Critique de Ghost Recon Wildlands

Après avoir arpenté la bêta fermée (vous pouvez retrouver mon compte rendu ici), j’ai finalement craqué et donné sa chance au titre d’Ubisoft Paris. Bonne ou mauvaise idée ? On prend son barda, direction la Bolivie où le cartel de la Santa Blanca n’attend plus que nous.

GRWildlands critique blog.jpg

Cette critique est volontairement courte afin d’éviter une répétition de propos avec l’article sur la bêta fermée.

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170406172520_1.jpg

Welcome back Ghosts

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170406182332.jpg

Après Ghost Recon Advanced Warfighter 1 et 2 ainsi que Ghost Recon Future Soldier, voilà qu’Ubisoft ressort la licence du placard. Cette fois-ci, dans un tableau contemporain (on oublie le tout futuriste, de toute façon, c’est de la merde), vous vous incarnez vous même, après être passé par un éditeur de personnage (lequel est plutôt bien fourni afin de vous permettre de faire le Ghost de vos rêves ou presque), et vous êtes ensuite envoyés en Bolivie où vous avez pour mission de démonter purement et simplement le cartel de la Santa Blanca. Pour se faire, vous devrez saper l’organisation toute entière et tuer son big boss : El Sueno. Voilà en substance le scénario de départ de ce Ghost Recon Wildlands qui ne fait pas dans la dentelle mais dans l’efficacité scénaristique la plus pure, le côté révolutionnaire en moins, puisque le moment de l’action se passe à notre époque et non plus dans un futur dystopique comme les précédents Ghost Recon. En découle un scénario qui se trouve une légitimité dans son background insufflé ici ou là.  Cela reste très intéressant, surtout quand le cartel est mis en scène et c’est ce qui fait le sel de ce nouvel opus. Un réel travail d’écriture à été réalisé sur les membres du cartel (et je peut vous dire qu’ils sont très nombreux(se) et très intéressant(e)s) et grâce aux différentes vidéos, aux enregistrements, tout nous est pratiquement expliqué ou détaillé sur ces différentes personnalités qui sont avant tout vos cibles mais qui ont aussi une personnalité, des motivations. En clair, ils ne sont pas là par hasard et trouve une certaine légitimité à être vos cibles, rendant votre « mission » un brun plus immersive que je ne le pensais de prime abord.

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170410195733.jpg

El muchacho si si muy bueno del arriba !

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170411171553.jpg

Dans ce gigantesque Open World qu’est cette Bolivie virtuelle, vous avez donc toute liberté et toute latitude pour vider les régions une par une du joug du cartel. Que ce soit à pieds, en véhicules à quatre ou deux roues ainsi qu’en hélico et avion de toutes sortes, vous allez où vous voulez, quand vous voulez. Un mot sur la maniabilité des véhicules terrestres, puisque dans la bêta fermée, c’était tout simplement une catastrophe, ici dans la version « finale », l’impression de caisses à savon a disparu et fort heureusement d’ailleurs, puisque ça se conduit un peu mieux et c’est réellement un plaisir de simplement se promener dans les routes sinueuses de la Bolivie. L’effort de corriger ce souci est vraiment très appréciable et je suis moi même surpris qu’Ubisoft soit revenu dessus. Reste peut être la conduite en moto, un peu moins « pratique » mais ça reste à l’appréciation de tout un chacun. Revenons sur ce fameux Open World. Ubisoft nous habitue à nous mettre son idée de l’OW à toute les sauces et c’est donc au tour de Ghost Recon d’y passer. Je ne vais pas m’éterniser, les screenshots vous montreront comment est cette Bolivie retranscrite avec fidélité (encore que je n’en sais rien, je n’ai jamais été dans ce beau pays) mais en effet, la vue est magnifique, à tel point que j’ai toujours eu cette envie de visiter,  ou tout simplement de m’arrêter pour mater la vue. Encore une fois, Ubisoft à réussit à nous offrir un OW vraiment superbe à arpenter et varié dans ses environnements, quoiqu’un peu manquant de vie, en comparaison d’un Watch Dogs 2 par exemple. Ici, c’est réellement dans les détails des décors qu’on sent une certaine illusion de vie, comme par exemple, des fermiers en train de bosser, certains villages vidés de leur occupants (lesquels sont pendu ou brûlés, l’ambiance toussa). Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est la nuit. Parce qu’enfin, on à droit à une « vraie » nuit où la vision nocturne ou thermique sert à quelque chose et vous déplacez en véhicule, en pleine nuit, c’est l’assurance d’un grand moment. Tout ça pour dire que du côté de l’immersion, tout est graphiquement fait pour vous plongez dans votre mission de débarrasser la Bolivie de ce cartel surpuissant. D’ailleurs, une chose à noter, c’est la montée en puissance de votre Ghost. Pratiquement au bout de la troisième région, vous le verrez par vous même, et même en solo aidé par l’IA, vous exploserez les hommes du cartel comme si vous étiez en face d’une bande de rigolo. En coop et plus particulièrement en duo, le sentiment est encore plus fort puisque mis à part l’Unidad, qui se révèle être un adversaire à votre hauteur de puissance de feu, le cartel de la Santa Blanca ne pourra rien face à votre surpuissance (bien entendu, n’oubliez pas d’attribuer les points de compétences hein !). En résulte des moments ultra badass où les balles fusent, où des stratégies de dernier recours se révèlent être une bien meilleure idée qu’avant son exécution, comme par exemple, faire des barrages de bagnoles pour ralentir les méchants, jeter une grenade dans le lot ou tout simplement en profiter pour gagner de précieuses secondes pour l’accomplissement d’un objectif (les radios des rebelles en outre).

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170413162547.jpg

Muy gusta tù esta biene ? (Moi aussi j’ai rien compris à ce que j’ai écrit mais comme c’est badass, on fait comme on peut n’est-ce pas)

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170421161518.jpg

Votre objectif est donc de débarrasser le pays de la Santa Blanca et pour se faire, vous devrez accomplir différents objectifs pas bien compliqué sur le papier mais qui très vite montre leurs limites, puisque vous le verrez bien assez tôt, c’est à dire lors de votre seconde région, que le schéma des objectifs secondaires se répètent inlassablement. Vous arrivez dans une région, vous accomplissez les différentes petites missions comme arrêter un convoi nécessaire à votre personnalisation de personnage (ici un convoi d’essence, là un hélico à voler pour les rebelles, un lieutenant à faire parler) et ainsi de suite. Tantôt des missions d’infiltration, tantôt des missions d’assauts. N’oublions pas les collectibles à récupérer comme les points de compétences, les armes et les documents et je peut vous dire que de ce côté là, Ghost Recon Wildlands ne bousculera pas votre train-train habituel mais cherchera ici ou là à surprendre son ou ses joueurs dans sa mission. Un objectif qui change en plein milieu de la mission, vous forçant à improviser par exemple (et ça arrivera très souvent). Néanmoins, tout ça ne vise qu’à donner de la vie aux principaux grands méchant(e)s du jeu. Néanmoins, grâce notamment au fait que j’ai pratiquement arpenter Ghost Recon Wildlands en coop, ce dernier ne m’a paru pas si répétitif que ça. En solo, je pense cela dit qu’il peut être vite rébarbatif.

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170421163655.jpg

Graphiquement, techniquement et musicalement muchacho sisi ?

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170421173403.jpg

Ghost Recon Wildlands nous jette donc dans une Bolivie immense, variée, magnifique et immersive. Néanmoins, techniquement parlant, c’est mitigé étant donné que j’ai rencontré pas mal de souci dont un bug graphique assez chiant, qui m’a forcé à quitter l’application et la relancer. Dit comme ça, c’est pas gênant mais en plein milieu d’une session coop, je peut vous dire que c’est embêtant. Sans parler des multiples complications à jouer en coop sereinement dû à des déconnexions très fréquentes, mes nombreuses heures sur le titre sont synonyme de prises de tête. Pour la bande son, mis à part le DJ El Perico, pépère à la solde du cartel et qui fait donc parler les plus grands lieutenant de El Sueno (les propos tenus sont en outre très intéressants, pour peu qu’on se pose à les écouter tranquillement). Pour la bande son du titre, je n’ai pas noté de titres inoubliables, ça reste dans le cadre de la Bolivie et ça fait le travail mais ne brille pas forcément par une quelconque qualité. Bien entendu, c’est selon mes goûts, je suis certain que ça pourrait vous plaire si vous êtes sensible à l’atmosphère (ou la personnalité de la Bolivie) et à la culture de l’Amérique du Sud. Un mot sur la durée de vie, si comme moi, vous y jouez en coop ou si vous y jouez en solo, vous ne compterez pas vos heures. Cela dit, je n’ai pas forcément vérifier mais à mon sens, j’ai dû dépasser facilement la trentaine d’heures, assez facilement d’ailleurs, voir beaucoup plus. Mais quand bien même, j’ai avalé les heures sur Ghost Recon Wildlands, c’est réellement grâce au fait que j’y ai joué en coop avec mon poto Shepardito, en tandem donc, où notre duo a fait des étincelles, entre grand moment où on a joué de façon très sérieuse et d’autres moments où on faisait les zouaves. Peut être qu’un jour, j’y jouerais seul et je pourrais donc comparer les deux expériences…

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170425145159.jpg

Verdict

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170425150752.jpg

Je n’avais pas vraiment accroché lors de la bêta fermée, mon expérience sur le titre s’est mieux passée sur sa version finale. Une pleine liberté d’agir comme bon nous semble, dans une Bolivie magnifique et immense… Mais c’est tout. Ghost Recon abandonne son côté futuriste et nous propose un cadre plus proche de notre époque et met en scène un pays en proie à la main mise d’un cartel de la drogue tout puissant et aidé par la police locale. Tout est fait pour nous immerger dans ce cadre, en témoigne le peu de propos tenu avant tout envers le cartel de la Santa Blanca et son boss El Sueno. Le reste, mis à part le dj El Perico et certains propos des Ghosts (faut les entendre quand vous chopez un sicario, grand moment de poésie), pour le reste, c’est assez visible quant au fait que Ghost Recon Wildlands soit avant tout grand public et qu’il ne faut surtout pas froisser le spectateur/joueur, ce qui en résulte un sentiment de « rien ». Oui c’est bien mais c’est tout et c’est bien dommage. Ghost Recon Wildlands se rattrape donc dans son côté bac à sable et son « gameplay ». Pour finir, il est très loin le temps des deux magnifiques Ghost Recon Advanced Warfighter ainsi que le Future Soldier.

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170426221114.jpg

Les + :

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170410181736.jpg

  • Le cartel de la Santa Blanca
  • Le background insufflé, tout est ultra bien foutu de ce côté là
  • La montée en puissance de votre Ghost (vous et votre escouade êtes doués de la parole au passage) et ce, pratiquement dès le début
  • Une personnalisation vestimentaire quand on veut, c’est chouette
  • Cette magnifique Bolivie, immense, variée dans ses décors et luxuriante
  • La nuit, ça c’est une vraie nuit putain
  • La gestion du sound design, c’est une réussite, surtout pour le son de la minigun
  • Une assez bonne VF dans l’ensemble
  • Une durée de vie gargantuesque

Les – :

Tom Clancy's Ghost Recon® Wildlands_20170419161504.jpg

 

  • Un manque de vie, de consistance, de « poids »
  • Une maniabilité un peu « bizarre » que ce soit en véhicules ou à pied
  • Cette caméra à l’épaule qu’il faut toujours recadrer, c’est usant à la longue
  • Un Ghost Recon qui me fait regretter les anciens, c’est nouveau ça
  • Des bugs qui font chier, des déconnexions intempestives qui casse l’immersion
  • Un Season Pass un peu, voir beaucoup, cher (c’est 40 balles le machin, ne l’oublions pas)
  • Tout ça manque d’un mode photo quand même

Son appréciation

Au final, le titre est jouissif en coop, un peu moins en solo, mais le background autour du cartel de la Santa Blanca et de son boss est vraiment bien recherché, la Bolivie, immense terrain de jeu, donne envie de s’y promener à longueur de temps, les fusillades sont jouissifs à souhait mais les anciens Ghost Recon me manque un peu beaucoup. Un bon titre Ubisoft oui, mais à aucun moment je ne reconnais la licence Ghost Recon.

*Critique et screenshots réalisés à partir d’une version PS4 commerciale achetés par mes soins, au terme d’une expérience en duo (je dirais une trentaine d’heures minimum, si ce n’est un peu plus) et de 7-8 heures sur la bêta fermée du titre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s