Critique de Watch Dogs sur PS4

Annoncé lors de l’E3 2012; Watch Dogs avait su créer un énorme engouement chez la presse et chez les joueurs que seul Ubisoft sait faire … Sorti le 27 mai 2014, le phénomène était finalement retombé telle une météorite dans un champ de patates. Retour sur le « paradoxe » Watch Dogs.

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Entre L’E3 2012 et sa sortie en 2014, Watch Dogs a subi ce qu’on appelle une perte de sa qualité graphique ce qui a entrainé la foudre de la part des joueurs. et qui ont décidé de qualifier le jeu de « jeu de merde ». N’y allons pas par quatre chemin, vu que Watch Dogs est moins beau qu’un certain GTA V, Watch Dogs est automatiquement un jeu de merde par les mêmes joueurs qui vont aller mettre « le roi » de l’Open World sur un piedestal. Sauf que Watch Dogs n’est pas seulement un jeu en monde ouvert, il est bien plus que cela. Il est un formidable avertissement envers cette société tout connectée et ou la moindre information est divulguée quasi immédiatement. Explications.

Il était une fois un hacker …

Vous incarnez Aiden Pearce, un hacker et voleur bourré de talent. A la suite de la mort de sa nièce, il se lancera à la poursuite de ses meurtriers, aidé par deux autres hackers ( Clara Lille et T-Bone, deux personnages exceptionnels ) et un mercenaire qui s’appelle Jordi Chin dans le Chicago inter connecté par le CTos de 2012. Le CTos, pour Central Operating System, et crée par la société Blume, contrôle la ville de Chicago et collecte toutes les informations sur ses habitants. A l’aide d’un smartphone appelé le Profiler, vous avez accès à la ville tout entière. De ses feux de circulations jusqu’au compte en banque de ses citoyens, vous avez accès à tout. Au niveau du scénario, nous avons droit à une banale histoire de vengeance sur fond d’espionnage technologique et de guerres des gangs qui amène le genre open world sur un nouveau terrain, celui du film/Jeu Vidéo. Ubisoft a réussit à lier les contraintes qu’un jeu à monde ouvert pouvait engendré sur un scénario et prouve que le jeu vidéo peut allier des phases de gameplay avec une histoire intelligente. Bref, de ce côté, je vais d’emblée vous dire que Watch Dogs fait très fort.

… Moche comme pas permis mais au grand coeur.

Comme Assassin’s Creed et Far Cry, Watch Dogs à la même ossature. Découverte du quartier, déblocage du dit quartier via des tour et des « centrales » CTOS, des quêtes annexes ( la par contre il y a de quoi faire et souvent c’est ultra spectaculaire ), des « bonus à récupérer comme des enregistrements, des codes QR, des espionnages chez les particuliers ( qui sont souvent très drôles ou très bizarre ), des mini jeu comme le poker, les échecs, les jeu à réalité virtuelles ( NVZN, Spider Tank ) etc etc, bref je compte pas les heures de pure plaisir. Mais tout dans Watch Dogs, pour peu que vous lui prêtez une attention, à pour but de vous délivrez un message. Je veut bien sur parler des dangers que représente une société tout connectée sur notre vie privée. C’est simple, le CTos du jeu transposé dans la vie réelle ( et encore c’est déja fait sans que nous le sachions mais à des degrés moindres ), prenez un hacker ayant des motivations malsaines et voila, on a de quoi se marrer. Bref, oui Watch Dogs est moche,  ( car oui il est moche ) sa conduite limite à chier mais son contenu gargantuesque et la possibilité de jouer les missions comme bon nous semble ( vous êtes libre d’y aller en bourrin, en infiltration ou les deux ) assure des heures et des heures d’éclate dans Chicago et au milieu des Pnj qui vont vivre cette ville. Oui car vous avez l’impression que Chicago « vit » et provoque le sentiment d’être parmi ces citoyens qui vaquent à leur occupations alors que vous les espionnez. D’ailleurs, Watch Dogs à un point en commun avec la série télé Person Of Interest (outre la vf de John Reese, utilisée également pour Aiden ). Pour peu que vous décidiez d’incarner un justicier, votre profiler vous permet, via le ctos, de repérer les citoyens sur le point de commettre un meurtre ou de subir une agression. Juste badass en ce qui me concerne ! On finira sur le côté multi du titre qui s’imbrique sans cassure dans votre partie solo ( pour peu que ayez accepter cela dans les options ). Voila comment ca marche : vous vous promenez, vous hackez un passant qui, manque de bol, a des liens avec Blume. Si vous ne l’arrêtez pas, vous avez toute les chances de voir débarquer dans votre partie un autre joueur. Vous ne le serez pas tout de suite mais vous devrez alors l’arrêtez avant que vos données ( fictives hein ) ne soient volées. Bref, cela engendre une bonne dose de parano et c’est bien fichue sans plus … Bref vous venez de le lire, Watch Dogs est un paradoxe. Certes il est très joli sur PS4/One et PC mais il n’est pas la claque vue durant sa présentation de l’E3 2012. Mais il se rattrape sur ses personnages, sur son scénario, ses quêtes annexes, sur l’ambiance de la ville. Bref, tout ce qui doit caractérisé un jeu vidéo, même de nos jours …

Le contenu solo Bad Blood

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Dans le dlc solo Bad Blood, vous incarnez Raymond « T-Bone » Kenney, le pote d’Aiden rencontré dans les événements de Watch Dogs. A travers ses 10 missions, découpées en 3 actes, Bad Blood nous donne l’occasion de voir les conséquences de la vengeance d’Aiden. Désormais poursuivi par Blume, T-Bone doit faire un choix entre s’enfuir et disparaître à jamais ou combattre Blume pour sauver son vieil ami Tobias Frewer. En ce qui me concerne, je ne suis pas friand des dlc mais j’admets volontiers que celui ci a son lot de réponses sur la création du CTos, de la société Blume, d’Aiden, des anonymous de service, autrement appelé DedSec, et même du hacker a la tête de rat, briseur de couilles dans Watch Dogs. Avec un scénario ultra spectaculaire ( chaque mission a son lot d’action ), des échanges verbaux TBone/Frewer très marrants, un nouveau joujou sous la forme d’une voiture télécommandé mal exploitée et d’une cinquantaine de mission annexes ( voir plus ) et un mode coop à deux joueurs, on a la un bon truc bien fichu. Bref, c’est rare que je dise ça mais si vous avez aimé les aventures d’Aiden, foncez car le dlc est une très bonne surprise.

Verdict :

Watch Dogs n’est pas mon Goty 2014 pour rien. Il n’est certes pas terrible graphiquement, à une conduite à chier et des possibilités pas assez exploitées mais Watch Dogs propose une réflexion assez intéressante sur une société ultra connectée comme la nôtre. Bref le fond est en béton armé quand la forme est pas terrible et ça me convient entièrement. Pas besoin de réfléchir bien longtemps pour savoir qu’on a affaire la à un nouveau genre de jeu en monde ouvert, celui du délivreur de message. Bref, j’attend une suite qui ira beaucoup plus loin et qui assumera parfaitement le fait de nous mettre un message sous le nez.

Les + :

– Aiden Pearce et sa personnalité torturée qui évoluera au contact de Clara Lille et T-Bone

– Le scénario, entre moments spectaculaires et reflexion

– Chicago et ses pnj, criants de vie et de crédibilité

– Les minis jeux et les quêtes annexes

– Le fait que le jeu à un message à faire passer

Les – :

– Les graphismes, c’est sérieux ça Ubisoft ?

– La conduite,les bruits de moteur et les collisions, sans commentaire

– La bande son, seules 5/6 chansons de potables sur 23, c’est maigre

– Des possibilités lié au conséquence du hacking sont manquantes, c’est dommage

– Un scénario trop court ( bah oui, quand on aime, on en veut plus ! )

Sa note : 4.5/5 Excellent

Voici la critique de @MrGameGen :

Montré lors de l’E3 2012, Watch Dogs était annoncée comme LE nouveau titre AAA d’Ubisoft. Avec ses graphismes époustouflants, son monde ouvert à la GTA et son gameplay innovant.

HACKERS AMONG US

Watch Dogs ca raconte quoi au juste ? Et bien ça raconte l’histoire d’Aiden Pearce, un hacker en quête de vengeance suite au décès de sa nièce dans un accident de voiture. Grace son téléphone smartphone hyperconnecté, il va traquer les responsables la mort de sa nièce. Une histoire un peu bateau je l’accord mais on se laisse embarquer sans rechigner.

QUAND UBISOFT FAIT SON ROCKSTAR

Beaucoup ont essayés de faire du Rockstar, mais beaucoup s’y sont cassés les dents.

Pourtant Watch Dogs arrive à nous proposer un Chicago très immersif, sans doute plus que le Los Santos de Rockstar (mais ca c’est MON avis). Les PNJ donnent vraiment l’impression de vivre leur vie. On prend réellement plaisir à nous balader dans les rues, que ce soit à pieds ou en voiture.

SMARTPHONE, LE COUTEAU SUISSE DU HACKER

Mais comment peut il traquer ses cibles via son smartphone ?

La réponse tient en un mot, ctOS. Le ctOS c’est tout simplement un programme mis en place par la  société Blume qui permet de contrôler les plus grosses infrastructures de la ville, dans le but de mieux veiller au bien être des citoyens de la ville de Chicago. Mais bien entendu on s’appercoit vite que c’est aussi un excellent moyen d’espionner ces même citoyens.

Notre héros va donc, via son smartphone, hacker ce fameux ctOS et pouvoir obtenir toutes les informations qu’il souhaite sur les passants (Ca va du salaire annuel gagné jusqu’à son secret le plus honteux…), écouter des conversations téléphonique, contrôler les feux tricolores, pirater les comptes bancaire des gens, prendre le contrôle d’un dispositif de sécurité afin de rentrer dans des batiments ultra surveiller etc etc… il y a pas mal de choses que l’on peut faire avec notre super couteau sui..euh notre super smartphone !

Au delà de l’histoire et de son gameplay novateur, on sent que derrière cette histoire de ctOS, de smartphone, il y a une réelle critique de notre société et des divers dangers d’internet. J’ai vraiment la sensation qu’Ubisoft tient à nous mettre face a une réalité et face à ce qui, à moyen terme, pourrait être notre quotidien. Non pas qu’on ait tous un smartphone qui permette de tout faire non, mais plutot qu’on se retrouve dans un monde où absolument tout nos moindre faits et gestes soient surveillés. Mais attends une seconde… ah mais si ! C’est déjà un peu le cas ! Bon disons que là ca annonce l’évolution de notre société actuelle.

ANGE OU DEMON ?

Là ou je trouve que le jeu prends vraiment tout son sens, c’est dans la façon qu’il a de nous mettre face à notre sens moral. Est-ce qu’on va agir dans notre propre intérêt et ainsi donc commettre des actes répréhensible (voler des données personnelles, pirater le compte bancaire d’un passant innocent qui n’a rien demandé et qui plus est peut-etre même assez pauvre ? ou alors au contraire est-ce qu’on va agir tel un héros et profiter de nos aptitudes afin de faire le bien ?

Le jeu laisse le choix et nous obligera même à gérer une « jauge de popularité » auprès de la population de Chicago. Plus on fait le bien autour de nous et plus les gens seront enclins à nous « protéger ». Au contraire si nos agissements sont mauvais, ils n’hésiteront pas à nous dénoncer, s’engagera alors une course poursuite avec les autorités locale.

WATCH DOWNGRADE

Très mauvais jeu de mot, je te l’accord. (Bon ça va on va pas faire un fromage, je ferai mieux la prochaine fois)

Comme je te le disais en début d’article, lorsque le jeu a été montré la première fois à l’E3 2012, il en avait mis plein les yeux avec ses graphismes tout simplement somptueux. On attendait donc avec impatience de voir l’évolution avec 2 ans de développement en plus. Et c’est là que, pour moi, se trouve LE point noir du jeu.

A force de vouloir faire du chiffre, Ubisoft en oublie la « qualité » de son jeu. Je met « qualité » entre guillemets car tout ne repose pas sur les graphismes dans un jeu. Mais j’estime que lorsque l’on fait une promesse il faut savoir la tenir et ne pas faire machine arrière. Car en effet Ubisoft a tout simplement downgrade son jeu afin de pouvoir l’adapter sur PS3, Xbox 360…

Non pas que le jeu est moche car il est vraiment joli mais on a perdu en finesse, en details à cause de cette baisse graphique. Je trouve celà dommage.

POINTS POSITIF

–       Un Scénario vraiment bien fichu qui monte crescendo

–       Un monde ouvert très immersif

–       Pas mal de possibilité de hacking via le smartphone

–       Une vraie bouffée d’air frais cette nouvelle licence tant elle est innovant.

–       De jolis graphismes…

POINTS NEGATIF

–       …Même si on attendait mieux après ce qui avait été présenté à l’E3 2012

–       Les missions annexes qui manque de variété à mon goût

–       Watch Dogs 2 ?

Bon il est l’heure de donner une note. Roulement de tambour… (bon imagine le si tu l’entend pas)

Je mets à Watch Dogs la note de 4/5.

N’en déplaise à certains, j’ai beaucoup aimé ce jeu. J’ai trouvé l’histoire vraiment sympa. La critique de notre monde hyperconnecté, très intéressante et  le fait de faire appelle à notre sens moral lorsqu’on agit, subtile. Bref, ce Watch Dogs est un jeu qui vaut le détour et il se suffirait à lui seul. Mais on le sait, chez Ubisoft l’apat du gain est parfois trop fort.

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