[Série TV] Blood Drive, LA série au sang chaud

Vous le savez sûrement (ou pas) mais je suis un grand sériesvore à mes heures perdues. J’avale même plus de séries TV que de JV et pourtant, le Jeu Vidéo à une grande place sur le blog. Puis je me suis dit qu’il fallait consacré au moins un article à une série du moment qui me comble (et il y en a), c’est ainsi que j’ai trouvé LA série qui mérite son petit article ici. Elle s’appelle Blood Drive, c’est diffusé par SyFy, mis en boîte par Midnight Grindhouse et c’est de la bonne. Retour donc sur une série qui se démarque dans le sang et la fureur.

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Je vous spoile légèrement l’épisode pilot histoire de vous expliquer le mieux possible le pourquoi de mon coup de coeur 🙂 De plus, je me base sur les deux premiers épisodes déjà disponible pour vous parler de la série.

Entre Mad Max, Judge Dredd et Boulevard de la Mort, la trainée de sang n’est que plus belle

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Blood Drive prend son background en 1999. L’essence est devenu tellement chère que le baril à lui tout seul atteint les 2000 dollars l’unité. De plus, au moins le Territoire de la Californie fait face à une crise de sécheresse sans précédent, entrainant une pénurie de denrées généralisé. L’épisode pilot de Blood Drive s’ouvre alors sur une jeune femme occupée au dessus du moteur de sa voiture, une grosse américaine bien rutilante et bien puissante. Accostée par deux kékés à bord de leur Mitsubishi, va s’ensuivre alors une course poursuite que la jeune femme gagnera. C’est alors que le perdant, insatisfait de s’être fait battre par une femme, va vouloir lui faire un truc dégueulasse. Sauf que pas de pot pour lui, le demoiselle avait préparé son coup et s’ensuivra alors une correction à la fois du malotru et du spectateur/trice. On découvre à la surprise générale que la série est ultra gore et que la demoiselle, campée par une Christina Ochoa aussi magnifique que redoutable, jettera littéralement le débile dans le moteur de sa voiture pour y servir de carburant. Oui oui, vous lisez bien. Le sang humain remplace ainsi l’essence pour le carburant. C’est ainsi que la série trouve son introduction. Entre la découverte d’un monde mourant où la folie des hommes leur fait faire des trucs bien crade.

Un panel de personnages aussi dérangés qu’intéressants

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L’action de la série se déplace alors dans une Los Angeles quasi morte où les décors font très post-apocalyptique. Les plus pauvres doivent se servir d’une carte de crédit afin de retirer de l’eau à un distributeur (carrément ouais) et certains essayent de pirater la dite machine. Pas de pot pour eux, la Police de ContraCrime intervient et nous découvrons deux nouveaux personnages : Arthur et Christopher. Ami et partenaires, les deux sont policiers pour une agence qui à carrément racheté la police pour la privatiser. Donc la Justice est privée, instaurée par une agence qui souhaite avant tout faire son beurre au lieu de réellement protéger et servir (illustré par une scène avec la commissaire et son pot de dents). A comprendre par là que les policiers ont pour ordre d’instaurer une peur permanente dans les rues que de les pacifier. La narration nous jette alors un os à ronger puisqu’un mystère est soulevé : une histoire d’entrepôt qui retiendrais des gens pour leur prendre du sang. Après un dialogue qui creuse un peu plus la psychologie du duo, les deux nous emmènent donc dans ce lieu mystérieux. Et c’est à partir de là que la série nous en foutra plein la gueule, au sens littéral du terme.

Blood Drive, une course pas vraiment ordinaire

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Les deux policiers arrivent donc dans l’entrepôt et on découvre que des gens se sont réunis afin de faire une fête… Et sacrée fête, puisque le présentateur un brun « original » annonce la couleur et nous parle d’une course de voitures tournant au sang. Histoire d’éviter le fiasco de l’année précédente, il a prévu de faire greffer un dispositif dans le cou des participants afin de les contrôler et éviter qu’ils ne se barrent. Arthur décide donc de jouer les héros (ou policier, c’est selon) et intervient au milieu de la foule. Sauf que tout seul, il est rapidement neutralisé et jeté dans la voiture de la mystérieuse femme qui nous était présentée au début de l’épisode (je fait de mon mieux pour pas trop vous spoiler). Avec en prime le fameux dispositif dans leur cou, cette équipe va devoir faire la Blood Drive. Chaque épisode donnera lieu à une étape qui offrira forcément un « méchant » de circonstance, avec en fil rouge, le développement de ce duo de racers que tout oppose ou presque et l’enquête de Christopher sur cette affaire. J’allais oublié une petite chose : la bande son. Entre rock, heavy métal ou ce genre de musiques, la bande son sublime le caractère « primaire » du cadre de la série puisque la bande son contribue à cette ambiance malsaine et hardcore du show (je cite deux titres : Back From The Dead de Skillet et The Price Of Punishment de The Warriors, ce qui devrait vous permettre de jauger un peu le niveau du machin ainsi qu’un certain Marilyn Manson au passage).

Le casting

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Au niveau du casting, les acteurs et actrices me sont pratiquement inconnus, j’ai juste reconnu Colin Cunningham (le monsieur joue dans The Falling Skies) qui incarne ici le présentateur de la course et sa prestation est juste de la folie furieuse. La mystérieuse conductrice est incarnée par Christina Ochoa. Son rôle est aux antipôdes de celui de la femme propre sur elle, innocente, frêle et inoffensive que bien des séries nous jettent aux yeux. Impétueuse, garce, forte et badass au dessus du niveau réglementaire, elle n’a pas froid aux yeux et fera tout ce qu’elle pourra (et ce, quoi qu’il en coûte) afin de gagner la course et son cash prize. Arthur est campé par Alan Ritchson. Policier pour ContraCrime, il est le dernier homme « bon » sur une planète mourante où les gens ont sombré dans la folie. La particularité de son personnage, à être encore « normal » me rappel fortement le Max incarné par Mel Gibson avant qu’il ne sombre lui aussi. Arthur à la tête sur les épaules mais n’est pas conscient de la réalité qui se trame sous ses yeux. Ce qui rentre totalement en confrontation avec le personnage de Christina Ochoa (vous remarquez que je ne vous donne pas le nom de son personnage, c’est voulu de ma part) puisque cette dernière n’a aucun problème à jeter des gens dans son moteur pour leur sang. Ce duo que tout oppose et dans lequel c’est bien la femme qui a le rôle « fort » va devoir s’unir (ou pas d’ailleurs) pour s’en sortir. Enfin, le dernier personnage important est celui d’Aki. Son actrice, Marama Corlett, montre tout son talent pour un personnage ambigu, mystérieux, secret et qui cache assez bien ses motivations avec Christopher (joué lui par Thomas Dominique). Ce que je ne vous dit pas sur elle par contre, c’est que son personnage vaut le détour. C’est dur de ne pas spoiler cela dit.

Pourquoi Blood Drive est mon coup de coeur série TV

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A la fois un mix entre Mad Max, Judge Dredd et Boulevard de la Mort, Blood Drive est une série totalement inédite dans le paysage de la série TV. Abordant des sujets assez sérieux tel que la folie des hommes, leur violence et ce qu’ils sont prêts à faire pour survivre (ou gagner la course), Blood Drive parle de ses sujets en ne (se) prenant rien (pas) au sérieux. Sauf que la série est consciente de ça et fait son beurre de la meilleure des façons en nous offrant des plans séquences totalement dément (l’avant dernière scène du season pilot par exemple, un truc de dingue, au calme). Bref, Blood Drive est une série totalement déjantée et complètement folle qui jette un mini fond de réflexion : que feriez vous si vous aussi, vous étiez réduits à survivre dans un monde mort où seul la folie et la violence pourraient vous faire gagner un jour de plus ? De plus, je trouve que ça fait du bien un peu de folie de temps en temps là où la tendance actuelle est plutôt à faire trop « compliqué » pour paraitre plus profonde. Il y a une certaine réflexion et une profondeur de propos dans Blood Drive qui n’est pas jeté à la tête de son spectateur et qui est totalement optionnelle. La preuve, l’introduction du Season Pilot (c’est à dire quand la jeune femme jette le gars dans son moteur) gagne une explication (si vous faites les connections, bien entendu) dans une scène de l’épisode 2. Libre à vous de rassembler les pièces d’un immense bordel ou pas. La série n’oblige en rien à vous posé et dresser un tableau d’ensemble général. Et c’est ça que j’aime quand je mate une série TV, surtout quand son sujet m’intéresse fortement.

Une série à recommander ?

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Quand on recommande une série, c’est pour ainsi dire que nos goûts prévaut sur ceux du voisin ou de la voisine. Vous savez bien comme moi que la sacro-sainte phrase des « goûts et des couleurs » varie d’une personne à l’autre. Cela dit, si vous aimez une des trois oeuvres qui inspirent Blood Drive (ou même les trois en même temps hein), et que la sur-utilisation du gore ne vous dérange en rien (certaines scènes sont assez hardcores dont une dans l’épisode 2), je dirais juste qu’il faut tenter au moins les trois premiers épisodes. La saison 1 est prévu sur 13 épisodes et sachez qu’un épisode joue le rôle d’une étape de la course et qu’à chaque fois, c’est le prétexte à se focaliser sur un ou des méchants. Rythmé ou plutôt mené à tambour battant, bien écrit autant dans son scénario que dans ses personnages, avec une mise en scène cradingue et totalement folle, les acteurs et actrices (ainsi que les figurants) sont à l’aise dans leur jeu et ça se ressent au visionnage. Libre à vous de vous laissez tenter ou pas d’ailleurs, mais après x séries (mon profil TV Time devrait vous renseigner sur ce que je regarde), je considère que Blood Drive fait du bien au paysage série TV. Alors certes, c’est diffusé par SyFy mais à l’instar de The Expanse, ça ne veut absolument rien dire sur la qualité de la série, croyez moi. Un mot pour finir, sur la fameuse utilisation outrancière du gore. Le sang gicle fréquemment dans Blood Drive mais cette utilisation frénétique, rendant à Blood Drive une recommandation à un public averti, n’est juste pas là pour faire « ohé ! Regardez, je suis une série violente ! ». Non, le gore est utilisé ici pour vous montrer à quel point le monde de Blood Drive est mort et ce qu’il reste de population à sombré dans la folie furieuse. Sans l’utilisation d’hectolitre de sang et d’effets spéciaux afin d’utiliser le gore, Blood Drive serait insipide et ne pourrait pas montrer ce qu’elle essaye de nous raconter. Je ne dit pas qu’une bonne série doit être gore pour être réussie, loin de moi cette idée, mais Blood Drive se doit de montrer les choses cash afin de réussir son coup. Et elle réussit son coup, dans le sang, dans l’auto dérision et la violence d’un monde post apocalyptique où le baril de pétrole atteint les 2000$ au calme et la sécheresse dictent leur lois toutes puissantes.

2 commentaires

  1. Personnellement, Blood Drive, c’est ma nouvelle pépite de l’année en termes de séries « whatzefuckesque » . En même temps, SyFy m’a conquise depuis les diffusions d’Helix (des zombies chelous perdus en pleine Pampa) et surtout, SURTOUT, Z Nation dont j’attends avec impatience la saison 4.
    A l’image de cette dernière, Blood Drive est totalement barrée et délirante. Après la scène d’introduction, je sentais déjà que j’allais être fan. Et après avoir vu les quatre premiers épisodes, je le suis toujours. Cela dit, j’émets un bémol sur les deux personnages principaux. Hormis les choses un peu surréalistes qui leur arrivent, ils sont en eux mêmes plutôt fadasses… J’espère qu’ils vont un peu gagner en épaisseur dans les épisodes restants parce que pour l’instant, ce sont surtout des faire valoirs bien pratiques pour servir un scénario complètement pété 😀

    Aimé par 1 personne

    1. J’ai maté Helix et ZNation 😉 Je suis d’accord avec toi sur tout ce tu dit au passage 🙂 Merci de m’avoir lu ❤

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