Critique de Doom

C’est en 1993 que Id Software et John Carmack sortent Doom. Inventant à lui tout seul le concept même de FPS, la licence s’est forgée un nom tout au long des années qui passèrent. 23 ans plus tard, en 2016 donc, le reboot de Doom sort sur consoles et PC du moment. Toujours développé par Id Software et édité cette fois ci par Bethesda, le reboot de Doom à séduit autant les joueurs que déçu la presse spécialisée. A mon tour, presque 1 an après sa sortie, d’aller démonter du démon par paquet de quarante douze.

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Je m’occupe avant tout du solo. Bien que j’ai tâté un peu du côté du multi, je ne juge pas important d’en parler ni d’en retirer un quelconque jugement dans cette critique.

Are you ready Marine doom ?

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Ce Doom 2016 est donc un reboot. On « oublie » les anciens épisodes et on repart sur une nouvelle base. Vous incarnez donc un homme qui se réveille sur une table, enchainé. Autour de lui, un spectacle gore et des « invités » qui veulent avant tout lui arraché la tête. Pourquoi ? Qui est-il ? Tout au long du jeu, un peu à la manière des dernières productions Bethesda, l’histoire du jeu ne nous est plus racontée, nous la subissons. C’est à dire que direct lors du début de votre partie, vous êtes jetés dans le grand bain et bon courage, démerdez vous avec ce qui vous tombe et tombera dessus. Pas de cinématiques, pas de pause café toute les 20 minutes à coup de bande noires en haut et en bas de l’écran. Ce qui joue avant tout sur votre immersion. A vous de trouver les réponses si vous le souhaitez puisque c’est optionnel. Vous pouvez tout aussi bien buté tout ce qui ressemble à un démon sans vous préoccupez de l’histoire et du background de Doom puisqu’il y en a quand même. Un peu mais comme c’est présent, autant prendre le temps d’en parler.

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Un FPS avec un scénario mais qu’est-ce que c’est que ce bordel O_o ?

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Donc dans ce fameux « scénario » (j’entends les rires dans le fond de la salle tiens), vous vous réveillez dans la peau du seul mec capable de calmer les malotrus de service qui ont pris les pleins quartiers d’une base sur Mars. Une scientifique de l’UAC, Olivia Pierce de son petit nom, à décidé comme ça, un bon matin, qu’il serait super méga cool d’ouvrir les portes de l’Enfer. Sur Mars, hé oui. Sauf que l’arrogance de l’homme (ou plutôt de la femme dans ce cas précis, désolé mesdames), croyant pouvoir contrôler les démons aura eu raison de la station. Tout le monde ou presque y est passé, dans une folle gerbe de sang repeignant les murs, sols, plafonds et de démembrement de bras, jambes, tête, mains et pieds sous le doux son de Coum-baya. Quand à vous, vous vous réveillez au milieu de ce bordel et vous n’avez pas d’autres choix que de vous frayez un chemin entre deux fusillades bien senties. Tout au long des 13 niveaux que compte le solo de Doom, ne vous attendez pas à des situations de fou comme Hollywood sait le faire, non. Ici, il y a le concept « à l’ancienne » qui fait loi. Puisque Doom n’a rien à vous donner de neuf mais il vous invite à reprendre vos bons vieux réflexes qui ont fait de vous le « vieux de la vieille » que vous êtes. Ou alors de vous montrez qui était le patron du FPS aux grandes heures du genre avant que ça parte en couilles total (n’est-ce pas Call Of Duty ?). Vous avancez dans un couloir ensanglanté, vous butez tout ce qui bouge, vous reprenez votre « route », vous vous tapez un vilain boss et ainsi de suite. C’est déroutant de se dire que c’est bien trop classique pour que ça fonctionne encore en 2016 (2017 maintenant) et pourtant, on peut dire que Doom est l’exception qui te viole ta règle (ou ton équerre). Tout au long de cette histoire, on se rend compte que nous, le héros, propre, gentil et muet (et sans personnalité) n’est rien d’autre qu’un pantin articulé qui fera les sales besognes de la tête pensante de l’UAC qui avait alors pratiquement tout préparé de A à Z. Le récit, optionnel, n’est juste là que pour motiver le joueur à tout buter et poursuivre une histoire classique, qui ne prend pas de risque et qui se focalise avant tout sur le gameplay.

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C’est dans les vieux pots qu’il faut étouffer le démon

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Le gameplay de Doom peut être surprenant et peut demander du temps pour s’y adapter puisque bien aidé par un 60 fps constant, le jeu est rapide, fluide et vous demandera de bouger, sans arrêt. Dans les premières minutes, ça peut être surprenant mais on finit par s’y faire et se rendre compte de la puissance d’un tel gameplay. A la manette, les contrôles sont simples et s’assimile plutôt vite et on se surprend par interchanger d’armes tout en esquivant les ennemis à l’écran. Un mot sur ce fameux gameplay : Grisant. Défoulant même. On à même cette impression que le patron de la pièce, c’est soi même. En clair, le gameplay de Doom est l’une des plus belles choses du jeu et les sensations retirées sont excellentes, à un tel point que je n’avais qu’une envie, reprendre ma campagne où je l’avait laissée une fois celle ci quittée, gage quand même de l’effet produit.

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Le physique, c’est pour les lopettes, les performances, c’est mieux !

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Aucune personnalisation cosmétique, toute la partie customisation vous servira à upgrader vos performances, autant celle de la tenue, de vos armes mais aussi vos munitions, votre santé comme votre barre d’armure. Tout ceci est à récupérer en fouillant bien les lieux, en relevant des petits défis du niveau ou en tuant tout ce qui bouge. En clair, entre deux fusillades, le jeu vous demandera, si vous le souhaitez, car là encore c’est optionnel, de fouillez chaque recoin afin de mettre la main sur ce qui vous servira à vous rendre de plus en plus fort et je peut vous dire que vous sentirez la différence.

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La partie technique, graphique et sonore du machin

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Je vais tout de suite parler du gros point positif de cette partie : l’Original Soundtrack de Doom. Pour ne pas y aller par quatre chemins, c’est juste de la folie furieuse et l’OST rejoint sans sourciller les meilleures bande son vidéoludique que j’aurais pu écouter. Du lourd, tout simplement ! Techniquement parlant, après avoir téléchargé la mise à jour de 29 Go ( hé ouais 29 PUTAIN DE GO et je ne vous dit pas le temps qu’il m’aura fallu pour la dl, ce serait amusant), Doom ne rame pas, à toujours tourné en 60 fps constant sans problème. Juste à noter un bug où j’ai été bloqué dans le décor lors d’une grosse baston me forçant à reprendre au checkpoint précédent ainsi que des textures qui avaient un peu de mal à s’afficher mais c’était très rare sur les 10-15 heures qu’il m’aura fallu pour boucler un solo qui m’aura retenu. Graphiquement parlant, c’est la direction artistique qu’il faut noter. Entre courant futuriste et ambiance apocalyptique, infernale, le jeu est cradingue au possible dans ses décors. Du sang, des corps partout, des environnements fermés ultra sombre, jouant un peu justement sur notre claustrophobie, Doom fait tout pour vous étouffer, même dans ses arènes et il réussit à produire ce sentiment de non-sécurité permanent, en jouant avec la disposition permanente des pièces et couloirs que nous arpentons. En ce sens, le jeu exigera de vous un sens pointu de l’orientation sinon, vous vous perdrais régulièrement et pesterais contre cette architecture à l’ancienne. En revanche, si vous savez vous orientez, Doom se traverse en toute tranquillité, même si il faut parfois s’aventurer hors du tracé afin de fouiller les recoins les plus secrets de cette fichue station.

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Verdict

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Doom réussit à se forger la place qui lui appartient de droit en faisant ce qu’il sait faire de mieux : nous proposer un gameplay tellement nerveux que les phases de shoot sont défoulantes, jubilatoires, puissantes et addictives. Malgré un scénario en retrait, l’ambiance étouffante des environnements fermés contribue à rendre Doom un peu malsain parfois et joue sur un côté clautro-phobique bien foutu. On pourrait lui reprocher sa non prise de risque puisque il est avant tout pensé à l’ancienne mais pour moi, c’est cela sa prise de risque : en 2016, un FPS décide de nous montrer ce qu’était le FPS d’avant 2000 et ça, c’est couillu. De plus, Doom se dote de l’une des meilleures OST qu’il y ait sur cette génération, je pourrais seulement lui reprocher une bien trop courte campagne solo et encore, ce serait du chipotage quand au fait que ce solo, qui m’aura scotché entre 10 et 15 heures aura été intense, puissant et addictif. Un petit bijou, imparfait certes, mais qui fait le job haut la main.

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Les + :

  • Une campagne solo intense et addictive
  • Un gameplay ultra jouissif
  • L’ambiance graphique cradingue qui fait son effet
  • La bande son, c’est juste de la folie furieuse
  • Le background insufflé, je trouve que c’est super intéressant

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Les – :

  • On voit pas le temps passer tellement c’est un poil court
  • Une maj de 29 GO au calme
  • Un scénario qui s’oubliera assez vite
  • J’aurais bien aimé une lampe torche certaines fois…
  • Les boss, je me souvient pourquoi je ne supporte plus les combats de boss
  • Le background optionnel en arrière plan, j’en suis pas fan justement.

Son appréciation

Un petit bijou classique, à l’ancienne, de pur défouloir bien gore, qui tâche mais qui fait du bien, beaucoup de bien même. Un gameplay et une bande son du tonnerre peuvent parfois faire un bon travail, c’est le cas ici. Merci Doom de m’avoir bien défoulé pendant une grosse dizaine d’heures ❤

*Critique et screenshots réalisés à partir d’une version PS4 commerciale offerte en cadeau d’anniversaire par ZengInGame 🙂

 

2 commentaires

  1. Je te rejoins sur la prise de risque « à l’ancienne » pour un FPS de 2016, mais je suis plus réservé que toi sur l’ensemble. Si j’ai adoré le feeling du gameplay au début du titre, je m’en suis très rapidement lassé (une fois arrivé en enfer) pour au final ne même pas le finir… mais tu exposes toujours bien ton point de vue, donc voilà une bien belle critique ! 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. C’est vrai que Doom peut être répétitif, je suis d’accord avec toi mais comme c’est le seul à faire ce qu’il fait sur cette gen que pour moi, ça passe 🙂 Mais merci, je suis ravi que ça te plaise ❤

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