Critique de Resident Evil 7

Après sa démo Beginning Hour et ses multiples mises à jour, ça y est, Resident Evil 7 est des nôtres. Bousculant la donne et le train-train action que la saga nous avait habitués jusque là, Resident Evil 7 entend bien nous prouver des choses. Alors ? Pari réussi où catastrophe digne d’une énième suite de Paul W.S Anderson ? Plongez avec moi dans l’horreur messieurs dames, j’insiste…

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Un risque de spoils autant dans les screenshots que dans la critique en elle même.

Pour les personnes ne sachant pas ce que veut dire FPS et TPS : First Person Shooter et Third Person Shooter. Je préfère mettre les abréviations, ne sait-on jamais.

Cette critique n’est pas VR compatible.

Quand ça gueule et que Outlast et PT sont passés par là…

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« Resident Evil 5 et 6 sont des JV de merde ». Ne faites pas les innocents, vous savez pourquoi cette critique commence de cette façon. Après un Resident Evil 4 ayant bousculé la donne avec sa vue caméra à l’épaule, Capcom commencera tout doucement à se viander avec Resident Evil 5 et finira la tête dans sa merde avec Resident Evil 6 qui n’a que la générosité de son énorme temps de jeu pour seul argument, du moins de mon point de vue. Acculé par les critiques à charge d’une horde de fans toujours prêts à pleurer quand ça ne les arrangent pas, Capcom laisse dormir un peu sa saga phare. Puis un jour, voilà qu’un challenger débarque : Outlast. En vue FPS et rendant son joueur inoffensif pour les  ennemis qui lui veulent du mal, il redéfinit dès lors la notion même du survival horror. Puis second coup de massue, de la part d’un certain Kojima avec sa fameuse démo P.T, Capcom est KO debout, comme après un bon hadoken bien placé… Capcom décide qu’il est temps que l’humiliation s’arrête, de toute façon, c’est ce que veulent les fans. C’est ainsi que les prémices d’un certain Resident Evil 7 viennent de se dessiner dès lors.

Septième épisode rebooté ?

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Dans Resident Evil 7, on dit au revoir à toutes ces conneries de facho de terrorisme biologique et le fantasme des conséquences que ça engendre, pour se concentrer sur le plus important, la promenade dans un manoir, cloitré entre quatre murs bourrés d’énigmes et de résidents qui ne nous veulent que du bien mal. Hé non, je ne vous parle pas de Resident Evil 1er du nom mais bel et bien de ce Resident Evil 7. D’ailleurs, les scénaristes de ce RE7 ne feront aucunement allusion à la vague d’attentats bio-terroriste qui a secoué le monde dans le précédent volet, à tel point qu’on sent le ranafoutre complet sur toute la ligne scénaristique. Vous incarnez un certain Ethan Winters qui reçoit un message de la part de sa femme morte trois ans plus tôt et qui l’invite à se rendre dans le bayou de la Louisiane afin de faire son job de larbin de mari, c’est à dire aller la secourir. Qui a dit que le mariage était pour le meilleur comme pour le pire ? Ni une ni deux, le mari se précipite alors pour aller sauvé sa dulcinée, tel un Link en manque de sa Zelda, d’un mystérieux manoir à l’origine de bien des rumeurs le transformant en triangle des bermudes local. La première révolution du titre est bel et bien sa vue FPS, une de celle où nous ne voyons pas nos pieds bien évidemment (je troll un peu puisqu’on peut voir les belles chaussures d’Ethan de temps à autre). La seconde révolution, c’est adieu l’action horrifique, on veut faire comme Outlast parce que c’est trop tendance tavu. Donc bonjour l’ambiance épouvante, horreur, hashtag #JeMeChieDessusEnOuvrantUnePorte. L’idée de la vue FPS est en soit très bonne,  puisque perdant l’omniscience offerte par une caméra fixe ou TPS, vous devez à la fois gérer vos côtés mais aussi ce qui se passe derrière vous à l’aide de vos oreilles. Néanmoins, j’ai eu plus l’impression d’être devant un JV pensé avant tout pour le VR puisque assumé jusque sur la jaquette avec cet horrible bandeau bien dégueulasse que véritable JV. Quand bien même, vous pouvez y jouer sans le fameux casque, il est plus qu’évident que nous devons dire merci à l’appât du gain qu’à la toute bienveillance de Capcom puisque je suis persuadé que ce dernier ne se serait pas privé de foutre son jeu exclu PSVR si les ventes de ce dernier rimait avec succès.

Ou véritable épisode canonique ?

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Resident Evil, du Zéro jusqu’au 6 n’a jamais été un survival horror. Ou alors, j’ai raté un épisode une injection de virus T. Et c’est pas parce que nous devions gérer un inventaire rachitique que du coup, c’était un survival… C’est pourquoi ce Resident Evil 7, histoire de se la jouer nostalgie, en faisant passer à la caisse ceux ayant crachés ouvertement sur RE5 et 6, comporte son lot de malles communicante entre elles, de salles de repos où la sauvegarde manuelle à élu domicile, qu’il vous faudra fouiller chaque recoin de cette baraque pourrie (c’est un conseil, si vous voulez survivre, faudra obligatoirement fouiller chaque pièce), que vous avez un inventaire aussi rachitique que le montant de mon compte en banque en fin de mois, et que les fameuses énigmes squattant un manoir construit par un esprit aussi tordu que mes blagues les plus hardcore sont de « retour ». Alors oui en effet, tout ça faisaient partie des premiers Resident Evil mais une fois en jeu, on à plus l’impression qu’il s’agit avant tout de fan service. Presque comme si Resident Evil 7 devait justifier son existence avec ces artifices, là où justement RE 5 et 6 n’avaient absolument rien à carrer de nos avis et faisaient leur job en silence. Alors à vous de choisir votre camp : Est-ce que ce Resident Evil 7 à sa place dans la saga canon comme Resident Evil 4 à son époque où bien Capcom se sert avant tout du nom de sa saga pour rentabiliser un projet ayant coûté pas mal de fric ?

Le scénario est demandé à l’accueil, le scénario est demandé…

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Le scénario d’un Resident Evil à toujours été un truc rappelant le cinéma de série B voir même de série Z mais avec l’intelligence d’être complètement assumé. Pour RE7, vous pouvez oublié ça, car il est toujours écrit par un scénariste ayant sa place aux côtés de W.S Anderson sauf qu’il l’ignore complètement. Le début rappelle bien évidement un certain Silent Hill 2 pour ensuite vite monter sur ses grands chevaux et nous déclarer sa flamme aux productions de Tobe Hooper, Massacre à la Tronçonneuse voir même un Vendredi 13 en congé pour son côté « truc qui doit crever mais qui revient, revient, revient, encore et encore » (je n’évoque pas ce bon vieux Némésis parce que la ressemblance n’y est pas du tout). D’ailleurs, Resident Evil 7, ne vous aime pas, il n’aime personne d’ailleurs, y compris son héros de circonstance, bien plus balèze qu’une escouade de STARS à lui tout seul puisque ce dernier, et vous en même temps, êtes parti pour en prendre plein la gueule. Constamment, aussi bien physiquement que psychologiquement, Ethan prend cher pendant que vous, vous faites de votre mieux pour ne pas offrir une belle mort à ce cher Ethan, d’ailleurs, à aucun moment nous ne verrons son visage, presque comme si Capcom ne voulait pas lui offrir une légitimité aux côtés de nos héros et héroïnes emblématique de la saga. Néanmoins, cette histoire de captivité dans un manoir, aux résidents devenus complètement fous et surpuissant au passage, comporte son lot de moments épiques, d’une puissance généreuse, renvoyant jusqu’aux films dont il s’inspire, j’en prend pour exemple une scène qui se passe au début qui me fera lâcher un « WOW PUTAIN MAMAMIA, OH SOLE HEY MIO !!! », signe que le jeu à le mérite d’avoir une énorme paire dans le pantalon et qu’il est pas là pour fanfaronner. En seconde partie de jeu, après vous avoir malmené aussi bien physiquement que mentalement, le jeu se décide enfin à se calmer mais se charge de répondre à presque toute les questions que vous vous posez et ira se taper le culot de vous en poser de nouvelles (de questions). Nul doute que le Season Pass sera obligatoire pour celles et ceux souhaitant avoir toute l’histoire dans sa globalité, puisque subsiste quand même pas mal de zones d’ombres (A savoir que le dlc de mars est totalement gratuit lui). Ah que c’est beau l’amour d’un développeur envers ses joueurs fidèles et passionnés.

Toi qui a osé douter de mes épisodes précédents, tu va chialer, pucelle des prés (voix maléfiques *au pluriel* et pis tout et pis voilà)

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Oubliez l’action horrifique. Oubliez le maintenant. Il est mort et enterré, de toute façon, c’était bien de la merde. Vous voulez de l’Outlast à toutes les sauces, surtout celle de Resident Evil ? Vous voilà servi et bon appétit. L’ambiance de ce RE7 répond aux cahier des charges avec une intelligence, une malice et un courage fort bienvenue. Le bois qui craque, le vent qui fait bouger ce rideau, les petits bruits tout innocents, mais qui cache forcément quelque chose. Au casque, seul et dans le noir, RE7 vous crache à la gueule avec tout le respect que vous avez droit une fois manette en main. Ah et prévoyez des couches, ne sait-on jamais. Ou alors, gérez bien vos chargeurs de pistolet, de pompes et autre. Puisque Resident Evil 7 sait d’où il vient et n’oublie pas qu’en vérité nous avons besoin d’arme pour nous sentir fort face à la menace tapie derrière ce coin de couloir, vous vous sentirez donc dans votre zone de confort avec votre petit pistolet (à savoir que les sensations de tir et de visée sont une réussite soit dit en passant). Ce qui est l’une de ses erreurs, en tout cas pour moi. Pourquoi avoir armé son joueur si le but était de surfer sur le succès inattendu de Outlast ? Ah oui parce qu’il revient aux origines, j’avais oublié, suis je bête. Mais je vous voit venir « arrête de le comparer avec Outlast ». Pourquoi donc ferais-je ça ? Pourquoi Resident Evil 7 est-il devenu un FPS avec une ambiance jusque là inédite pour la série ? Pourquoi maintenant d’ailleurs ? Pourquoi devrais-je saluer une « prise de risque » de la part de Capcom alors qu’il ne fait que prendre le train en marche ? C’est une prise de risque de copier son voisin maintenant ? Pourquoi moi, bienveillant avec l’orientation prise avec Resident Evil 4, doit aller me taper le Umbrella Corps (d’ailleurs, ce dernier ne sert finalement pas à rien, du moins scénaristiquement parlant…) si je veut ma dose jusque là offerte avec RE 4, 5 et 6 ? Tant de questions qui ne font pas de moi un fan de la saga, de toute manière je ne le suis pas, puisque j’ai jamais rien compris à rien, dixit les « vrais » fans de cette saga d’action horrifique. Revenons sur le sujet, j’ai encore dévié. Si vous souhaitez un jeu à ambiance horreur, ce RE7 est fait pour vous, il est même sorti à la très bonne période puisque vous fera très bien attendre le roi auto élu, puisque sans réelle concurrence, Outlast 2. D’ailleurs ce Resident Evil 7 impressionne, je l’avoue, mais étant armé, il n’y a que les jump scares savamment placé et dosé avec intelligence qui ont le don de me foutre une belle petite trouille passagère. Tout le reste du jeu, c’est seulement au moment où je manque de munition qu’il m’arrive d’avoir de léger frissons, là où Outlast, lui, m’aura obligé à aller au bout de moi même puisque c’est bien connu qu’une caméra est plus efficace qu’un bon flingue bien chargé…

Le point sur les graphismes, la bande son, la technique et la durée de vie

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Puisque je met un point d’honneur sur le choix ou non de choisir le doublage qui nous arrange le plus pendant que d’autres se battent bec et ongles sur le 1080p 60fps, Resident Evil 7 à le très bon point de vous laissez choisir avant de vous jeter dans le bain, c’est même la première chose qu’il vous demandera. Cela part donc très bien en ce qui me concerne, je me configure la VOSTFR d’emblée, mais je revient sur la VF (ne me demandez pas pourquoi par contre) et je dois dire que celle ci est de très bonne qualité puisque la voix d’Ethan est reconnaissable (c’est la VF du personnage de Mac Conway dans la série Quarry), preuve que des comédiens de doublages ont été embauchés pour l’occasion. Sur les graphismes, ces derniers font le travail, sont assez beaux la majeure partie du temps mais sont au service d’une ambiance épouvante, horreur, sombre, oppressive, malsaine et éprouvante. Un point que j’apprécie, c’est l’infiltration de la lumière à travers les fenêtres calfeutrées, qui donne à certaines pièces une photographie assez belle (si on est réceptif à l’ambiance bien évidemment). Pour un AAA, Resident Evil 7 reste assez léger sur votre DD (20 GO) et son patch day one reste lui aussi très léger (800 mo). Malgré cette petite taille, le jeu tourne très bien, sans bugs, sans ralentissements et sans freezes. Je finit sur la bande son, elle aussi verse dans l’efficacité, surtout dans les passages anxyogènes où elle joue littéralement sur votre peur de rencontrer quelqu’un de pas gentil. Mais cette bande son s’oubliera assez vite une fois le jeu fini. D’ailleurs, en parlant de fin de jeu, celle ci s’ouvrira à vous en moins de 10 heures, du moins du mon côté, puisque j’ai vu le générique de fin en 8 heures et 24 minutes. Mis à part pour la difficulté Survie ou le refaire pour les collectibles, la rejouabilité de ce Resident Evil 7 est rachitique pour ne pas dire inexistante, là où Resident Evil 6 est encore en 2017, le TPS le plus chargé en contenu (3 campagnes de 10 heures et une quatrième de 6-7 heures, que ce soit en solo et/ou en duo, et ce hors Season Pass, je le rappel), quand bien même Resident Evil 6 soit décrié comme étant le pire JV de tout les temps (à vous croire), il est le RE le plus généreux LUI.

Verdict

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Tout comme j’ai aimé chacun des Resident Evil avant ce RE7, celui ci ne déroge pas à la règle. Bouleversant la donne en terme d’ambiance et souhaitant chasser sur les terres d’un certain Outlast, RE7 procure une aventure totalement inédite en nous faisant incarner un nouveau héros qui à largement sa place aux côtés de celles et ceux que j’aime tant. Spectaculaire, surprenant et généreux dans ses événements, Resident Evil 7 réussit à la fois à faire plaisir à celles et ceux que les précédents épisodes ont fait fuir et à me captiver moi qui les a adorés. Tout comme j’ai pris plaisir sur un Outlast, j’ai pris un plaisir immense devant ce Resident Evil 7 fort en sensations et en situations des plus extrêmes. Ne l’attendant pas spécialement, j’ai été conquis du début jusqu’à la fin. Néanmoins, en ce qui me concerne, il ne revient aucunement sur les origines, puisque Resident Evil n’a jamais été un survival horror comme l’est ce Resident Evil 7. Bien plus proche d’Outlast et de la démo P.T, seule l’essence de la saga qui est conservée lui permet de garder le nom Resident Evil. Mais était-il obligé de lui mettre un numéro canonique derrière ? A vous de juger mais pour ma part, il aurait plus été logique d’en faire un spin-off comme l’ont été les deux épisodes Révélations que d’un épisode s’inscrivant dans la saga.

Les + :

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  • La famille Baker, terrifiante, glaçante et inoubliable
  • Un bestiaire rachitique mais totalement justifié par le scénario
  • Le scénario, époustouflant et surprenant du début jusqu’à la toute fin
  • Un ATH discret
  • Pour survivre, pas de secret : il faudra fouiller chaque recoin de cette maudite baraque
  • Ethan qui aura autant pris dans la gueule dans un seul épisode que nos héros et héroïnes emblématique dans les 7 précédents volets (je compte le RE0)
  • La VF d’Ethan
  • La femme d’Ethan, Mia, qui m’a surpris, autant en bien qu’en mal (surtout en mal mais positif, compliqué de ne pas spoiler)
  • Une ambiance qui change radicalement des habitudes de la série, c’est toujours appréciable cela dit
  • Les fameuses cassettes vidéo où on est acteur au lieu de spectateur, ça c’est novateur
  • Un petit patch day one

Les – :

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  • C’est court. Trop même. Surtout quand on compare ça à Resident Evil 6 (vous savez ce jeu de merde là)
  • Des évènements qui manquent d’envergure tant j’ai du mal à imaginer la portée des conséquences de ce 7ème épisode (beh ouais, il est censé s’inscrire dans une saga non ?)
  • Plus Outlast Resident-Evilien que Resident Evil 7 à cause de cette vue FPS (pourquoi maintenant ?)
  • Avant tout prévu pour le PSVR, c’est captable à 10 bornes à la ronde.
  • Un scénario de départ rappelant Silent Hill 2
  • Aucunement retour aux origines de rien du tout puisque usant et abusant de fan service
  • Le Season Pass est obligatoire si vous voulez l’histoire dans son « tout », merci bien Capcom !
  • En pompant à droite, à gauche, Resident Evil perd du peu de superbe qu’il avait jadis

Son appréciation

Resident Evil 7 est un peu le Resident Evil 4 de son époque, le courage d’innover en moins. Souhaitant rattraper son retard sur Outlast, Resident Evil 7 à néanmoins l’intelligence de faire sa sauce dans son coin afin de se démarquer du mieux qu’il peut. Malheureusement, la comparaison est obligatoire tant les deux titres sont presque similaires l’un de l’autre malgré une aventure magnifique et forte en sensations. L’un des meilleurs JV du genre depuis un moment cela dit !

*Critique et screenshots réalisés sur une version PS4 commerciale, généreusement prêtée par ZengInGame que je remercie du fond du coeur ❤

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