temps à vouloir toute les compétences dans un seul trajet (si vous voulez le platine ou les 1000Gamerscore, je vous envoie des bisous hein).

Wolfenstein®_ The New Order_20170809212748.jpg

Regardez mon nazi ! Regardez mon beau nazi ! Il est frais et endoctriné ! Allez, allez, il n’y en aura pas pour tout le monde !

Wolfenstein®_ The New Order_20170805222715.jpg

Sorti en 2014 donc, cette version PS4 ici testée de Wolfenstein The New Order à un peu vieilli au niveau de ses graphismes, pire, une fois qu’on se rapproche un peu de certains coins, on se rend compte que ça pixellise un peu, voir même beaucoup. Pareil au niveau des visages in game mais le jeu se rattrape au niveau de ses cinématiques qui adoptent les fameuses bandes noires cinématographique. De plus, avec ou sans le patch 1.01 d’un peu plus de 5 go, le jeu tourne sans aucun bugs entachant l’expérience. Le gameplay répond à la perfection et Wolfenstein The New Order se joue tranquillement, il faut juste la jouer sans faire le bonhomme lors des fusillades, puisque l’IA n’est certes pas une lumière mais elle compose par son grand nombre et sa puissance de feu, ainsi ça peut très vite partir en choucroute, même dans les bas niveaux de difficulté (enfin, juste en normal en fait). En ce qui concerne la bande son, cette dernière n’est pas particulièrement inoubliable et fait son taf sans vraiment briller, cela dit certains morceaux originaux comme I believe, Nowhere To Run et The House of the Rising Sun permettent au studio de développer un peu plus l’univers uchronique de Wolfenstein The New Order. Au niveau de la VF, on va dire que là, Machine Games fait fort, très fort puisque cette dernière est réellement de (très) bonne qualité, j’évoque juste quelque petits souci de synchro labiale par ci par là. Quand à la durée de vie de Wolfenstein The New Order, tout dépend de la difficulté à laquelle vous y jouez, si vous prenez le temps ou non d’arpenter les 16 chapitres ou si vous les rushez sans état d’âme, si vous fouillez votre environnement pour les collectibles (lesquels n’ont aucune utilité sauf les codes secrets qui vous donnent rendez vous dans le menu principal où des énigmes s’ouvriront à vous, qui débloquent par la suite des nouvelles choses comme deux niveaux de difficultés ou de nouvelles manières de jouer au jeu) mais en ce qui me concerne, j’ai dû le finir en une quinzaine d’heures, en prenant tout mon temps et en ne me prenant pas beaucoup de Game Over en normal (moins d’une dizaine à tout casser). De plus, après mon premier passage, j’ai dû le recommencer trois fois, juste pour le plaisir d’y rejouer mais aussi fouiller et observer un peu ce que le jeu avait en stock, ainsi que comparer les différences entre les deux versions découlant de votre choix de départ. Je finis aussi sur le fait que Wolfenstein The New Order est full solo, aucun multi embarqué et c’est plutôt une bonne nouvelle.

Wolfenstein®_ The New Order_20170806232609.jpg

Verdict

Wolfenstein®_ The New Order_20170807222827.jpg

Wolfenstein The New Order aurait pu être un vulgaire FPS enchaînant les phases de shoot que personne n’aurait rien trouvé à lui redire. Sauf que c’est plus « compliqué » que ça. MachineGames nous propose une oeuvre profonde, intelligente (mais pas trop), nous exposant un héros invincible au dehors mais brisé à l’intérieur dans une 1960 aux mains des Nazis. Wolfenstein pur sang, The New Order n’oublie pas qu’il est avant tout un défouloir ultra violent, ultra gore et ultra jouissif. En combinant ces deux aspects, MachineGames réussit le tour de force de propulser l’une des plus vieilles saga vidéoludique sur un terrain inédit et mâture. Réussit de bout en bout, Wolfenstein The New Order n’a pour moi qu’un seul défaut : son assez faible durée de vie puisque j’aurais aimé que ce retour en grande pompe de BJ Blazkowicz dure un peu plus longtemps.

Wolfenstein®_ The New Order_20170807230620.jpg

Les + :

  • Une profondeur d’écriture des personnages, qui pour moi, est plutôt surprenante
  • Deux versions d’une même histoire avec un choix d’entrée de jeu est une bonne idée je trouve
  • Un changement d’époque salvatrice pour la licence
  • Un univers uchronique à la fois très « Wolfenstein » mais aussi d’une remarquable intelligence
  • Un FPS bien gore, bien violent comme je les aime
  • Une VF bien foutue
  • Certaines musiques qui font mouche (comme Nowhere to run ou I believe)
  • BJ Blazkowicz bien badass face à une armée de nazis, qu’intéressant « au dedans »

Les – :

  • Il a pris un coup de vieux niveau graphisme (il est sorti en 2014)
  • J’aurais aimé que la campagne solo soit un poil plus longue
  • Une synchro labiale un peu zarb des fois
  • La roue de sélection des armes un peu trop sensible, surtout quand on se retrouve à 7 ou 8 contre 1
  • Pas vraiment de rejouabilité à mon sens
  • Une Originale Soundtrack qui manque d’inspiration et de folie
  • La fin, c’est trop pour un petit coeur comme le mien, surtout avec le générique de fin par derrière…

Son appréciation

Surprenant dans son écriture, Wolfenstein The New Order réussit à allier son côté FPS ultra gore et un côté plus mâture dans certains propos, même si le tout ne verse à aucun moment dans le très sérieux et reste à la frontière du nanar. En résulte une oeuvre maitrisée, qui nous parle certes encore une fois des nazis, ici transposés dans une uchronie rappelant la série Sliders ou l’oeuvre The Man In The High Castle. Un petit plaisir coupable qu’on doit au studio MachineGames et à l’éditeur Bethesda qui défoule un max, aux côtés de l’un des meilleurs héros que le JV puisse avoir dans sa besace.

L’extension stand-alone Wolfenstein The Old Blood

Wolfenstein-The-Old-Blood-Review-Screenshot-Wallpaper-Title-Screen

Comme en quarante… Six.

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170815175452.jpg

Une extension stand alone signifie que vous n’avez pas besoin du jeu de base pour y jouer et qu’elle à sa propre liste de trophées/Gamerscore (toujours bon de le rappeler pour les deux du fond)

On retrouve donc BJ Blazkowicz bien avant les évènements de The New Order, nous sommes en 1946 et la seconde guerre mondiale fait toujours rage. La mission de notre cher agent secret est assez simple sur le papier : infiltrer le château Wolfenstein pour mettre la main sur de précieux renseignements susceptible de faire pencher la balance. C’est donc parti pour une mission d’infiltration derrière les lignes ennemies. Une fois sur place, alors que la mission aurait dû être, du moins en théorie, une mission archi simple, va se compliquer d’un coup d’un seul. Fait prisonnier, BJ va devoir s’évader, mettre la main sur les renseignements et prendre la poudre d’escampette. S’étalant sur quatre chapitres, cette première partie profite à fond de son action (celle de se passer dans un château). Prison souterraine, catacombes, passages secrets, couloirs de pierres et cie seront le cadre de votre cache-cache incessants avec les nazis. Rien de vraiment nouveau du côté du gameplay, l’extension mise avant tout sur son ambiance et il faut bien avouer qu’elle fait ça assez bien. Une première partie bien foutue, bien écrite, oppressante par moments, vous avez toujours la liberté de gérer l’ennemi comme il vous plaira le plus. En infiltration ou en faisant cracher la poudre de perlimpinpin à canon, vous avez toujours le choix. Sachez juste que dans les endroits fermés, le fusil à pompes fait son taf et que votre nouveau jouet, aka un simple tuyau, est dévastateur au corps à corps.

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170815180513.jpg

Une petite nouveauté, ça ne se refuse pas

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170815182249.jpg

La seule nouveauté qui vaut vraiment le détour de cette extension, c’est… Un simple tuyau tout ce qu’il y a de plus basique. Si,si. Ce dernier, pouvant être séparé en deux, sera votre best friend for ever de Wolfenstein The Old Blood. Vous permettant à la fois d’accéder à des zones secrètes, de le fourrer dans l’oreille d’un nazi pas gentil ou escalader des parois, ce simple tuyau est en réalité une assez bonne idée de gameplay. Polyvalent, efficace et redoutable, il remplace assez bien le couteau dans les corps à corps et c’est à peu près ce que j’ai exigé de lui. Un mot sur la jouabilité au passage, cette dernière n’a absolument pas bougé d’un iota mais étant donné qu’elle était déjà excellente dans The New Order, je ne voit pas trop ce que je pourrais lui reprocher ici. Cependant, j’ajoute le fait que MachineGames à rectifier le tir au niveau de la roue de sélection des armes, puisque la sensation de sensibilité accrue à été supprimée et ça fait vraiment du bien, surtout en pleine fusillade bien intense.

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170815194147.jpg

Après une première partie, il y a (forcément) toujours une seconde (partie)

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170815213750.jpg

Après s’être échappé dans un déluge de feu, de sang et de rires de larmes, BJ atterrit dans le village annexe du château. Mais pas le temps de souffler puisqu’il va devoir se farcir une nouvelle connaissance archi fraîche, avant de se diriger vers le village de Wulfburg. Dans un paysage de désolation, BJ va découvrir à ses dépend que les nazis, pas forcément des lumières ceux là, ont découvert une chose ancestrale qui aurait dû restée sous Terre et qui à le pouvoir de transformer les morts en zombies. Oui rien que ça, BJ va devoir se farcir une tonne de zombie nazis et empêcher coûte que coûte que l’archéologue nazie ne se sert de sa découverte pour faire pencher la balance dans la guerre. C’est ainsi que dans les trois derniers chapitres que BJ avancera entre deux fusillades contre des nazis bien vivant et des hordes de morts un peu moins mort que prévu. Manette en main, le tout m’a fait furieusement penser au mode zombie d’un certain Call Of Duty mais avec la tronche de Wolfenstein. Alors certes le sentiment ne m’a pas quitté jusqu’au boss de fin mais le résultat final verse dans l’efficacité, même si ça manque cruellement d’originalité. Deux genres sur-utilisés que ce soit dans les JV, les séries et au cinéma en un, il ne faut pas faire son difficile. Pour finir, je vais vous parler du boss final. MachineGames, indirectement, pose encore la pierre du dégout du procédé du boss par chez moi. Inutile, grossier tas de pixel et… D’une difficulté exceptionnelle, à tel point que la difficulté « normale » d’un simple FPS lambda à monter en flèche. Alors bien évidemment, je me doute bien que d’autres joueurs l’ont fait « easy » mais en ce qui me concerne, je n’ai pas de honte à dire que mettre un boss de fin de jeu aussi inutile et aussi inutilement difficile pour un rien, gâche énormément cette extension qui à pourtant enchaîner le très bon durant ses 8 chapitres.

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170816230653.jpg

Technique, graphisme, bande son, durée de vie et contenu

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170817194326.jpg

Au niveau du contenu, vous avez bien entendu cette histoire coupée en deux parties, chacune réparties sur 4 chapitres, qui s’enchainent parfaitement bien, sans aucune coupure. Mais il n’y a pas que ça, puisque vous faîtes le tour du scénario en 7 heures grand max, vous avez aussi 8 chapitres « cauchemars » répartis dans les 8 niveaux (ils sont dans la même veine de ceux dans The New Order et ils vous permettent de vous refaire un niveau des tout premiers Wolfenstein avec leurs graphismes d’antan) ainsi que 8 défis qui rappellent furieusement le mode Mercenaries des derniers Resident Evil (je parle de la trilogie 4, 5 et 6) où votre but étant de décrocher des médailles (or, argent et bronze) en « scorant » et pour ça, il faudra vous farcir des vagues d’ennemis. De plus, vous avez des collectibles à récupérer dans l’histoire ainsi qu’un arbre de talent à valider en faisant des actions bien précise comme tuer x nombre d’ennemi en étant à couvert et ainsi de suite. Au niveau de la technique, pesant presque 40 go, il n’y a aucun patch à télécharger, cette extension ne me posa aucun souci particulier, c’est toujours bon de le dire. Au rayon des graphismes, sorti un an après The New Order, on peut dire que c’est visible direct et que ce stand alone est plutôt beau, surtout dans ses paysages, magnifiques. L’effet de pixellisation outrancié à totalement disparu au passage. Mais je trouve que The Old Blood se débrouille assez bien dans son OST et ses différents bruitages. C’est simple, tout est fait pour renforcer l’immersion de ce côté là et c’est une réussite sur toute la ligne.

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170817214857.jpg

Verdict

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170816232725.jpg

Wolfenstein The Old Blood est une extension qui sait qu’elle est « là » pour nous procurer quelques heures supplémentaire dans cet univers si particulier. Une histoire coupée en deux parties qui fait cohabiter espionnage et fantastique/horreur avec efficacité. Au niveau du gameplay, rien n’a bougé ou presque et l’ambiance, aidée par une OST bien foutu et des bruitages immersifs, est ici maitrisée du feu de dieu. Avec quand même de quoi faire pour vous occupez pendant une grosse dizaine d’heures environ, cette extension stand alone réussit le grand chelem jusqu’à se prendre les pieds dans le tapis avec son boss de fin inutile et sans grand intérêt.

Wolfenstein®_ The Old Blood_20170817172046.jpg

Les + :

  • Un prequel à Wolfenstein The New Order vraiment bien foutu et intéressant à suivre
  • Une ambiance parfois malsaine, surtout dans la première partie
  • Certains décors, totalement magnifique
  • Le tuyau, amenant un peu de fraîcheur dans le gameplay
  • Certaines armes qui font très très mal (comme le simili pistolet à « grenades » ou le fusil coup par coup)
  • Il y a quand même de quoi faire durant un bon 10 heures

Les – :

  • Pas vraiment original pour un sou au moment de l’arrivée des zombies…
  • Le boss de fin, inutile et d’une difficulté servant plus à allonger artificiellement la durée de vie que simple défi pour clôturer l’extension en fanfare
  • Toujours ce « souci » d’absence de rejouabilité autre que les collectibles et l’achèvement de l’arbre de talents

Pas d’appréciation sur les extensions

*Critique et screenshots réalisés sur les versions PS4 commerciale de The New Order et The Old Blood achetées par mes soins

 

2 commentaires

    1. Pareil, j’en parle un peu partout tant ce Wolfenstein mérite le coup d’œil, merci pour le com’ 🙂

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s