Critique de The Division

Après avoir bien retourner comme il se devait les deux bêtas, fermées et ouvertes, (retrouvez le gros dossier ici) voila enfin que le jeu se voit de sortie. Il est donc temps de sauver une New York tombée au champ d’honneur … Attrapez votre sac à dos, votre holster et votre super montre de la Division, c’est parti pour sa critique sans pitié.

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Le point culture et politique, histoire de se mettre en jambes …

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L’histoire de The Division débute lors du fameux Black Friday américain. Ce grand jour de soldes, avant Thanksgiving, est donc l’occasion pour les américains de se taper des grosses promo sur tout ce qui passe en rayon. C’est ce fameux jour ou des terroristes ont décidé de faire chier le monde en infectant le petit bout de papier qui régi notre vie à toutes et à tous, l’argent donc, afin de diffuser une souche extrêmement puissante de la variole, créée en laboratoire et infecter des millions de personnes, à tel point que la société américaine, voir même le monde entier, est tombé. La société elle même est morte, que ce soit ses services municipaux, civiles et par définition tout ce qui caractérise notre civilisation moderne. C’est ainsi que la Directive 51 du gouvernement entre en jeu. Décrit dans le jeu, cette Directive 51 permet au gouvernement de continuer a exister, via la représentation d’agent dormant dans tout le pays. Ces fameux agents dormants ont donc pour seul consigne de ramener l’ordre. Par n’importe quel moyen que ce soit. Dans la vraie vie, la Directive 51 existe bel et bien. Signé en 2007 par Georges W. Bush, dans le cadre du programme de continuité gouvernemental. Un mot sur la partie du virus, directement inspirée d’une simulation d’une épidémie, appelée l’opération « Dark Winter », qui eu lieu en 2001.

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Agents de la seconde vague, êtes vous prêt pour le plus grand défi de votre vie ?

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Le début du jeu commence dès lors ou vous fermerez votre première porte de voiture. C’est ainsi que la personnalisation de votre Agent débute. Vous aurez le choix entre une Femme ou un Homme, décider de son visage, de sa couleur de peau, de sa coupe de cheveux, de ses accessoires et de ses tatouages/cicatrices, le tout basé sur un schéma de 8 possibilités à chaque fois. Nous ne sommes pas dans Fallout by Bethesda par exemple, qui prônait lui une totale liberté de personnalisation. Ensuite, il vous faudra vous activer au premier point de sécurité et recevoir vos 1ères missions, histoire de vous mettre en jambes. D’ailleurs, 1er point intelligent du jeu, son prologue n’est pas vraiment un prologue. Une fois les missions remplies, voilà que vous devez embarquer dans l’hélico du général commandant les forces de la 1ère vague … Ca ne se passera pas tout à fait comme cela devait se passer et c’est avec votre copine Faye Law mal en point que vous rejoignez votre nouveau terrain de jeu : Une New York tombée au champ d’honneur … D’ailleurs, ce qui se passe durant la transition du début du jeu jusqu’a la suite de l’histoire pose déja les 1eres questions pour les joueurs(ses) avide de comprendre ce qui se trame sous leurs yeux.

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Votre mission si vous l’acceptez, Agent !

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Avant tout, la première chose à faire est de récupérer la base d’opérations, entre les mains de la première faction, celle pour bien débuter : les casseurs. Ces fameux casseurs ne sont pas si méchants que ça, au fond, ils ont juste décider d’employer la violence afin de survivre du mieux qu’ils pouvaient … Une fois la base d’op’ récupérée, votre objectif prioritaire, durant tout au long du jeu sera de remettre sur pied les 3 branches de cette base : l’aile médicale, l’aile sécurité et enfin l’aile technique. Ces trois ailes vous offriront tout un tas d’avantages, de compétences et de bien bonnes choses que j’expliquerais plus bas. Votre autre objectif est donc de ramener coûte que coûte l’ordre dans les rues de New York, quartier par quartier. Vous devrez donc botter les fesses ds différentes factions ennemies à travers des missions assez longues et assez intéressantes. Après les émeutiers, vous devrez donc faire face aux nettoyeurs, d’anciens employés municipaux devenus fous et désireux de nettoyer les rues de toute trace du virus a grands renforts de lance flammes, représentation de leur amour pour la chanson « Allumez le feu » de ce bon vieux Halliday. Vient ensuite les Rikers, les « anciens » détenus de la prison de Rikers Island, ayant profiter du chaos afin de mener leur lois dans les rues. Enfin, la faction appelée le Last Man Battalion, une SMP (Société Militaire Privée) passée du côté obscur de la Force … Un mot sur le scénario du jeu. Le scénario du jeu est un prétexte quand aux missions mais il est bel et bien là, caché dans les collectibles, les téléphones, les Echo Monde (image diffusée dans la réalité augmentée à l’aide des lentilles que porte votre agent) et les rapports disséminés ici et là. Donc oui The Division a un scénario et c’est à vous de le découvrir. Si justement, vous ne voulez pas du scénario, vous pourrez toujours enchainer les missions pour gagner de l’expérience et de l’équipement en toute tranquillité mais vous risquez de passer à côté d’une histoire rudement intelligente, poussant à une certaine reflexion, assez surprenante pour une production AAA.

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Un gameplay aussi libre que le vent

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The Division se joue de la même manière que Splinter Cell Conviction ou Blacklist, avec des petites doses de Watch Dogs. Mais l’infiltration est ici quasi inexistante pour laisser place aux techniques de combat urbain, avec toutes les subtilités qui puissent vous venir en renfort. Ici une voiture peut faire office de couverture le temps de recharger, là un pan de mur peut vous sauver la vie d’une grosse rafale de plomb ennemie. Au rayon des armes, vous aurez donc le droit à deux armes principales et plus une arme de poing a munitions illimitées. En ce qui concerne les armes principales, cela va du simple pistolet mitrailleur, au fusil d’assaut, en passant par le snipe ou la mitrailleuse. Ce qui donne déjà une 1ere liberté de ton quand à votre façon de vous battre dans les rues. Je termine par dire que ce soit seul ou jusqu’a quatre, vous serez toujours dépassé par le nombre de vos ennemis, vous devrez donc agir avec intelligence et analyse de la situation (ou pas, vous faites ce que vous voulez).

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Un bon Agent est un Agent amoureux de son équipement

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The Division n’est pas un MMO mais par contre il est bel et bien un RPG qui sait se faire respecté. Vous devrez donc customiser votre Agent en terme d’attaque (votre DPS, Dégât Par Seconde), votre santé et la puissance de votre compétence. Pour faire de votre Agent le meilleur des meilleurs, pas de secret, il faudra donc looter du matos sur le cadavre des méchants pas beaux ou le gagner a la fin de chaque mission, en acheter aux marchands, les fabriquer via des schémas que vous récupérer, le tout en engrangeant de l’XP (expérience) en tuant des méchants pas très gentils, en accomplissant des missions (principales ou secondaires) et ainsi de suite. La customisation et la personnalisation (passant par des vêtements n’ayant aucune autre incidence que votre look) de votre avatar virtuel est quand même assez poussée, évitant vraiment d’avoir deux fois le même Agent, ce qui pardonne aisément le peu de personnalisation du visage de votre perso en début de partie. Je noterais peut être des menus un peu fouilli et un peu compliqué a prendre en main pour les joueurs n’ayant pas passer par la case des Alpha/bêtas mais là encore, rien d’insurmontable non plus. Un mot également sur nos compétences et nos talents. Vous pourrez vous équipez de deux compétences et d’une compétences unique et de quatre talents, au fur et a mesure de la customisation de votre base et de votre montée en niveau. Non seulement, cela fera de votre Agent, un Agent unique, mais c’est en choisissant vos trois compétences que vous renforcerez le rôle de votre Agent lorsque vous jouerez en coop. Vous pourrez donc vous faire un healer ou un « tank », etc etc … A vous de voir donc ce que vous souhaitez faire de votre Agent.

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Plus nous sommes nombreux, plus la fête est plus … Hot !

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The Division est pensé comme un jeu pouvant être accompli en coop jusqu’a 4, que ce soit en Zone Safe ainsi qu’en Dark Zone. Oui mais il peut très bien être fait seul. C’est ainsi que le jeu prend une tournure vraiment intéressante, exploitant alors son petit côté Post-apo/survie avec brio. Même en Sone Safe, vous ne parcourez pas les rues avec autant de « bravitude » que lorsque vous êtes entre potes (ou potesse, vous jouez comme vous voulez). En étant tout seul, vous avancez prudemment, vous analysez votre environnement, car si vous tombez dans une embuscade de PNJ, surtout le LMB, si vous n’êtes pas très bien équipé, il se pourrait que vous vous fassiez titiller le fondement … Ce qui rajoute une certaine dose, bienvenue, d’une certaine tension liée a la situation. Mais ce que je trouve vraiment intéressant de la part de The Division, c’est bien le fait que le solo et le coop n’est pas vraiment délimité par aucune barrière. La frontière entre être seul et être rejoint par vos amis est complètement balayée, ce qui fait de The Division, un précurseur en la matière, du moins sur console. Bien entendu, cette particularité du titre exige de vous une connection au net et un abonnement PS+/Xbox Live, ce qui vous rend « dépendant » aux fameux serveurs. Les fameux serveurs du jeu sont pour moi plutôt réactif, même au day one, malgré ici ou là quelques petits souci. Mais vraiment rien de bien grave, dans le sens ou j’ai pu jouer normalement, tranquillement, sans que ceux ci viennent me déconnecter à la sauvage.

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Elle est belle ma ville, hein elle est belle !

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Je vous en parlais dans mon dossier sur les deux bêta, The Division a son propre moteur graphique, le Snowdrop Engine, qui lui permet de simuler de bien belle manière la fameuse poudreuse. Je ne vais donc pas m’étendre de nouveau sur le sujet et être cash : même sur PS4, le jeu est absolument divin en terme de graphismes. Que ce soit les rayons du soleil ou les tempêtes de neige qui vous tombent dessus dans le plus grand des calmes, The Division est tout simplement somptueux. Malgré ici ou là des retards d’affichages sur certains panneaux, je considère que le jeu est vraiment beau. Sans parler de cette New York vraiment ultra bien modélisée, avec ses immenses buildings, pour la plupart éventrés, vous regardant de là haut vous démener pour rétablir la situation … Même les intérieurs sont l’occasion de vous en foutre plein la vue. Un bémol quand même, j’aurais aimer avoir beaucoup plus d’intérieurs à visiter et le petit côté survie un peu plus poussé … J’aurais aussi apprécié avoir eu l’opportunité de m’équiper d’une lampe torche lorsque je descend dans le métro ou sous Terre, car je trouve que parfois, on y voit pas grand chose … Un mot sur la bande son du titre, que je trouve bien foutue, conférant au titre une certaine identité sonore.

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La Dark Zone, bienvenue dans l’enfer du PVP bande de ***

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Alors, alors, alors. La Dark Zone. Ah la Dark Zone … La fameuse Dark Zone, où se mélange très facilement le PVE et le PVP est pratiquement une étape importante lorsque vous atteignez enfin le niveau 30. Vous pourrez donc dès lors, avec votre équipement vous en sortir convenablement dans l’enfer de la DZ. Entre les PNJ, en surnombre, et bien chiant comme il faut et les autres Agents qui arpentent la DZ, n’espérez pas que vous vous payerez des vacances au régime de la Reine d’Angleterre … C’est même tout le contraire. A vous de voir en quelques sortes. Si vous souhaitez avoir du matos interéssant, exclusif à la DZ, il vous faudra donc accepter de retomber parfois sur la crème de la crème des pires joueurs/humains qu’ils soit possible de cotôyer. Bien entendu, je vous voit venir sur le fait que la DZ soit avant tout propice à ce genre de choses et sur le papier, Massive Entertainment aussi … Mais non, rien n’a y faire, l’humanité est ainsi faite comme ça, aussi stupide qu’une paire de chaussettes dans la machine à laver … Donc oui la Dark Zone se révéle intéressante, justifiée dans le scénario mais une fois la manette en mains, c’est même plus une catastrophe, c’est la preuve par A+B qu’une partie de la communauté du jeu vient tout droit d’autres JV poussant à l’idée même que tuer son prochain, c’est trop bien … Bref en un mot comme en cent, la partie PVP est sapée par ses propres joueurs …

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Verdict

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The Division était un énorme pari pour Ubisoft. Un pari risqué, qui en cas d’échec, aurait peut être pu faire du mal a l’éditeur (sur ce coup, Ubi ne fait qu’éditer) … Mais The Division est une franche réussite. Néanmoins, pour moi, alors certes le jeu entier est très bon mais je tiens à signaler que le background, le scénario même si un peu simpliste du fait que le jeu soit un blockbuster, pousse une certaine réflexion sur les différentes motivations des parties en présence et sur les évènements qui se passent sous vos yeux. Magnifique, surprenant et addictif, même atteint le fameux niveau 30, The Division étonne, rassure et sait vous accrochez à votre manette de longues heures durant. Bravo Massive Entertainment, bravo Ubisoft !

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Les + :

  • Le scénario, poussant à la réflexion sur le scénario et les motivations des factions
  • Rick Vallassi, le présentateur radio, rappelant Ravi Ray Rana de Far Cry 4
  • Graphiquement somptueux et une bande son bien foutue
  • La personnalisation poussée de notre Agent, ce qui résulte alors une énorme durée de vie
  • Les serveurs, surprenant d’efficacité (malgré un ou deux raté ici ou là)
  • La frontière entre le solo et la coop balayée assez facilement
  • Les easters egg
  • Loin d’être fini même atteint le niveau 30

Les – :

  • La customisation des visages en début de partie, assez décevante
  • L’enchainement des missions principales de façon expéditif
  • Pas assez d’intérieurs à visiter
  • L’absence d’une lampe torche
  • Une survie pratiquement reléguée au second plan
  • Nécessite OBLIGATOIREMENT une connection internet
  • Les joueurs dans la Dark Zone, tuant du même coup son intérêt
  • Quelques bug de son et petits souci d’affichages ici et là

Son appréciation :

Entre le Très Bon et le Addictif !

*Une critique réalisée à l’aide d’une version PS4 commerciale du jeu. Les screenshots ont été faits via le Share de la console.

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