Critique de Alien Isolation

Le cinéma et le Jeu Vidéo ont depuis la nuit des temps tentés de se rapprocher. Parfois avec une réussite mesurée mais en règle générale, le résultat était catastrophique. C’est ainsi que la saga Alien peut se targuer d’avoir été la cible de nombreuses adaptations vidéoludique. La dernière en date, Aliens Colonial Marines, fût une abomination sans nom et Sega se devait de réagir au plus vite et au mieux. C’est le début d’un miracle développé par The Creative Assembly, qui nous propose sa vision de l’univers du fameux monstre baveux qui a pris vie au cinéma en 1979 par Ridley Scott. Direction donc Sebastopol mais attention, personne ne vous entendra crier dans l’espace froid, vide et silencieux…

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Une critique bien évidemment garanti sans spoils aucun.

Comment bien adapté un univers cinématographique en Jeu Vidéo ?

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The Creative Assembly nous propose d’incarner Amanda Ripley, la fille de l’illustre et emblématique Ellen Ripley, incarnée par Sigourney Weaver, dans le film culte de Ridley Scott, Alien le 8ème passager (sorti en 1979). Situé 15 ans après le 1er film de la franchise et 43 ans avant Aliens de James Cameron, Alien Isolation vous propose donc de vous mettre dans la peau d’Amanda, mécano de génie, désireuse de faire toute la lumière sur la disparition de sa mère. C’est ainsi qu’elle suivra Samuels, un synthétique de la fameuse compagnie Weyland-Yutani, qui lui fait part de la découverte récente de la boîte noire du fameux Nostromo. C’est ainsi qu’à bord du vaisseau Torrens, que la belle et courageuse Amanda se dirige vers la station Sebastopol, laquelle est totalement déserte à leur arrivée. Pire, la station accuse le coup de sérieuses avaries plus ou moins grave, compromettant la vie à bord. A la suite d’un coup du sort, Amanda se retrouve seule dans la station. Non seulement, elle devra survivre aux hordes de synthétiques devenus détraqués et au reste d’humains à bord mais elle devra également affronter un seul et unique Xénomorphe. Et quand je dit elle, je parle bien évidemment de vous, joueuses zé joueurs.

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Je m’enfuis, je m’enfuis… Et maintenant, je me brise la jambe, comme ça je serais sans défense, crac !

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Au lieu de nous ressortir le sempiternel jeu d’action où il faut buter de l’alien par paquet de trente à la minute, Alien Isolation décide donc, dans sa grande mansuétude, qu’il était temps d’arrêter avec ces conneries là. Ici, les maitres mots seront l’infiltration, la survie et le cache-cache. D’ailleurs, en 2014, Alien Isolation était le précurseur de ce genre de Survival Horror. Bien d’autres après ce premier essai, lui emboiteront le pas comme Outlast (qui lui fait accélérer son rythme en vous faisant prendre vos jambes à votre cou de façon perpétuelle) ou plus récemment Prey, à des degrés moindres cela dit (je pense notamment au Cauchemar, gros machin de deux mètres qui peut vous tuer en un coup mais que vous pouvez soit tuer ou soit fuir durant deux minutes). Puisque ici, vous devrez survivre au plus illustre monstre que le cinéma puisse compter, du début (deux ou trois heures après le début du jeu) jusqu’à la fin de la partie, où vous serez constamment poursuivi(e) par un Xénomorphe désireux de vous foutre sa queue dans le bide ou de vous faire les quatre bises. D’ailleurs, le bougre sera de plus en plus imaginatif dans le harcèlement, puisqu’il vous traquera sans relâche, tel un paparazzi aux fesses de la star que vous voulez. A vous donc de vous déplacer en faisant le moins de bruits possible et surtout de vous planquer à son arrivée, sinon c’est le game over direct. Vous l’aurez compris, la proie du jeu n’est plus l’IA mais bel et bien vous. Et dans ce sens, sachez que vous ne serez pas sans défense, outre le fait qu’il faudra bien évidemment vous servir de votre matière grise. Cela dit, notre Xénomorphe adoré n’est pas la seule menace qui pèsera sur votre vie à bord de Sebastopol. Comme si l’alien n’était pas de trop, il faudra aussi affronter ou fuir des hommes et des femmes désireux de se barrer par n’importe quel(s) moyen(s) et aussi les fameux synthétiques ayant pour consignes de buter tout ce qui bouge ou presque, de plus, aussi étrange que cela puisse paraître, l’alien et les synthétiques sont copains-copains car en effet le Xenomorphe ne s’attaque pas à eux… Vous serez donc dans la merde totale tout au long du jeu. Non seulement, vous avez un alien aux fesses, mais vous devrez la jouer fine face à un surnombre constant des autres pensionnaires de la station.

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Une proie sans défense ? Oui, mais euh non mais en fait oui mais pas vraiment.

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Déjà que vos chances de survie sont pratiquement de zéro, surtout face à un Xénomorphe, devoir arpenter Sebastopol sans rien était du suicide. C’est pourquoi vous mettrez la main sur de l’équipement tout au long de votre fuite. Un révolver, un fusil à pompes, un lance flammes, mais aussi de quoi créer vous même (il faudra au préalable ramasser tout plein de choses en fouillant l’environnement cela dit) des mines IEM et des cocktails Molotov (entre autres), vous allez devoir survivre du mieux que vous pourrez avec tout ce gentil barda. Néanmoins, les munitions se faisant rare, il sera dans votre devoir d’utiliser tout ça avec parcimonie. Juste une chose pour les plus malins d’entre vous : le Xénomorphe ne peut être tué, même si il est sensible au feu. De plus, vous servir de vos jouets fait du bruit. Enormément de bruit d’ailleurs. Donc, là encore, intelligence et ruse doivent être combinées afin de survivre tout au long des 19 chapitres que compte Alien Isolation. D’ailleurs, sachez que vous n’êtes pas obligé de tuer les humains et les synthétiques à bord, vous pouvez tout aussi bien les contourner et ça, parfois, bah ça fait du bien, surtout pour le niveau de stress car je vous rappel, encore une fois, qu’en cas de gros bordel sonore, c’est l’autre ‘culé qui débarque pour manger les petits fours. D’ailleurs, au passage, sachez que vous pouvez mettre au point des stratégies de base, simplistes, mais qui pourraient vous faciliter la tâche si vous « gérez » le Xénomorphe. C’est à dire que si vous vous arrangez pour faire du bruit dans une bande d’humains vous empêchant d’avancer sans combats, que vous avez la possibilité d’attirer l’alien sur eux. Forcément, ce dernier fera le ménage mais la contrepartie étant qu’il deviendra de fait, la nouvelle menace. A vous de voir si vous préférez vous coltiner vos semblables ou notre bon vieux alien chéri. Et pour finir, sachez juste que votre barre de vie ne remonte pas toute seule. Hé oui, on dit bonjour au kits de soin à se foutre soi même dans le bras.

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Un face à face digne de la saga ?

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Avant de le rencontrer pour la première fois, vous n’entendrez parler de l’Alien que par bribe ici ou là, le présentant comme un assassin inconnu, une chose, un monstre invisible. La technique pour en faire le monstre tapi dans le noir se fait donc par petites doses afin de vous l’imprimer dans votre subconscient. D’ailleurs, j’ose même le comparatif avec le fameux film de Spielberg : Les dents de la mer ou Jaws dans sa VO, tant Alien Isolation prend son temps pour vous envoyez dans les pattes de notre Xénomorphe méga-star interplanétaire. Une technique à double tranchant puisque la peur en elle même est une chose particulière et inédite. En effet, la peur est personnelle et est exclusive à tout un chacun(e). Mais la mienne de peur, du moins depuis Outlast, est d’être désarmé face à une menace invincible et clairement, nous sommes ici dans ce schéma. Je gère facilement les humains et les synthétiques mais l’Alien, en ce qui le concerne, c’est tout de suite moins facile. Insatiable, inarrêtable, puissant et sans pitié, le gentil et adorable monstre est une plaie constante, même quand il n’est pas là. Et c’est là l’exploit d’une peur (enfin à mon humble avis). Celle de l’inconnu, de la chose qui se terre dans un coin où vous ne pouvez le voir. Lancinante, omniprésente, qui ne vous lâche pas. Vous savez qu’à tout moment, il peut débarquer devant vous, derrière vous, au dessus de vous. Dans ce couloir ou ce conduit plongé dans le noir, dans cette pièce éclairée ou quand vous vous apprêtez à sauvegarder, le dos tourné… Donc en ce qui me concerne, Alien Isolation réussit son tour de force de me foutre les jetons constamment. Donc la réponse à la question est oui, The Creative Assembly réussit son pari de nous faire redécouvrir toute la puissance du Xénomorphe, tout ce qui fait de lui la légende cinématographique qu’il est. Au passage, son IA est pour moi assez bien foutu étant donné qu’il répond à des « commandes » plutôt simple : vous faîtes du bruit, il débarque, vous vous retrouvez nez à nez avec, c’est pratiquement la mort assurée si vous ne lui échappez pas (ou si vous n’avez pas de lance flammes sous la main…) et si il se doute que vous êtes planqués dans un placard dans la même pièce que vous, il regardera attentivement chaque placard et ainsi de suite. En bref, The Creative Assembly à fait de son Xénomorphe, le Némésis ultime, invincible et sans pitié. Mais, il ne faut pas oublié que le monstre ne réussit pas tout seul son exploit car il peut aussi remercier deux autres éléments prépondérant à son come back : l’ambiance sonore et la photographie.

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Un alien, une bande son et une fidélité à l’univers de 1979 sont dans un bar…

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The Creative Assembly s’est donc inspiré du premier Alien afin de nous jeter dans la même « temporalité » que le film de Ridley Scott. Tout est fait pour nous rappeler l’identité visuelle du film de ce bon monsieur à l’époque où il savait faire de bons films (ceci était un tacle totalement gratuit et assumé). Des écrans cathodiques (et leurs tailles) à la technologie d’hier (il n’y a qu’à voir le détecteur, énorme bazar digne d’une mini TV de surveillance). Bref, Alien Isolation sent super bon le rétro-futurisme et de ce fait là, nous offre une bien belle bouffée d’air (vous l’avez ? Bouffée d’air, espace tout ça…). Ses environnements, assez fermés, s’offrent pour le coup une photographie que je trouve particulièrement magnifique. Non pas dans ses graphismes, où je reviendrais plus tard, mais dans son ambiance où la lumière joue un grand rôle dans un environnement fermé, à la limite de l’anxyogène. Mais cette ambiance « couloir » est magnifiquement retranscrite, à tel point qu’on ne se rend pas compte tout de suite que cette station de Sebastopol nous à capturé(e), enfermé(e), nous livrant à son redoutable pensionnaire… De plus, outre l’ambiance et l’environnement, la bande son peut se targuer de jouer un rôle prépondérant dans votre malsaine aventure. Tout est fait pour vous filer la pétoche et la bande son du jeu, l’une des meilleures que j’ai pu entendre (encore, oui je sais, ça devient une habitude chez moi ces temps ci) vous accompagnera tout le temps. Et pas question de vous ménagez, non. Tantôt inquiétante, tantôt harcelante, la bande son veut sentir votre inquiétude à chaque moment et fera son possible pour ne jamais vous mettre à l’aise. A tel point que je me demande si la bande son et l’alien n’étaient pas en compétition pour vous démonter la gueule…

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Les Ripley et les Aliens, c’est finalement du je t’aime moi non plus non ?

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Je l’ai dit plus haut, vous incarnez donc Amanda Ripley, la fi-fille de la trop badass Ellen. Amanda à plus de couilles que moi et elle peut se targuer d’être courageuse, bien plus que sa mère (sauf que le contexte est différent du 1er film et du jeu, j’en suis conscient). Donc, même si je n’ai pas très envie qu’une horde de féministes extrêmiste me tombe dessus, il faut quand même bien le dire : Amanda est aussi belle que méchamment badass. De plus, à l’heure où même en 2017, il y a des FPS qui osent sortir sans offrir le don de parole à son héros ou héroïne (Oui c’est de toi que je parle, Prey), Alien Isolation, sorti en 2014 je le rappel, fait parler Amanda et clairement, bah ça aide un peu plus à l’immersion, même si il n’y a aucune raison de ne pas apprécier notre héroïne. Bref, là encore, Alien Isolation se permet d’avoir un gros point positif puisqu’il ne jette pas une poupée de chiffon muette face un Némésis faisant son job, non, il nous offre un face à face entre deux espèces solide et pour le coup crédible.

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Une histoire haletante, mené tambour battant et digne du cinéma, oui rien que ça.

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Au niveau du scénario ou plutôt de son écriture, il s’étale sur 19 chapitres et sur plus de 20 heures de jeu. Il se permet donc de raconter l’histoire d’Amanda Ripley qui cherche les réponses à ce qui est arrivé à sa mère quinze ans plus tôt. Elle suivra donc Samuels, qui lui affirme que la station Sebastopol a récupéré la boite noire du Nostromo. Une fois sur place, rien ne se déroulera comme prévu et Amanda se retrouvera seule. De plus, elle va devoir affronter un Xénomorphe. Le scénario cultive pas mal de questions comme : Comment Sebastopol à mit la main sur la boite noire du Nostromo ? Que fout un alien à bord ? Comment que ça se fait qu’Amanda soit aussi balèze que sa mère ? (Nan celle là, c’est pour détendre l’atmosphère). Bref, un scénario assez classique, franchement bien écrit qui est une sorte d’hybride entre le Cinéma et le Jeu Vidéo, puisque il alterne des moments absolument dingues à l’aide de cinématiques (avec et sans bandes noires venant tout droit là encore du cinéma) et des moments où il vous jette dans des situations de stress constants (comme parfois où il faudra par exemple remettre le courant avec des sirènes d’alerte à fond les ballons, avec la présence obligatoire de l’alien dans les conduits…) En bref, le scénario nous raconte une histoire maitrisée tout en vous offrant le 1er rôle et le face à face avec l’alien qui va avec. Même si à partir du chapitre 10 et à la suite d’un climax scénaristique assez intense, non seulement la dramaturgie retombe mais en plus les niveaux dans lesquels vous devez avancer se montrent plus difficiles à appréhender. Ce que je veut dire, sans spoiler bien évidemment, c’est qu’à partir de la seconde moitié du jeu, celui ci à une fâcheuse tendance à vous rendre la tâche plus difficile sans parvenir à maintenir cet état de stress permanent de la première moitié. En résulte un sentiment non pas de gâchis, mais d’incapacité du jeu à se renouveler immédiatement après avoir pratiquement atteint un point de non retour dans son action, ce qui est quand même assez exceptionnel, tant les événements à bord de Sebastopol auraient mérités un meilleur traitement…

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Le service maintenance de Sebastopol est demandé à l’accueil…

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Du point de vue technique, outre un bug de déclenchement de script au début de l’aventure et quelques petits bugs d’affichage (comme les flingues qui restent en l’air), on peut dire qu’Alien Isolation roule sans souci, aucun problèmes handicapant mon avancée n’est à noter. Sur le plan des graphismes, il faut rappeler que le jeu est sorti en 2014 et que trois ans après, il faut bien avouer que celui ci n’a absolument pas du tout vieilli. Et je ne parle pas de l’identité visuelle mais bien des graphismes en eux mêmes, les effets de lumières sont superbes, la gestion du clair/obscur est ici sublimé et mieux, les graphismes renforcent l’ambiance unique de cette station en perdition. Peut être un point négatif quand aux déplacements des pnj, humains comme androides qui sont un peu « raides » mais c’est réellement du chipotage. Quand au gameplay, celui ci à la particularité d’être assez bizarre. Les commandes pour notamment recharger ses armes vous demanderont du temps, puisque comme dans la réalité, Amanda recharge balles par balles mais si vous voulez refaire le plein, il faut appuyer sur carré pour chaque balles. De plus, les déplacements donnent une impression de « lourdeur » dans vos premières heures, ce qui a pour point positif de vous faire penser au fait que vous sentez bien votre personnage manette en main, mais il faut bien avouer que ça peut surprendre. Ensuite, il y a le syntoniseur, qui vous demandera des petits jeux pour pouvoir « hacker » des terminaux ou des portes. Si certains mini jeux sont super simples, d’autres se montrent assez peu évident de prime abord (imaginez vous en situation de stress…), voir même totalement incompréhensible, puisqu’il m’est arrivé sur plusieurs mini-jeux où ces derniers étaient résolus où je n’avais même compris comment j’avais fait mon compte pour y arriver… Quand à la gestion de la sauvegarde, celle ci est manuelle. Ce qui exigera de vous de sauvegarder très souvent sinon, en cas de mort, vous recommencez direct à la dernière sauvegarde effectuée (avec ce que vous avez fait entre temps), notons d’ailleurs que le moment de sauvegarde rajoute du stress au stress, puisqu’il vous faudra attendre trois secondes avant d’enregistrer votre partie. Ces fameuses trois secondes de patience est totalement voulu et assumée par le jeu et je vous avoue que c’est une feature intéressante dans le sens où au contraire d’un Resident Evil où ce dernier avait inventé les fameuses « safe room », hé bien ici, même pour sauvegarder, vous n’êtes pas du tout à l’abri d’un méchant coup mortel dans le dos. Donc, même pour enregistrer, vous n’êtes pas du tout à l’abri dans Alien Isolation. Une autre feature, cette fois ci liée directement à la Dualshock 4 de la PS4, où je vous rappel que la manette est munie d’une barre qui fait de la lumière (j’ai pas mis de copyright sur cette description, allez y franchement…) et cette dernière est mise à contribution dans Alien Isolation. La couleur bleue pour signifier qu’aucun danger n’est à signaler et la lumière verte pour vous indiquer qu’une menace se trouve dans les environs. C’est bien le seul JV, du moins sur PS4, où cette fameuse barre lumineuse est ainsi sollicitée avec autant d’intelligence.

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Verdict

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Proposer une nouvelle itération vidéoludique de la saga Alien après Alien Colonial Marines était un énorme risque pour Sega. Pourtant, en confiant la licence à un studio qui n’avait jamais fait ce genre de JV, fut un risque qui paye au final. D’une fidélité exemplaire, exceptionnelle et miraculeuse, Alien Isolation n’est pas qu’une simple adaptation vidéoludique de plus, non. Alien Isolation se paye le luxe d’assumer à la fois son identité de vrai JV mais aussi le fait que son univers vient avant tout du cinéma. En combinant les deux, Alien Isolation prouve qu’on peut vraiment réaliser un JV avec un univers cinématographique à condition de se donner les moyens. On peut certes lui reprocher une seconde partie un peu en dessous d’une première partie d’une puissance exceptionnelle mais Alien Isolation est pour moi la meilleure adaptation cinématographique puisqu’il se permet de suivre sa propre route à bord d’une station spatiale en proie à un Xénomorphe surpuissant et invincible. Fidèle, généreux, comportant des moments absolument dingues, Alien Isolation ne vous laissera pas indifférent, tant au niveau de son ambiance sonore, de ses environnements plongés dans le noir le plus total ainsi que son face à face entre Amanda Ripley et le plus connu des monstres du cinéma. Peut être pas LE meilleur JV de tout les temps, mais LA meilleure adaptation cinématographique en JV, tout genre confondu, que je recommande de toute urgence, tout simplement.

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Les + :

  • La fidélité de l’univers du 1er Alien retranscrite avec une minutie exemplaire
  • Une ambiance sonore d’une puissance impressionnante
  • Une gestion de la lumière plutôt bien foutu
  • Une durée de vie longue, très longue et surprenante
  • Un face à face Amanda/Alien digne du cinéma
  • La barre lumineuse de la manette a enfin trouvé une utilité dans un JV !

Les – :

  • Quelques petits bugs ici ou là
  • Deux légères incohérences, non pas scénaristiques, mais qui étonne (dont une avec les synthétiques et l’alien)
  • Certains mini jeux qui sont assez flou et qui ne sont pas expliqués à leur résolution (d’ailleurs suffit de pianoter comme si vous connaissiez le bordel, ca passe easy)
  • A quand la suite, bordel de **** à la **** dans le **** ?

Son appréciation

Fidèle, généreux, oppressant, d’une puissance incroyable, Alien Isolation est le résultat d’une énorme prise de risque qui paye. Peut être pas le meilleur JV mais LA meilleure adaptation cinématographique en Jeu Vidéo. De plus, Alien Isolation est bel et bien la preuve qu’en effet, le JV peut adapter des oeuvres du cinéma, mais sous certaines conditions.

*Critique et screenshots réalisés à partir d’une version PS4 commerciale, généreusement prêtée par ZengInGame ❤

Si jamais, à la lecture de cette critique, vous souhaitiez en savoir plus sur ce fameux Alien Isolation, je vous propose la talentueuse et bien trop badass pour nous autres mortels, augmentés ou non, PlayHer (le lien de son Twitter ici). Cette gentille demoiselle vous propose le let’s play entier du jeu sur sa chaine Youtube à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=F7PWIb8EAqA

Je vous rajoute aussi sa chaine Youtube car elle mérite d’être un peu plus connue (et aussi parce qu’elle est cool hein) : https://www.youtube.com/channel/UCGxBNXMQ5EgvXwOyqbQwu9A

 

 

4 commentaires

  1. – Et comme d’habitude, une excellente critique d’un jeu que j’ai particulièrement aimé même si j’ai mis plusieurs mois à le terminer.
    J’aime beaucoup la saga Alien et effectivement c’est une excelllente représentation videoludique de celle-ci, voire même la meilleure.

    C’est oppressant, stressant, énergique à la fois même si, pour mon cas, l’effet de peur est vite partie à force de s’habituer à l’ambiance.

    J’en garde un excellent souvenir, et je te remercie pour cette critique, toujours très agréable de le lire l’ami ! ❤️

    Aimé par 1 personne

    1. J’ajoute que même si je connais très bien l’univers d’Alien, que je n’en suis pas forcément un grand fan 🙂 Mais merci très cher ❤❤❤❤❤ Ravi que ça plait car c’est réellement le but 😎

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  2. J’ai l’impression que l’originalité scénaristique se trouve aujourd’hui dans les jeux vidéos, qu’il est grand temps de considérer comme un art. Je pense à des histoires intenses comme The Witcher 3 ou The Last of us, qui sont capables de provoquer des sentiments aussi puissant que devant un film ou un roman.

    Aimé par 1 personne

    1. Je pense aussi que le JV jouir de son statut de media spécifique pour réussir la ou le cinéma ne peut forcément pas y arriver 🙂

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