Critique de Pokémon Soleil et Lune

Un peu plus de 10 ans me sépare du dernier Pokémon auquel j’ai touché, de ce nouveau duo introduisant une nouvelle génération ainsi qu’une refonte significative de l’identité même de son aventure. Est-ce que ce retour en enfance est une bonne idée ? Dégainons nos Poké-boules, on va serrer du monstre de poche…

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Pokémon Soleil et Lune introduisent donc les critiques des JV Nintendo sur 3DS/2DS sur le blog et qu’exceptionnellement pour les critiques de JV 3DS, que les screenshots ne sont pas personnels :/

Le dresseur prodigue is back les ***** !!!

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Comme je l’ai dit en introduction, je n’ai pas touché un Pokémon depuis maintenant un peu plus de 10 ans. J’ai néanmoins l’intention de toucher à la version précédente (Pokémon Y) et au remake de Rubis Saphir. Ce que j’ai fait depuis, puisque j’ai fini Pokémon Y en quasi 37h et je vous avoue qu’il était très sympa mais au final reste une déception même si il se paye le meilleur rival (une demoiselle qui se permettait le luxe d’être réellement un défi par moment) et le meilleur méchant que j’ai pu voir dans un Pokémon puisqu’il a des intentions louables et compréhensibles même si il a basculé dans le côté obscur de la Force… Dans Pokémon Moon et Pokémon Sun, vous déménagez avec votre môman dans l’archipel d’Alola, sur l’île de Mêle-Mêle (ça ne s’invente pas à ce niveau) A peine les cartons déballés, votre adorable petite maman adorée essaye par tout les moyens ou presque, de se débarrasser de son enfant (vous avez le choix d’incarner un garçon ou une fille) qui à plus l’âge de mater des dessins animés que d’aller courir dans la nature, histoire de pécho d’innocentes créatures qui n’ont surtout pas demandées à se faire emprisonnées dans des boules… C’est ainsi, qu’après avoir un peu présenté les personnages les plus « importants », le professeur Euphorbe, Lillie et votre rival qui se prénomme Tili, que vous êtes amenés au premier choix que n’importe quel épisode Pokémon comporte : votre tout premier Pokémon. On a toujours le choix entre un type eau (Otaquin), plante (Brindibou) et feu (Flamiaou). Pour ma part, j’ai commencé avec Flamiaou, le pokémon feu. Cette fois ci, Pokémon Soleil et Lune ne vous propose plus la fameuse quête des 8 badges d’arènes mais bien un tour des îles où votre objectif sera de remporter des épreuves afin de repartir avec un cristal Z de chaque type (feu, eau, plante etc etc). Néanmoins, l’histoire se veut un peu plus large dans le sens où il y a un tout qui fera un tableau. Et je vous avoue que pour un JV axé « enfant » que l’histoire se révèle être plutôt intéressante à suivre et comporte suffisamment de niveau de lectures dès lors où vous finirez par comprendre certaines choses, que Game Freak maitrise très bien son sujet (ou ses sujets…). Néanmoins, tout n’est pas parfait, comme cette histoire de racailles du samedimanche de Team Skull.

Tout bon héros se construit grâce à un antagoniste de légende… Ou pas.

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Mis à part votre rival dont j’ai oublié le nom, tout gentil et mignon avec vous comme si vous étiez potes alors qu’en fait vous vous en battez les pokéballs de son affaire (je parle pour moi là, après je sais pas pour vous), vous avez la fameuse team de méchants que chaque génération de Pokémon a dans sa besace. Et cette fois ci, nul doute que Game Freak à dû piocher dans le fin fond du tiroir tant les méchants de l’histoire sont tout sauf méchant. Ridicule, hilarant, idiots, et assez inutile, voilà comment je considère les méchants de l’histoire. La Team Skull où pour y entrer, il fallait à peu près 2 de QI et encore, je suis soft, est plus un sac à PV (désolé pour leur Pokémons, les pauvres :/ ) qu’une véritable menace digne de ce nom. Je ne réclamais pas vraiment un méchant bien badass (c’est super dur de ne pas en parler sans spoiler), puisque nous sommes dans un titre axé enfant (je me demande encore ce que je fout là d’ailleurs, non je plaisante 😀 ) mais un minimum d’écriture concernant les méchants n’aurait pas été du luxe (fort heureusement, j’ai quand même été servi en terme de « méchant »). Bref, l’histoire est quand même plutôt bien écrite malgré cette Team Skull « toute pourrite » et comporte suffisamment de rebondissements pour au final être assez plaisante à suivre. J’ai conscience que le titre est censée être pour les enfants, bien trop occupés à vouloir se faire des pirouettes cacahuetes dans Call Of Duty que de se faire un bon Pokémon mais bon, les goûts et les couleurs…

Quelques nouveautés plutôt intéressantes mon très cher Pritchard

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Outre ce passage à la 3d depuis la génération X et Y si j’ai bien compris le truc, il y a cette histoire de Cristal Z donc. Alors qu’est-ce que ce bin’s me direz vous ? En gros, vous confiez un objet à votre pokémon pour qu’il puisse faire une grosse attaque de « ouf guedin ta vu oush ». Appelée attaque Z, c’est l’occasion de voir une cinématique assez bien foutue où votre monstre chéri envoie le pâté sur l’autre d’en face. Bien entendu, histoire de pas trop tuer le combat, c’est une seule attaque Z par baston, peu importe si vos 6 pokémons en sont équipés. Il y a ensuite cette place Festival où je vous avoue avoir pas trop compris l’utilité puisque je suis plus fan de l’archipel mis à notre disposition pour nos pokémons, afin de récolter des poké fèves, faire pousser des baies et les laisser partir en exploration d’une grotte rien que pour eux. A noter que cette fois ci, vous ne pouvez plus utiliser vos propres pokémon afin de vous téléporter à différents endroits où vous déplacer en mer puisque Pokémon Soleil Lune introduisent les Poké-montures. Chacune son utilité comme Air Dracaufeu qui vous téléportera là vous le déciderez. Remplaçant le système de horde présent dans Pokémon Y, qui servait avant tout pour l’apparition des Pokémon « Shiny », le système d’appel à l’aide fait son entrée. En gros, les pokémons sauvages appellent leur petits copains à l’aide et si vous avez de la chance, vous pouvez retomber sur un pokémon dit « Shiny ». Je finis sur le pokédex où plutôt le Motisma-dex qui vous parlera de temps en temps (il y a aussi cette histoire de prise de photo à certains moments de votre aventure) et sert plus de compagnie, histoire de ne pas vous perdre, que de véritable feature indispensable. C’est très sympa mais c’est pas non plus une révolution à détruire un pan de quartier.

Du côté de la technique, graphisme et bande son

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Pour ma part, j’y joue sur une 2ds et au niveau technique, mis à part dans les combats où il y a du monde et que ça commence à ramer un petit peu, je n’ai rien à dire de particulier mis à part que ça ronronne assez bien. Graphiquement parlant, le jeu est assez joli, malgré un peu de pixellisation ici ou là mais rien de bien grave. A noter les moments où la journée commence à tomber et où le ciel prend un joli visage afin de céder sa place à la nuit, je trouve ces moments fort agréable à l’oeil. Quand aux musiques, elles ont la particularité d’être correctes et pas casse couilles à l’écoute. Calme quand la situation l’est et énergique quand vous mettez sur la tête du dresseur ou dresseuse d’en face. Quand aux cris de ces cher petits monstre de poches, pour ma part, ça ne m’a pas trop dérangé.

En 10 ans, est-ce que la série a t’elle évoluée ?

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Depuis Pokémon X et Y, si j’ai bien compris cte n’affaire, la série s’est chargée de nous proposer une aventure en vue 3d abandonnant la vue « iconique » qui a fait les beaux jours des premiers opus. En ce qui me concerne, cette merveilleuse idée fait un bien fou autant à la série qu’a nos yeux puisque votre aventure n’en est que plus belle et « plus mieux » (ouais c’est pas français, ça va, je sais). En bref, oui la série à su évolué à peu près comme il le fallait mais je tient à émettre un MAIS. Alors oui, nous sommes d’accord que la série est avant tout pensé pour les enfants en bas âge mais Game Freak est mieux placé que moi pour savoir mieux que quiconque que malheureusement il y a un public disons plus « adulescent » que la véritable cible de cette série. Je ne demande pas à ce que le JV soit tout d’un coup d’une violence à faire peur à un Pikachu mais je demande plus une certaine « intelligence » dans l’écriture. Puisque bon nombre de sujets évoqués dans ce Pokémon Soleil et Lune aurait mérité un traitement plus travaillé et pas évoqué comme il est fait… Je ne demande pas non plus que le sujet Pokémon soit placé au même rang qu’une nouvelle de Lovecraft mais juste que l’écriture soit mieux travaillée, un peu moins banale et un peu moins enfantine. J’émets aussi une très légère critique sur les nouveaux Pokémon introduit dans ce nouveau duo d’épisodes. Je trouve que le studio manque ou commence à manquer d’inspiration en ce qui concerne le design et le nom des nouveaux monstres de poche… Donc comme vous pouvez le lire, la série à su évolué dans le bon sens mais ne s’affranchit toujours pas de toutes ses contraintes. Elle y gagnerait énormément si elle arrêtait d’être un peu moins pour très jeune enfants tout en proposant un vrai monde ouvert et pas un semblant de terrain de jeu où la seule liberté dont le joueur à, est de faire des allers et retours dans les hautes herbes afin d’entrainer son équipe tout en chassant des créatures qu’il n’a pas encore dans son Pokédex…

Verdict

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Après plus de 10 ans après mon dernier épisode, je reprend la saga de la plus belle des manières. Exit la quête des 8 badges, Pokémon Soleil et Lune nous propose un tour des îles pour accomplir des épreuves, tout en affrontant une bande de lascars de seconde zone. Pris par la main jusqu’à sa toute fin, le joueur que je suis devenu tout au long de mon parcours vidéoludique à pris beaucoup de plaisir à retourner en enfance durant un bon 45 heures (je me suis arrêté dans les 92 heures à la sortie de cette critique). Néanmoins, la licence Pokémon y gagnerait à être moins enfantine et moins dirigiste tout en proposant un scénario plus poétique et plus intelligent que j’ai pu voir dans ma version Soleil…

Les + :

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  • Le personnage de Lillie
  • La région d’Alola et ses îles
  • Les graphismes que je trouve fort beaux
  • Une bonne durée de vie (45 heures pour voir le générique de fin)
  • L’abandon de la quête des badges et des arènes pour des épreuves assez fun (pour la plus part)
  • Il y a réellement de quoi faire après la fin
  • Un niveau de lecture de l’univers Pokémon assez dingue quand on s’y intéresse !

Les – :

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  • On est beaucoup trop pris par la main, c’est limite étouffant
  • La Team Skull, mon dieu mais… WHAT THE OTAQUIN ???
  • Un scénario trop enfantin et trop simpliste dans le traitement du sujet évoqué
  • Un sentiment de vide après la fin (notamment expliqué par le fait d’être assisté tout au long de votre aventure)
  • Ca rame quand il y a du monde à l’écran (surement dû à la 2DS)
  • Un (léger) essoufflement créatif au niveau des nouveaux Pokémons

Son appréciation

Une très belle aventure addictive qui fait du bien de temps en temps

*Critique réalisée sur une version commerciale du jeu et à partir d’une 2DS, les deux achetés par mes soins.

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