Critique de Far Cry Primal

Après avoir démonté du cinglé dans Far Cry 3, après avoir violenter un dictateur qui faisait le malin dans Far Cry 4, voila qu’Ubisoft vous offre un voyage 10 000 ans avant Jésus Christ, histoire de jouer les sauvages l’esprit tranquille. Lissez bien les poils, chopez votre gourdin et votre bout de viande, nous partons dans le monde pas très civilisé d’Oros.

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Bienvenue dans Préhistoric Park …

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Far Cry Primal vous envoie tout droit 10000 ans avant JC, à la période où pour tuer sa proie, on ne devait compter que sur sa bestialité, sa sagaie ou son arc. Oubliez les armes à feu et les véhicules des anciens opus, le personnage que vous incarnez ici, répondant au doux nom de Takkar, se déplacera essentiellement à pieds ou en mammouth (Ou en ours, voir même sur le dos de votre tigre a dents de sabre), passé quelques heures. De plus, les combats, dénué donc de toutes armes à feu se fera à court ou moyenne distance, créant ainsi une nouvelle relation avec le danger. L’histoire de Far Cry Primal commence alors par une petite sauterie chasse au mammouth. Laquelle sera interrompu par un invité indésirable, le sur puissant tigre à dent de sabre, LE prédateur ultime de cette époque. Takkar sera éloigné du peu d’hommes (les Wenja) qu’il avait à ses côtés et devra alors, dans un premier temps, survivre seul. C’est ainsi que le prologue du jeu se met en place et vous expliquera les rudiments de la survie, de la chasse et pour finir le système de craft, tout droit sorti des FC 3 et 4, ici utilisé de façon exacerbé. Le bois, les plantes, les roches, la chasse en elle même, feront partie de votre quotidien afin d’avoir une chance de parcourir Oros la poitrine saillante. L’histoire donc, est une banale occasion de découvrir qu’a cette période, l’homme ne visait qu’a être le plus fort des plus fort. Takkar a donc l’ambition de réunir tout les Wenja du pays d’Oros tout en démontant les deux parties en présence. D’un côté, Ull, le boss des Udam, un peuple d’arriérés, adepte de l’inceste et de la consanguinité et de l’autre, le clan des Izilas mené par une demoiselle au tempérament fort et convaincue que sa tribu est la plus balèze en comparaison des sauvages d’en face, plus fan de l’agriculture, de l’architecture et enfin … Du feu, histoire de se faire un beau petit barbeuc entre potes. L’objectif de Takkar sera donc de montrer à ces deux tribus que le boss aux grosses couilles préhistorique d’Oros, c’est lui.

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Homme au gros gourdin souhaite bâtir tribu, houga houga !

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Mis à part le fait que vous vous promènerez le tuyau d’arrosage à l’air, vous devrez donc construire la tribu des Wenja en réalisant des objectifs vraiment très originaux. Pour le coup, c’est le cas de le dire puisque vous devrez refaire ce que vous avez déjà fait dans Far Cry 3 et 4. L’occasion pour vous de prendre des places fortifiées par les deux autres tribus et découvrir la map du monde grâce a des buchers en hauteur, qui étaient donc les ancêtres des tours radios (ca ne s’invente pas). De plus, vos jumelles sont ici remplacées par une chouette qui peut aussi foncer sur vos ennemis si elle a appris la dite compétence. En ce qui concerne les combats donc, le fait que les armes à feu laissent la place à des armes plus précaires auraient pu être l’occasion de combats plus violents et plus éprouvants, hors la relative facilité du jeu fait que c’est pas vraiment le cas … Je ne dit pas que je me promène les mains dans la peau de bison pour autant, hors je ne rencontre pas beaucoup de résistance, y compris de la part des boss qui essayeront de vous tenir tête jusqu’a ce que vous sortiez votre grosse sagaie ou votre énorme gourdin …

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Une nature sauvage, belle, silencieuse et … Ennuyeuse

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Du fait qu’il faudra vous déplacer essentiellement à pied (rassurez vous, les téléportations existaient aussi à cette époque), l’occasion d’admirer le paysage s’invite et en effet, Oros est magnifique. Sauvage et libre telle une chèvre avant de se faire bouffer le derrière par une meute de loups, Oros est une terre gigantesque mais complètement vide d’intérêt. Ce sentiment d’arpenter la même carte, de la même façon que les anciens opus ne m’ont pas quitter un seul instant. Ce sentiment est même mis en exergue lors de la récupération du fameux grappin … Ah bah oui en effet, même 10 000 ans avant JV, on avait un grappin, comme quoi tout est possible. Graphiquement, le Dunia Engine se montre heureusement à son avantage et nous offre donc de quoi bien nous dépaysé, bien que de près, il peut pixeliser un peu. Techniquement, le jeu ne souffre d’aucun bug, le jeu se révéle être bien calibré de ce côté là. Manette en main, par contre, c’est pas vraiment la fête à la saucisse. Cette impression de jouer au même jeu que FC 3 et 4 se fait ressentir d’emblée, créant chez moi un sentiment d’ennui total surtout que pour tout faire, il vous faudra entre 40 et 60 heures selon mon estimation personnelle. De quoi donner des envies de viande tout ça.

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Quoi de neuf chez les sauvages du coup ?

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Concrètement, je vais être franc, les nouveautés apportées par ce FC Primal sont … Inexistantes. Vous avez toujours ce petit côté RPG qui vous offrira des points d’expériences après chaque meurtres, missions et cie, qui vous donneront de quoi vous offrir des compétences rendant Takkar de plus en plus fort, au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu. De plus, le jeu à décidé de se passer de toute VF, remplaçant donc son langage par une reconstitution la plus fidèle possible à la langue baragouinée en ce temps là. Takkar est doublé par l’immense Elias Toufexis, doubleur d’Adam Jensen dans Deus Ex Human Revolution et bientôt Mankind Divided, ce qui rend le personnage de Takkar assez badass, pour le coup, nous incarnons un gars qui fait absolument ce qu’il veut, du fait qu’il est le boss de sa tribu. J’évoque aussi le système de compagnon à quatre pattes, qu’il faudra au préalable dompter via la stratégie de l’appât. C’est ainsi 17 bêtes dont 4 légendaires que vous pourrez tenter de faire ralier à votre cause, tel un dresseur de pokémon préhistorique. Ca aurait pu être LA nouveauté du jeu, malheureusement MGS V et Fallout 4 sont passés avant, si ca c’est pas ballot. Néanmoins, la nature sauvage d’Oros est pour moi plaisante à parcourir, surtout de nuit ou vous vous rendez compte de toute cette vie qui fourmille lors de votre passage. Pour poussez le vice, histoire de me faire des frayeurs, j’évolue donc dans Oros sans aucun feu et de nuit, histoire que les prédateurs me tombent dessus, c’est une façon pour moi de me stimuler … C’est donc l’occasion d’assister a de sacré bon moments, où la rencontre entre un cerf, un ours et moi au milieu. Bah quoi, il faut bien que je tente de dire un truc bien sur le jeu non ?

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Conclusion

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Far Cry Primal n’est ni un mauvais jeu, ni un très bon jeu. Il est de ce genre de jeu générique sans âme ni saveurs, plus cahier des charges que création d’un studio amoureux du JV. D’ailleurs, je fait le parallèle avec un certain Batman Arkham Origins qui, en son temps, n’avait fait que réciter sa leçon tel l’élève modèle. Hé bien ici, c’est pareil. Far Cry Primal ne fait que ronronner une recette déjà archi éprouvée dans les précédents Far Cry. Sauf que cette fois çi, aucun méchant siphoné du cerveau ne vous tiendra la dragée haute. Alors a vous de voir si le gameplay et les mécaniques de jeu ne vous embêtaient pas plus que ça car Far Cry Primal ne fait que vous recracher la même chose. Il est d’ailleurs dommage de voir un tel potentiel, c’est à dire l’époque visitée, totalement inédite dans le JV, être à ce point là gâchée par une redite pure et simple de la franchise Far Cry jusque dans ses moindres composantes …

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Les + :

  • La présence vocale d’Elias Toufexis, qui fait de Takkar le héros badass qu’il est
  • Le système de compagnons
  • Un certain wenja, simple d’esprit, occasion de rire un peu …
  • Pas de bug et les paysages restent magnifiques, c’est quand même important de le noter.

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Les moins :

  • Une simple histoire de qui aura la plus grosse de tout Oros
  • Répétitif, jusque dans sa carte, faut le faire quand même
  • Des nuits décidément pas très dangereuses …
  • Trop facile
  • Un système de craft envahissant qui jouera donc la corde de la survie
  • Le potentiel de l’époque totalement gâché par un gameplay identique aux anciens opus
  • Le prix demandé (70€ au day one, prix de vente conseillé)

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Son appréciation :

Simple cahier des charges récitant parfaitement sa leçon (moyen)

*Une critique réalisée à l’aide d’une version PS4 commerciale, achetée par mes soins. Les captures d’écrans ont elles aussi été réalisées par moi même.

2 commentaires

  1. C’est drôle, je crois que pas mal de monde s’accorde pour dire la même chose et j’en suis venu moi même a me dire ça en écrivant mon article sur Far Cry Primal. De bonne intention, beaucoup de déjà vu, de beau graphismes, mais tellement tellement tellement vide. Dommage!
    En tout cas super article. 🙂 (et super screen!)

    Aimé par 1 personne

    1. Je pense que la majorité des joueurs et joueuses ont constaté la même chose en effet ! Merci bien pour ton attention en tout cas ❤

      Aimé par 1 personne

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