[Critique ciné] Deadpool : Ca chie dans les casseroles ou pas ?

Après s’être fait massacré bien comme il fallait dans le film X Men : Wolverine Origins, voila que Deadpool est de retour dans les salles obscures avec un premier film qui lui est entièrement consacré. Second carnage cinématographique ou hommage à un anti-héros singulier ? Réponse dans cette toute première critique ciné par mes soins.

Deadpool movie 4

Comme pour Deadpool et sa première fois au ciné, c’est la première fois que je m’essaye à la critique ciné. Ne vous emballez pas pour autant, autant je ne suis pas un pro mais aussi je ne vais pas aller jusqu’a vous parler du 1er film venu. Chaque critique que vous pourrez lire portera sur le genre du super héros, thème «  » »geek » » » en puissance.

Qui est Deadpool ?

Deadpool movie 1Ce serait vraiment con de vous parler d’un personnage de comics sans que nous ne sachions pas qui il est non ? Deadpool est un personnage de comics donc, un mercenaire et un anti-héros appartenant à l’univers de Marvel. Créé par Rob Liefeld et Fabian Nicieza, il apparaît pour la première fois dans le comic book New Mutants vol. 1 en 1998. Il est connu pour être un adversaire de l’équipe X-Force et de Wolverine et comme participant au projet Weapon X. Il a par la suite ses propres aventures dans des séries homonymes, que ce soit en comics, en film ou en JV. Deadpool ou Wade Wilson, plagiat ou référence à peine dissimulée de Slade Wilson, le fameux Deathstroke chez DC Comics, à comme qui dirait l’autre vieux con là, une case en moins. Psychopathe, mégalomane et complètement imprévisible, Deadpool est toujours là où on ne l’attendait pas vraiment (et donc jamais de la partie où on l’attendait le plus). Et c’est ce qui fait qu’on l’aime ou on le déteste. Bref, Deadpool est vraiment l’anti héros en puissance, le genre de personnage qui est capable de se foutre de la gueule de la pire situation qui se présente à lui.

Le synopsis

deadpool-gallery-06-gallery-imageJe saute des étapes, ça me fait plaisir. Le synopsis du film donc :

Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Le casting et la prod’

deadpool-and-negasonic-and-piotr-rasputin-movie-lv0VLe film est produit par Tim Miller, qui va jusqu’a utiliser sa boite de prod’ d’effets spéciaux pour palier au faible budget du film (qui a dit que la FOX ne voulait pas y foutre trop de blé la dedans ?) Ryan Reynolds y incarne donc Wade Wilson et par extension Deadpool. Morena Baccarin (Mentalist, V, Gotham) incarne sa fiancée Vanessa Carlysle, Brianna Hildebrand se glisse dans le rôle de Negasonic Teenage Warhead, Ed Skrein (vu dans le reboot du Transporteur) et Gina Carano incarnent respectivement Ajax et Angel Dust.

Le trailer

Derniers détails avant la critique ou pas, c’est selon. Oh tiens des chimimangas ❤

Le film dure 1h49, il a obtenu une classification déconseillé en salles aux moins de 12 ans, sa bande originale est assurée par Junkie Xl, a qui on doit l’exceptionnelle Soundtrack de Mad Max Fury Road. Deux scènes post-générique, vous êtes prévenu. Pfiou !!! Je peut enfin souffler !

La critique du film du film film oh tiens il y a des échos échos échos

Deadpool movie 2Alors. Ce fameux Deadpool dont la campagne de pub m’avait plus ou moins foutrement bien fait chier, se voit donc proposer son propre film et ce sera donc l’occasion pour lui de laver l’affront de sa première apparition catastrophique. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, le film est dans l’ensemble une franche réussite. Il nous raconte donc l’histoire de Wade Wilson, devenu Deadpool, désireux de foutre une branlée au méchant de service. Durant la première partie du film, celui ci usera des fameux flashbacks pour nous raconter les évènements avant ceux du film, c’est à dire les raisons du pourquoi du comment sur ses pouvoirs, avant de reprendre son petit bonhomme de chemin jusqu’au combat final. Vous allez me dire que c’est un peu léger mais Deadpool se démarque des autres productions Marvel par le personnage. En effet, Deadpool, incarné par un Ryan Reynolds en chaleur, est tout simplement criant de vérité, tant la prestation de l’acteur est remarquable. Outre un 4ème mur qui se voit bien violé comme il faut (***si vous ne savez pas ce qu’est le 4ème mur, rendez vous en fin de critique pour l’explication***), les vannes, les blagues, les références à la pop-culture, pleuvent comme vache qui pisse et ca fait foutrement du bien. D’ailleurs, tout le monde en prend plein la gueule, jusqu’a Ryan Reynolds lui même, qui fait preuve d’une auto-critique intelligente et très cynique sur lui même. Outre le personnage de Deadpool et Ryan Reynolds, mon coup de coeur va droit pour Morena Baccarin qui incarne donc la petite copine de ce dernier, en quelque sorte l’excuse même de la fin, qui m’a quand même filer un petit pincement au coeur. Dans un sens, oui Deadpool est pour moi un film d’amour et c’est assez bizarre de dire ça sur ce personnage de comics qui sait qu’il n’est qu’un personnage de comics … Un petit mot sur la prestation d’Ed Skrein qui incarne Ajax, donc le méchant du film, qui, pour moi, m’a littéralement donné envie de lui faire fermer sa gueule. Agaçant suite à une réplique qu’il répétait plusieurs fois, il reste un cliché de méchant jusqu’au bout des ongles … Je n’oublie pas pour autant les seconds rôles comme celui de Brianna Hildebrand en Teenage nucléairo machin truc, elle se montre assez à l’aise dans son rôle. Pour un budget de 50 millions, les effets spéciaux se montrent vraiment à leurs avantages et la bande son achève de nous foutre dans l’ambiance, malgré un Junkie Xl un brun timide. Moi qui ne suit pas tellement fan du personnage de Deadpool, je peut vous dire que le film s’est chargé de remettre les pendules à l’heure, grâce notamment à son humour noir et assez grossier que je kiffe (si vous me connaissez, vous savez que j’aime être grossier 😉 ) mais aussi au traitement fait sur le personnage, grâce notamment au personnage de Vanessa, qui rend Wilson plus humain qu’il ne l’est, ca nous permet donc de nous identifier ou non à lui. Pourtant, ne vous emballez pas, Deadpool reste Deadpool, avec sa folie, et sa personnalité de psychopathe en puissance. Car oui Deadpool n’est pas un super héros. Il agit avant tout pour lui déjà, mais aussi pour la femme qu’il aime, ce qui est assez loin des motivations des super héros tels que nous les connaissons, parfaite représentation de l’hypocrisie du super héros … En clair, Deadpool, développé par la Fox, avec un « petit » budget, est pour moi, le meilleur film Marvel. J’espère que sa suite, déjà annoncée, restera soit dans le même ton ou fasse pire dans le bon sens !

Ce que j’ai aimé :

Deadpool movie 3

  • La prestation effarante de Ryan Reynolds
  • La prestation d’une Morena Baccarin en forme
  • L’humour noir, les vannes et les multiples références à la pop culture qui s’enchainent
  • La façon dont Deadpool nous invite à la fête

Ce que j’ai moins aimé :

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  • Le personnage d’Ajax avec une réplique qu’il répéte sans cesse, c’est lourd à force
  • Du à sa limitation aux moins de 12 ans, Deadpool n’est pas si violent que ça (mais il le reste, rassurez vous)
  • La durée du film, ca passe trop vite, j’aurais aimé un poil plus long
  • Un scénario pas si travaillé que ça
  • Un quatrième mur pas si explosé que ça par rapport aux promesses en fait

Le verdict : Ah bah là, ca a chié dans les casseroles en effet ! (Très bon)

***Le 4ème mur est un procédé inventé par le théatre et qui « invite » le spectateur dans l’action de la pièce ou du film, série TV. Les protagonistes fictifs « jouent » donc avec le spectateur et l’entrainent avec eux dans leurs aventures, tout en ayant conscience de la présence du spectateur. House Of Cards, Mr Robot et maintenant Deadpool, utilisent donc ce procédé appelé de « 4ème mur » en cassant la limite film/série TV/théatre et le spectateur.

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