Critique de Just Cause 3

Quasiment 5 ans après un Just cause 2 assez ennuyeux et quelques mois après un Mad Max surprenant dans le bon sens, les petits gars de chez Avalanche nous balance un Just Cause 3. Est-ce que Rico est toujours dans la place ? Est-ce qu’il est toujours friand des dictatures au petit déj’ ? Réponse dans cette critique explosive.

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Une dictature pour la table 9 avec supplément explosions !

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Après San Esperito en 2006 et Panao en 2010, voilà que Rico retourne sur Médici, son lieu de naissance, pour se farcir une nouvelle dictature, péché mignon du gentil agent de la CIA. Cette fois ci, l’histoire (oui oui il y a un scénario dans Just Cause !) est de renverser un certain Di Ravello, méchant de service de ce 3 ème épisode et de récupérer le contrôle du Bavarium, énergie surpuissante de l’archipel. Histoire de bien lui niquer la journée, Rico devra reprendre le contrôle de bases militaire tout ce qu’il y a de plus classique, de villes et villages en détruisant les possessions du régime militaire en place. Rien de bien compliqué puisqu’il faudra tout faire exploser et faire parler vos armes, ainsi que votre grappin, votre parachute et le petit nouveau : votre Wingsuit, en ce qui concerne vos déplacements. Bien entendu, il y a toujours les hélicos, les avions, les voitures, les motos et les bateaux en tout genre mais le parachute et le wingsuit est le combo parfait pour se déplacer dans Médici en total dépaysement. Bref, vous l’avez compris, quand bien même, vous évoluez dans une dictature, vous vous sentirez vite à votre aise.

Grenades zé crustacés au programme de vos vacances dans Médici, vous n’irez plus chez nous par hasard …

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Mis à part la reconquête de Médici petit à petit, vous avez aussi des quêtes scénaristiques et des quêtes optionnelles qui vous demanderons juste de … Faire parler la poudre (à canon, je précise), entre protéger un scientifique désireux de se barrer du joug de Di Ravello, de venir en aide aux rebelles, de déplacer des barils de vin avec Mario, votre pote de jeunesse et aider Dimah, la scientifique un peu singulière, vous aurez vraiment de quoi faire. Alors certes, c’est pas très original mais ça fait vraiment le taf, du fait que ça jongle entre le très spectaculaire et le plus calme. Néanmoins, le scénario ne brille pas vraiment par son écriture, suffisamment intéressante pour retenir le joueur que je suis, mais la fin et le final sont vraiment très (trop ?) vite expédié. A tel point qu’on vient à se poser des questions sur « l’après ». Pas besoin de vous spoiler en revanche mais sachez juste que je suis resté sur ma faim, même si le compteur d’heures de jeu doit s’approcher des 60 heures à peu près (ou peut être plus, je ne sais pas).

Vous vous ennuyez ? Bougez pas, on va vous trouver quelque chose !

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Outre tout faire exploser et les missions de scénario à suivre, Avalanche à essayer de trouver une solution quand au syndrome de l’open world vide. En effet, Just Cause 2 était immense mais tellement vide … Pour ce 3ème opus, la première des choses que vous devez faire, si vous souhaitez faire le ménage, étant de vous déplacer dans l’immense map de Medici par vos propres moyens afin de trouver vous même les installations a attaquer. Ce qui vous fera voir du pays avant de tout faire exploser. Dans un second temps, quand une région est libérée, vous pouvez partir à la chasse d’éléments à récupéré, tels que les enregistrements de Di Ravello (d’ailleurs, dommage de Rico ne réagit pas quand ils sont écoutés, ca aurait pu être chouette …), vous aurez aussi des sauts de cascade et plein d’autres choses qui ne sont là que pour augmenter la durée de vie et tenter de rendre Medici un peu vivante. En ce qui me concerne, j’ai été surpris de voir qu’au contraire de Just Cause 2, là, je ne me suis pas ennuyé en évoluant dans l’immense open world. Alors certes, c’est pas non plus révolutionnaire mais j’ai cette impression qu’Avalanche à retenu certaines critiques faite sur le précédent titre de la licence.

Du dépaysement en veut tu en voila !

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Le monde de Just Cause 3 est vraiment magnifique à parcourir avec ses mers bleu turquoise, ses champs de lavande, ses montagnes enneigées, ses villes et ses installations militaires n’attendant que Rico pour être violentées avec amour … D’ailleurs, combien de fois je me suis arrêté pour contempler la vue ? Je ne saurais le dire, mais Medici me rappelle un peu l’Italie et/ou le sud de la France de par ses paysages (surtout au sud de la carte) Bref, Medici est vraiment magnifique. Quand aux graphismes, ils sont beaux mais c’est pas non le truc de fou qui va te doigté ton cochon d’inde. A noter que j’ai observer quelque ralentissements ici ou là et un truc bien sournois qui n’a rien à voir avec les graphismes mais je me dois de le coucher. Ca concerne un certain épisode où le PSN s’est cru en vacances (je rappel que c’est une version PS4) et qu’il a rencontrer un petit souci. Pour l’instant, du fait que Just Cause 3 est un jeu solo, pas de problème. Arrivé a l’écran de chargement du menu d’accueil, quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que Just Cause 3 à un joli DRM embarqué … Si, si. Pour le contourner, il faut, dans ce cas précis, déconnecter votre console du net et le souci est fixé. Sauf quand vous découvrez cette « particularité » … Un mot sur la bande son, qui fait le job mais qui n’est pas vraiment inoubliable. Calme quand vous vous promenez, survoltée quand vous vous battez, ni plus ni moins. Quand vous vous déplacez en véhicules, pas d’autoradio … Néanmoins, un mot sur le speaker de la dictature qui parle quand vous avez nettoyé une base importante pour le régime. Tout simplement hilarant, vraiment. Je finis aussi sur les « cris » des pnj en ville quand vous vous fightez, ca donne l’impression d’être dans un porno. Je sais, c’est zarb dit comme ça mais au début, ça étonne. Ensuite, ca fait rire. Et ensuite, on n’y prête plus attention.

Verdict

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Just Cause 3 améliore une formule un peu bancale dans le précédent opus pour nous offrir une aventure qui sent bon la fumée et la poudre. Même si le mot d’ordre est de tout faire exploser sur fond de scénario simpliste, la formule fonctionne très bien malgré une fin bien trop vite expédiée. J’avais vraiment peur de m’embêter comme dans le 2 mais force est de constater qu’Avalanches Studio est parvenu à redresser la barre de bien belle manière. Beau, long, parfois bien fendard comme il le faut, Just Cause 3 peut s’avérer être un excellent défouloir si le genre du One Man Army ne vous dérange pas. Bref, si vous aimez les belles vu, les explosions et les méchants pas gentils dictateurs, Just Cause 3 peut être une (très) bonne idée.

Les + :

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  • Rico, One Man Army en puissance
  • Le speaker de l’armée de Di Ravello
  • Les paysages de Medici, magnifique
  • Une certaine critique de notre monde quand on se met à réfléchir un peu …

Les – :

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  • L’idée des mécanismes pour s’upgrader, il aurait mieux fallu un système de level up classique …
  • Une fin bien trop vite expédiée
  • Des questions restent en suspens
  • Pas assez de bases et de villes à libérer à mon goût
  • Le joli DRM bien sournois
  • Pas de musiques dans l’autoradio

Son appréciation :

Bon

* Screenshots et critique réalisés à partir d’une version PS4 commerciale du titre

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