Critique de Rise Of The Tomb Raider édition 20ème anniversaire

D’abord sorti en novembre 2015 sur Xbox 360 et Xbox One de façon définitive mais temporaire, si si c’est définitive alors qu’au final ce sera temporaire rassurez vous, puis début 2016 sur PC, Rise Of The Tomb Raider nous fait l’extrême honneur d’arriver tel une diva sur PlayStation 4. Un si grand retard peut-il être pardonné ? Que vaut Rise Of The Tomb Raider par rapport au reboot ? Partons à l’aventure et explorons ces deux questions dans une critique téméraire et bravant tout les dangers…

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Un mot sur l’affaire de l’exclu Microsoft

Rise of the Tomb Raider

Je vous avouerais que cette fameuse affaire de l’exclu définitive mais temporaire de Rottr pour Microsoft reste une bien belle leçon de communication et de marketing à ne surtout PAS reproduire. Déjà bien dans la merde depuis 2013 et l’annonce de la One, empêtré dans la gadoue de leur communication faisant de Microsoft des amateurs au fin fond du garage, l’affaire de l’exclu Rottr leur a, pour moi, fait un plus grand mal que l’affaire de l’annonce de la One. Quand on est pas foutu de travailler à se faire un parc de studio totalement acquis à la marque Microsoft, c’est bien connu on se paye des JV ici où là, histoire non pas de se créer une identité mais une réputation. D’ailleurs cette affaire d’exclu Rottr est une fausse bonne idée rien qu’en y pensant pour deux raisons (comme quoi, il suffit juste d’y réfléchir, ça coule tellement de source que je ne comprend pas que Microsoft n’y ait pas pensé, c’est impossible) : La première, Rottr est une suite, ça n’a ni queue ni tête d’en faire une exclu alors que le reboot était lui MULTIPLATEFORME. La seconde, le reboot de la saga est sorti sur 5 plateformes différentes (PS3, 360, One, PS4 et PC) il a eu toute les peines du monde à se vendre selon les dires de Square Enix eux mêmes. Mis à part être égoïste, Microsoft n’avait aucune bonne explication quand à se payer l’exclu définitive mais temporaire… D’ailleurs, je ne comprendrais jamais le fait qu’on nous dise que faire un reboot est entre autre une formidable occasion de faire découvrir une saga à de nouveaux joueurs puis qu’on nous sort que le prochain épisode sera une exclusivité … Enfin bref, je pense m’être déjà exprimer sur le sujet en long, en large et en travers alors place à la critique du jeu en lui même. Je finit par anticiper vos réactions « ouais mais Sony a fait pareil avec SFV toussa », je m’en branle littéralement de SFV et de Sony en fait. Microsoft n’était pas à son coup d’essai et l’avait déjà fait avec un certain Splinter Cell Conviction si mes souvenirs sont bon (en plus, c’est le même cas de figure, saga multiplateforme mais JV exclu MS) et je suis persuadé que Microsoft recommencera vu qu’il a un peu de mal à faire différemment. Néanmoins, par pitié Microsoft, travaillez votre communication car vous en avez grandement besoin, cette affaire en est la preuve indéniable.

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A Survivor Is Born

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Dans le reboot de Tomb Raider, du même nom, sorti en mars 2013 sur PS3, 360 et PC puis un an plus tard sur PS4 et One, Crystal Dynamics nous proposait alors de faire connaissance avec une Lara rajeunie (21 ans) et totalement rebootée. A bord de l’Endurance, la jeune exploratrice, ses amis et l’équipage faisaient alors route vers le triangle du dragon. A la suite d’une tempête qui brisa le navire en deux, toute cette gentille troupe échoua alors sur l’ile du Yamataï. Eloignée de ses amis, Lara doit se résoudre à survivre par ses propres moyens. Décrié par certains et adulé par d’autres, le reboot de Tomb Raider n’est pas qu’un simple blockbuster vidéoludique bête, méchant et grandiloquent pour moi. Outre quelques moments devenus culte (comme l’ascension de la tour radio ou la scène du palais), le reboot de Tomb Raider propose sa version de la naissance d’une survivante et héroïne en milieu hostile. Il propose un vrai cheminement : le début où Lara est naïve, innocente et subit les évènements, le milieu où Lara prend conscience de ses possibilités et la fin, final où Lara est confiante dans ses agissements, sait ce qu’elle doit faire et agit sans se poser de questions. C’est pour cette raison que j’adore le reboot. Car il est rare qu’un blockbuster vidéoludique ne prend pas son joueur ou sa joueuse pour un(e) idiot(e). Mais ne vous détrompez pas, le Tomb Raider 2013 enchaine les moments de séquences ultra spectaculaire, les empile même, où tout explose, où les balles fusent, les jurons, les « dans ta gueule *** ! », le tout où le joueur est un peu pris par la main. Trois ans ont passés et c’est maintenant au tour de Rise Of The Tomb Raider de nous proposer sa vision de l’aventure.

Rise of the Tomb Raider

Est-ce l’aventure qui nous appelle ou nous qui appelons à l’aventure ?

Rise of the Tomb Raider

Marquée par ce qu’elle a vu sur l’île du Yamataï, la reine Himiko et les mystérieux gardes tempêtes, Lara reprend dès lors les travaux de son père. C’est en gros le début de Rottr. Néanmoins, vous vous en douterez, déjà je ne spoile pas et aussi, c’est beaucoup plus complexe que ça. Bref, le début du jeu nous fait commencer en Sibérie, en haute montagne, où un certain Jonah nous fait la joie de sa présence. La première chose qui frappe, ce sont les graphismes. Lara à graphiquement changée depuis le reboot et est plus belle (magnifique même) que jamais. Même Jonah s’est vu refaire la gueule en outre… Bref, ce niveau d’ouverture n’est autre qu’un petit tutoriel, histoire de vous montrer comment se passe l’escalade et le gameplay au passage. Après un évènement non prévu par notre duo, le jeu lance enfin sa narration au travers de multiples flashback. Le jeu pose ses enjeu, nous montre une Lara déterminée qui ira jusqu’en Syrie, réel point de départ de ce Rottr. On découvre alors une des nouveautés de cette suite : le fait qu’il faille déchiffrer des écrits muraux, fresques et cie pour apprendre à lire une langue. Le mongol, le grec, le russe (entre autre) sont autant de langues qu’il faudra apprendre à maitriser avant de déchiffrer quoi que ce soit. La seconde nouveauté du titre étant la survie pure et dure. Alors bien entendu, nous sommes loin d’une simulation hardcore de survie mais il vous faudra comprendre vite et bien comment vous en sortir dans les milieux hostiles dans lequel le jeu vous jettera.

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A Woman Versus Wild

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Le premier feu de camp que vous squatterez ne vous attendra pas chaudement car il faudra l’allumer vous même. Et pour ça, pas de secret, il faut du bois. Dans le froid sibérien, en pleine nuit, vous êtes donc parti prendre du bois. L’ambiance, les bruits de ce grand bout de forêt (beaucoup plus grand que ceux du reboot), la vie animale (cerfs, lapin, oiseaux et plus tard des loups et même des grosses surprises bien poilues), tout est fait pour instaurer un climat inhospitalier, comme pour vous dire que vous êtes l’intrus et que le jeu n’a pas attendu après vous pour faire sa petite vie. En gros, ça se sent que depuis le reboot, le studio à bosser pour proposer un semblant de vie et je dois dire que c’est assez réussi. Mais revenons en à la question de la survie. Ne vous attendez pas à vraiment survivre comme Bear Grills mais il vous faudra dégoter du bois, du tissu, du minerai et des plumes pour confectionner votre équipement, vos flèches et également pouvoir améliorer vos armes. Tout ceci, ainsi que les pièces d’armement, utile pour upgrader vos armes ne sont pas à portée de mains mais plutôt à la portée de votre fouille minutieuse. Il faudra prendre le temps d’explorer chaque recoin pour dégoter le matériel nécessaire pour devenir de plus en plus efficace. D’ailleurs, plus vous serez bien équipé, plus vous pourrez explorer les coins jusque là inaccessible, un peu comme Metroid pour ne citer que lui. Le facteur RPG du reboot est également de retour et il faudra engranger de l’expérience pour espérer obtenir un point d’expérience à répartir dans les trois arbres de compétences de la fougueuse aventurière.

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Lara, Lara, Lara

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Ça peut sembler convenu mais la star du jeu, hé bien c’est cette fougueuse aventurière qu’est Lara. Dans le reboot, Lara était « transformée » en simple humaine, poupée de pixel (comprenez de chiffon) qui prend constamment sur la gueule par une île sans pitié et ses occupants complètement fous. De cette somme de vécus, Lara en était ressortie grandie, forte, imprévisible mais résolue à garder la tête haute face à l’adversité. Les mauvaises langues l’avaient même comparer à un Rambo enchaînant les headshots en chaîne sans oublier de gémir quand elle se mange un bourre-pif. Pour ma part, sans ne jamais oublier la Lara Croft qui aura bercé mon enfance, cette nouvelle Lara accompagne désormais le vieux con que je suis devenu. Je me dit que ce qu’elle m’a appris, ce qu’elle m’a fait découvrir à ses côtés et qui ont conduit au fait que j’adore le genre aventure, ses découvertes et lieux reculés, c’est à moi maintenant de lui montrer ce que j’ai retenu. Cette relation héroïne-joueur est donc le leitmotiv de cette seconde aventure où on assiste à un développement de cette chère aventurière. D’ailleurs, Lara a retenu la leçon de son vécu sur l’île du Yamataï ainsi que ce qui lui tombe dessus dans cette zone reculée du globe. Elle se présente ainsi plus confiante, sans jamais faillir, affronte les dangers les uns après les autres avec une détermination intéressante. En un mot comme en cent, le titre du jeu n’est pas là par hasard.

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A la poursuite du scénario légendaire

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Alors certes, un scénario dans un blockbuster, c’est un peu comme une pute à l’église, c’est possible mais ça reste vraiment rare pour le souligner. Rise Of The Tomb Raider nous raconte donc une histoire d’une Lara désireuse de reprendre les recherches de son père là où il les avaient laissées. Pour ce faire, elle ira dans deux destinations du monde, explorer des tombeaux et partir à la recherche d’une personne qui elle même est poursuivie par une mystérieuse secte ancestrale du nom de Trinity. Bien entendu, j’essaie de vous spoiler le moins possible mais au final et même si je n’attendais rien du tout de ce côté là, j’ai vraiment aimé le scénario. Bien foutu, bien écrit, classique mais tellement efficace pour un blockbuster ! D’ailleurs, au fil de votre avancée, le jeu vous permet de bifurquer un peu de votre course poursuite grâce à des missions annexes très simplistes, certes mais là encore bienvenues.

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Aventure et exploration : les maitre mots d’une bonne aventurière

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Le principal reproche que je pouvais faire au reboot de Tomb Raider, c’était le faible nombre de ses tombeaux. Pour Rottr, Crystal Dynamics s’est fait pardonner en nous offrant un paquet de tombeaux, assez immense avec des énigmes assez intéressante mais très simpliste puisque utilisant avant tout la logique. Toutes les énigmes de tout les tombeaux ont donc un point commun : leur simplicité découlant d’une logique physique imparable. Je ne dis pas qu’elles sont bof ni qu’elles sont exceptionnelles mais qu’elles sont à la portée de tout le monde, à condition bien évidemment d’étudier votre environnement. Sans transition aucune, parlons pour finir de l’environnement. La Syrie et la Sibérie seront vos deux terrain de jeu, le premier très petit mais réellement magnifique et le second, immense avec sa multitude de hub de tailles moyennes où le maitre mot sera l’exploration. Je me répète, je le sais, mais Rottr vous invite vraiment à laisser de côté l’histoire pour vous entraîner avec lui dans l’aventure sous sa forme la plus pure, avec ici où là quelques mécaniques de survie et de chasse. Les terrains de jeu ou hubs sont tous très variés avec pour décor une forêt enneigée, une ancienne base soviétique, une vallée où les habitants ont élu domicile et j’en passe des meilleurs. Tout ces hubs ont aussi un énorme point commun, en plus de l’exploration : le panorama, aidé par des graphismes magnifiques.

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Quid des nouveautés du titre ?

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Au rayon des nouveautés de ce Rottr, on peut noter la personnalité de Lara qui est aux antipodes de la Lara du reboot (en même temps, c’est plus que normal), le fait que le titre vous pousse constamment à l’exploration, la taille de ses hubs et tombeaux, tout simplement immense, l’aspect concernant la survie et qu’il vous faudra trouver les ressources nécessaire au craft de votre équipement et de vos armes ou le fait que votre tenue ait une incidence (par exemple, telle tenue peut vous permettre de mieux chasser etc), que le titre essaye d’insuffler une liberté dans votre manière d’appréhender chaque situation (rentre dedans, infiltration ou contournement) et aussi le fameux grappin, nouvelle star de pratiquement bien des JV du moment (ouais bon ok Uncharted 4 et Rottr hein). J’ajouterais aussi le théâtre de l’action de Rottr, la Sibérie étant quand même assez inédite dans un JV, non ? Bref, il y a de la nouveauté quand on en fait la liste (non) exhaustive…

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Au niveau de la technique, graphismes, bande son, durée de vie et tutti quanti fruti fruta

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A votre premier lancement du jeu, vous aurez quand même une maj de 2 go, parait-il pour les dlc (ne vous inquiétez pas par contre, tout est sur la galette), contre une maj de 300 mo et quelques pour la version définitive de TR (sortie elle en 2014). Donc au niveau technique pur et dur, je n’ai noté aucun ralentissement, je n’ai eu aucun freeze mais j’ai eu un petit bug assez marrant sur le coup, lors d’une baston acharnée face aux soldats de Trinity, un vilain pas beau gentil a voulu me foncer dessus, s’est bouffé une flèche dans le genou (véridique en plus), au lieu de tomber, il s’est vu propulser en arrière et est revenu sur sa position de départ avant son sprint vengeur sans prendre de dégâts, hé oui sacrée histoire ! Graphiquement parlant, ce Rottr est vraiment magnifique sans non plus vous coller une bafounette graphique. La faute à une sortie 1 an après la version de base. Néanmoins, pour ma part, j’admets avoir eu mon compte au niveau des paysages, magnifiques, sauvages, calme et si beaux (ouais je sais…). Oui Rottr est vraiment magnifique mais souffre là encore d’une sortie bien trop en retard… Au niveau de la bande son, elle fait le taf mais n’est pas si percutante que celle du reboot. Recyclant ici où là quelques brefs petits morceaux issu du volet précédent, elle peut néanmoins se targuer d’offrir quelques passages bien anxiogènes lors de vos premières pérégrinations dans les grottes. Surtout quand vous savez que vous n’êtes pas seuls… Par contre, lors des moments ultra spectaculaire, la bande son vous accompagne dans un déluge de sonorité bien énergique, de quoi vous donner envie de botter des fions ! Au niveau des bruits d’animaux, les cerfs, les loups et les gros n’ours tout mignons et gentils, vous avez vraiment l’impression d’en avoir en vrai devant vous, grâce à un boulot de mixage rondement bien mené. Pareil pour vos armes à feu, à noter quand même que le fusil à pompe s’est vu retouché légèrement puisque assez bruyant dans le reboot (tellement bruyant qu’il réveillait les morts le bougre). Les bruits naturels, tels que le bois qui craque, l’eau qui coule, les oiseaux et aussi la neige qui craque sous vos pas, vous donnent là aussi l’impression d’être perdu(e) en pleine nature. Tout simplement immersif, surtout au casque. L’un de mes gros coup de coeur du jeu est que celui-ci vous offre la possibilité de mettre votre version en VO ou en VF (entre autre bien évidemment) et de choisir la version des sous titres que vous voulez (la version classique, blanc sur noir ou avec un code couleur selon la personne qui parle). J’ai mis Rottr en VOSTFR et je peut vous dire que Camilla Luddington est tout simplement parfaite ! Mais quoi de plus qu’une anglaise pour incarner une Lady après tout ? Permettre aux joueurs le choix de ce genre de choses devraient être de base dans n’importe quel JV tant ça paraît certes minimes mais d’une importance capitale. Au niveau de la difficulté du titre, comme le reboot, j’ai mis Rottr direct en difficile, histoire de jauger la différence entre les deux et celle ci n’est pas si grande entre les deux titres. Alors certes, oui je suis mort un peu plus souvent que dans le reboot (7 fois pour Rottr contre 0 fois pour le reboot) mais c’est dû au fait que les ennemis « fantastiques » sont beaucoup plus puissants et beaucoup mieux équipés que les fameux gardes tempêtes de l’opus précédent. Au niveau de l’IA, ce n’est pas Rottr qui révolutionnera le débat mais sachez qu’en difficile, elle ne lâche rien, qu’elle n’hésite pas à vous passer le bonjour au corps à corps à plusieurs et qu’elle aime bien tout ce qui peut vous flamber ou vous exploser la gueule pendant qu’elle est planquée derrière un abri. Néanmoins, les moments où vous pouvez vous la jouez en totale infiltration, au couteau et perchée dans les arbres ou sous l’eau, l’IA ne comprend absolument pas ce qui se passe et vous pourrez dès lors vous les faire un par un sans aucun souci. Bref, tout dépendra de votre façon de jouer et de la difficulté dans laquelle vous y jouerez. Je finis sur la durée de vie de ce Rottr qui ne dépendra que de vous et du fait si vous prenez le temps ou non d’explorer. Pour ma part, j’ai dû finir le jeu aux environs des 30 heures en prenant tout mon temps, en explorant, en revenant sur mes pas grâce au voyage rapide pour débloquer de nouvelles zones grâce aux équipements qui me permettait de le faire et ce, de façon assez fréquente. J’ai fouillé chaque tombeaux, chaque grotte, que je pouvais et j’ai aussi admiré le paysage. J’y ai joué de façon sommes toutes normale sans le finir le plus vite possible… Bien évidemment, puisque j’ai l’intention de le finir à 100% comme le reboot, je profite pour vous dire que le jeu vous invite à revenir en exploration libre lorsque vous le finissez comme a pu le faire le reboot.

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Verdict

Rise of the Tomb Raider

Que l’attente fut longue mais le résultat est à la hauteur de cette dite attente. La seule chose que j’attendais de ce Rottr était tout simplement d’avoir un petit aspect « fantastique » dans le cadre de son scénario et j’ai été plus que servi sur ce sujet là. Néanmoins, Rottr est beaucoup plus long, plus maitrisé, plus ouvert, permettant une plus grande liberté à son joueur, gommant aussi le principal reproche fait au reboot : le peu de tombeaux. Cette fois ci, il y en a. Des beaux, des grands, des musclés. Néanmoins, sorti beaucoup trop tard sur PS4, le plan graphique de Rottr, souffrant d’une comparaison avec d’autres titres, n’est certes pas du tout moche, loin de là, mais aurait peut être dû se voir un peu plus « remis au goût du jour ». Mais cela dit, Rottr est réellement un excellent JV d’aventure. Long, intéressant, au scénario très efficace, sans non plus faire péter la montagne, Rottr pousse la formule beaucoup plus loin que le reboot, avec un trop plein d’amour qui serait regrettable de bouder, surtout dans une version ultra complète de chez complète.

Rise of the Tomb Raider

Les + :

Rise of the Tomb Raider

  • Lara, plus belle (magnifique même) et plus forte que jamais
  • L’aspect « fantastique » du titre, j’en ai eu pour mon compte
  • L’exploration et la liberté qu’offre le jeu
  • Un scénario, certes de blockbuster, mais intéressant et bien écrit
  • Le bruit de la neige qui craque
  • Trois fois plus long que le reboot
  • La possibilité d’y jouer dans la langue que vous voulez ou presque
  • Le « jeu » de Camilla Luddington (VO) qui incarne Lara avec brio
  • Le packaging de cette version 20ème anniversaire

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Les – :

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  • Même en difficile au premier passage, se révèle assez facile
  • L’absence d’un mode photo, c’est même inacceptable en fait
  • Une sortie sur PS4 bien trop tardive sur le plan graphique
  • Une bande son moins marquante que celle du reboot
  • A quand la suite maintenant ?

Son appréciation :

Très très bon !

*Un énorme merci à @Theo_Tessa pour la correction ❤

**Critique et screenshots réalisés sur une version commerciale du titre, achetée par mes soins.

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Le coin des extensions

Rise of the Tomb Raider

Baba Yaga

Rise of the Tomb Raider

A la différence des autres extensions, Baba Yaga est directement intégrée dans la campagne principale de Rottr. Il faudra tout simplement avancer dans l’histoire jusqu’à un certain point et revenir dans le hub du complexe soviétique (celui où vous obtenez votre première mission annexe). Baba Yaga débute par une légère baston contre les soldats de Trinity en venant en aide à une charmante demoiselle qui vous explique que son grand père profite du fait que Trinity fout le bordel un peu partout dans la vallée pour aller se venger de la mort de sa femme (la grand mère de la demoiselle) des années plus tôt des griffes d’une sorcière ayant élu domicile dans le Vallon Maudit. Vous aurez donc pour mission d’aller secourir le grand père et affronter cette mystérieuse menace basée sur le folklore Russe. Au programme, un peu de fantastique, une grosse énigme un peu hardcore à première vue, et beaucoup de baston, surtout le combat final qui conjugue baston et énigme. Tout ce beau programme dure entre 1h et 1h30 et un tout petit peu si vous souhaitez le 100% de l’extension (comme d’habitude avec les collectibles et le défi). Pour ma part, même si j’ai trouvé tout ceci un peu court, j’ai vraiment adoré cette extension. Même si on découvre assez vite l’identité de la sorcière, pour peu qu’on réfléchisse 5 secondes, tant c’est logique, j’ai passé un très bon moment. J’aurais peut être bien aimé qu’elle soit plus travaillée, plus longue, plus versée dans l’épouvante mais je ne boude pas le bon moment passé devant et c’est ce qui compte.

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Le reste des extensions

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Plutôt que de vous faire un mini paragraphe pour chacune des autres extensions, je vais tout simplement vous résumer ce qu’il vous reste à la carte. Dans le menu Expéditions, vous pouvez rejouer les chapitres de l’histoire avec ou sans votre équipement et compétences, histoire de réaliser des défis comme par exemple ne pas mourir, réaliser un certain nombre de headshot et etc etc. Vous avez ensuite le mode Endurance qui vous permet de survivre en milieu hostile en gérant votre faim et votre chaleur tout en affrontant des prédateurs et ennemi. Votre but étant de tenir le plus longtemps possible afin d’explorer votre environnement et mettre la main sur des reliques et autre trésor soit tout seul ou soit à deux en coop. Pour ma part, je n’ai testé que l’entrainement et j’ai plutôt bien apprécié la chose. Vous avez ensuite le mode Réveil glacial qui vous jette dans une petite carte, quand même assez grande, où vous avez pour objectif de fermer trois usines grâce à un petit jeu de réflexion/observation tout en affrontant des expériences génétique russe. Ces fameuses expériences sont aveugles mais ont une très bonne ouïe qui leur permettent de vous entendre, il faudra dès lors les affronter ou les contourner en procédant à un peu d’infiltration. Vous devez aussi récupérer du matériel comme vos armes, mettre la main sur des coffres, libérer des prisonniers et chercher 8 documents expliquant un peu le background de cette extension. Pour ma part, ça reste intéressant sans non plus être bien fou-fou. Pour les amateurs d’action versant un peu dans l’horreur …

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Enfin pour finir, vous avez le manoir Croft qui vous offre deux modes de jeu. Le premier, les liens du sang, étant une escapade sans aucun risque avec pour objectif d’explorer le manoir et mettre la main sur un document vous donnant toute légitimité sur la propriété du dit manoir. Et l’autre mode, c’est le cauchemar de Lara où vous affrontez des vagues de monstres dans le manoir. Un peu dispensable puisque c’est de l’action non stop et que les monstres d’en face sont un brun plus casse couilles que ceux vu dans le réveil glacial. Pour finir sur le programme des extensions, Rottr 20ème anniversaire est bourré à craquer et vous offre des heures et des heures de contenu, à noter que le Manoir Croft peut être parcouru au casque PSVR pour peu que vous ayez violer votre compte en banque pou vous procurer le sésame.

8 commentaires

  1. Je te rejoins sur beaucoup de points que tu as évoqué, l’évolution de Lara est des plus appréciables. Je l’avais adoré déjà sur One, le seul défaut que je peux lui trouver (et c’est un peu de ma faute aussi) c’est qu’une fois l’histoire finie, quand on aime compléter son expérience grâce au précieux platine, on se rend vite compte que le contenu est comblé par de la ramasse et de la recherche inutile. Malheureusement, et ça ne vaut pas que pour ROTTR, la durée de vie est augmentée avec du chiant. J’aurais préféré un scénario de 5h de plus que d’avoir à ramasser des documents ou faire des défis ennuyeux.

    Petit mot rapide sur la com de Microsoft. A mon avis, et je n’ai pas la science infuse mais je pense que ce ne serait pas impossible, ROTTR aurait dû être une exclu définitive sur les machines de Microsoft mais je pense que Square a imposé un certain nombre de ventes pour que cela se fasse. Les objectifs n’ont pas été atteint, ROTTR est donc arrivé sur PS4. Par contre, je n’adhère pas du tout à cette stratégie et surtout à la raison donné par Square « les joueurs Xbox ont toujours soutenu la licence » (étant donné qu’il n’y avait pas de joueurs Xbox à la naissance de Lara c’est un peu cracher à la tronche des joueurs PS, bref)

    Cela faisait un moment que je ne t’avais pas lu, en tout cas tu n’a pas perdu la main. 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. J’avoue que je commence à saturer des collectibles, tout jeu confondu d’ailleurs. Moi aussi j’aurais aimer avoir plus d’heures au scénario ou en quêtes annexes. En ce qui concerne MS, j’ai déja tout dit et j’avoue que ton point de vue à toi est remarquable en fait, bien vu ! J’écris peu ces derniers temps je l’avoue alors merci 😀

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      1. Et moi on ne m’arrête plus. 😂 Oui les collectibles ça commence à être un peu trop rébarbatif et bien trop utilisé dans les jeux, c’est de la fausse durée de vie, c’est exaspérant.

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      2. Pour les reliques et cie, c’est du remplissages mais les documents, c’est la porte de facilité pour développer le background du dit jeu. D’ailleurs, très peu de joueurs/joueuses se cassent le fion comme nous à tout ramasser et à tout lire en plus ! Nous on fait ça car on veut notre JV à 100% (et les succès/trophées, soyons honnêtes) parce que nous sommes comme ça, pr les dev, on est du pain béni en quelques sortes. Puisque minimum de taf pour une extension « virtuelle » de la durée de vie du jeu ^^ Malinx le linx 😀

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  2. Pour une fois, je dois avouer que je ne suis pas du tout de ton avis. J’ai personnellement beaucoup de mal avec cet opus (et le précédent) qui sont bourrés de défauts et qui sont une insulte à Tomb Raider. Le fait n’est pas que je sois contre un reboot (en fait si, je déteste ce principe mais c’est là un autre sujet), mais qu’il soit complètement à côté de la plaque. En fait à mes yeux ils incarnent de très mauvais Tomb Raider et des jeux d’aventure relativement passables, le genre qu’on fait une fois et qu’on oublie tout de suite après. Ils ont fait de Tomb Raider un melting pot sans âme de tout ce qu’on trouve dans les autres licences (autant vidéoludiques que cinématographiques) mais en moins bien, avec une Lara Croft soit disant plus humaine que jamais qui apparaît en fait comme étant moins humaine que jamais et avec une écriture scénaristique juste catastrophique (dieu merci la scénariste ne travaillera pas sur le prochain opus). Même le doublage est foireux, aussi bien en VO qu’en VF (et pourtant j’adore Camilla Luddington et Alice David en tant qu’actrices). J’aurais franchement préféré que la licence s’arrête avec Underworld plutôt que d’en arriver là…

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    1. C’est un avis qui se respecte et que je peut comprendre, notamment au vu de ce que Tomb Raider représente en tant qu’icône vidéoludique. D’ailleurs, tu partage l’avis de beaucoup de fans qui ne reconnaissent plus leur Lara. Moi aussi, j’ai grandi avec les Tomb Raider d’antan mais je considère aussi qu’il faut savoir donner sa chance à une autre lecture d’une oeuvre. C’est ici le cas, c’est différent d’avant, pour le meilleur et ou le pire, c’est vrai…

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      1. Je ne suis pas contre l’idée d’une autre lecture. Par exemple, contrairement à beaucoup de fans, j’ai bien adhéré à la nouvelle formule de Crystal Dynamics lorsqu’ils ont repris la licence en 2007. Mais là avec le reboot ils ont tout jeté à la poubelle je trouve, il ne reste de Tomb Raider et Lara Croft que les noms finalement. Et en plus de ça je trouve la réalisation et l’écriture mauvaises. Mais bon, il faut faire avec… J’y consacrerai probablement une chronique de toute façon, histoire d’expliquer de manière plus complète et plus argumentée ma façon de penser.

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