Critique de Assassin’s Creed Unity sur PS4

Chaque année depuis Assassin’s Creed II, Ubisoft nous offre un épisode de sa série phare. Néanmoins, en fin 2014 nous avons droit à deux Assassin’s Creed. Rogue sur sur 360/PS3 et Unity sur PS4/One et PC. Que vaut l’épisode “next gen” ? Réponse tout de suite.

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C’est l’histoire d’un assassin qui faisait son malin …

Dans AC Unity, vous vous incarnez vous même au niveau de la méta histoire. Vous venez d’acquérir le programme Hélix, remplaçant de la fameuse machine Animus. Vous commencez alors à jouer un templier jusqu’a ce qu’une demoiselle ne pirate votre Helix et vous “oblige” à rejoindre le camp des assassins. Fin de la méta histoire ou presque. Bah oui, la méta histoire n’est réduit qu’a ce contexte ou presque. Vous vous retrouvez alors dans la “peau” d’ Arno Victor Dorian, un futur maître assassin du temps de la révolution Française. A trois occasion, Abstergo s’apercevra que votre terminal est piraté et vous serez alors balancé dans des failles spatio-temporelles … Bref, retour à ce cher Arno qui rappelle Ezio dans sa jeunesse. Accusé à tord du meurtre de son père adoptif, il sera jeté en prison ou il découvrira que son propre père, assassiné quand il était enfant, était un assassin. Arno rejoindra le credo quand il s’enfuira et qu’il découvrira que sa petite copine, Elise de la Serre, fille de son père adoptif est une templière … Tout les deux, chacun de leur côtés mais côte à côte feront tout pour se venger du meurtre de son père. Dit comme ça, l’histoire parait intéressante mais en fait, non. Cousu de fil blanc et dénué de tout intérêt, le final (raté et bancal ) vient clore une histoire soporifique et très courte. Bref, première déception. Au niveau du gameplay, Ubisoft opère un changement puisque pour la première fois de la série, vous pouvez enfin vous accroupir ! 1ère révolution ! Donc dans ACUnity, vous pouvez vous la jouer Sam Fisher du temps de la révolution Française. D’ailleurs, quand vous vous faites repérés, un hologramme de vous apparait, histoire de jouer les leurres pendant que vous faites votre affaire. Autre nouveauté, l’escalade ascendante/descendante. Vous savez comment monter sur les toits mais pour descendre, c’était toujours galère. Et bien, plus maintenant. En appuyant sur une touche, Arno descendra des toits avec une grâce et une aisance jouissif. Fini les chutes ridicules ! Dans les anciens opus, nous incarnions une bête de guerre capable de dézingué une centaine de gardes sans se prendre un coup. Plus maintenant car Arno, ce qu’il aime, c’est l’infiltration (d’ailleurs les contres vengeurs sont passé à la trappe, place maintenant à la parade ). En ce sens, les combats contre 5-6 gardes tourne souvent à la mort. On apprécie ou pas, pour ma part, je trouve cela plus “réaliste”. Par contre les snipers qui te mettent une balle dans la tête à plus de 500 mètres, c’est n’importe quoi mais bon, pourquoi pas. D’ailleurs mention spéciale à l’IA générale du titre, très mais alors très conne … Du style, 5 gardes sont dans un couloir, ils se font tuer un à un mais leurs petits copains ne réagissent peu ou presque, bref … Au niveau des graphismes, AC Unity est magnifique et le Paris de 1789 est d’une beauté absolue. D’ailleurs ce qui est étonnant, c’est bel et bien le nombre de pnj affichés, il y a pas à dire, il y a du monde ! En ce sens, l’ambiance est très bien retranscrite et mis à part le fait d’être bluffé, je n’ai rien à dire. Autre nouveauté, le fait de personnaliser totalement Arno. De ses armes en passant par sa tenue et sa couleur, on peut tout personnalisé, ce qui en plus lui permet d’être de plus en plus fort. Je finirais sur les quêtes annexes qui vous permettent de restaurer votre QG ( appelez le, le café théatre ), des quêtes d’assassinats ( mention spéciale, on peut enfin se les faire confiées par des pnj, bye bye les pigeons voyageur ), des meurtres à résoudre, des énigmes de Nostradamus ( qui rappelle furieusement celles d’ACII ) et enfin des missions coop ( assassinats et vol ) qui ont pris la place du multi joueurs. Vous pouvez les jouer seul ou jusqu’a 4. A cela, on rajoute les cocardes et les coffres, verrouillés ou non à récupéré et on obtient de quoi faire pendant de nombreuses heures. Bref, AC Unity est bourré à craquer et c’est plutôt une bonne chose mais malheureusement les bonnes choses ont une fin ou plutôt ont un ennemi de taille : la technique.

… Mais qui s’est mangé ma main.

AC Unity aurait pu et aurait du être supérieur aux productions de cette année car en y jouant, le titre à de grosses qualités et je ne remettrais jamais sa partie artistique en doute. Mais sa partie technique, c’est une honte. Purement et simplement le plus grand foutage de gueule que je n’ai jamais vu. Jamais un JV ne m’avais autant causé de problèmes. Je suis fan de la saga et de AC I jusqu’a Black Flag, soit 350h de jeu cumulés, seul un bug dans AC III s’est montré. Dans AC Unity, je n’ai eu que ça : le ventilo de la console qui s’emballe dans les menus ingame, chute infini dans le néant ( deux en plus ), le bug de la voiture invisible ( mais si vous savez bien, les pnj qui font des courses de kart  … ), un freeze du jeu, saccades dans les intérieurs, affichage tardif des visages des pnjs, sans parler de la fameuse compagnon app qui s’est toujours evertuée a ne jamais se synchroniser ou presque. Si vous avez lu mes impressions sur ACUnity, vous avez que pour 477 Mo de place sur votre tablette ou smartphone et 1€79 pour le contenu premium, la Compagnon app vous permettait de débloquer la tenue d’Altair tout en commandant vos petits assassins. 10 jours et puis désinstallation, voila qui résume assez bien la situation la concernant. Je pourrais continuer des heures à vous parler du fail de toute cette affaire, mais je vais m’arrêter là. Bref, comment Ubisoft peut se moquer du monde à ce niveau ? Pour moi, qui suis d’une très grande patience, la goutte d’eau qui fait déborder le vase à été atteint cette semaine, lors du 4 ème patch qui fait quand même 7 putain de GO ! Mais ce n’est pas fini, la palme revient a la fameuse compensation pour s’excuser. Ubisoft offre le DLC Dead Kings à tout le monde. Donc à ceux qui ont acheté le season pass, un jeu de leur cru est offert. En ce sens, je reçoit le mail qui me permet de choisir un jeu parmi une liste de 6. Mais avant de choisir, j’ai une case à cocher qui protège Ubisoft de tout procès à leur encontre ! Donc je paye indirectement pour fermer ma gueule. Bravo Ubisoft ! Non vraiment, bravo pour ce jeu magnifique, sorti beaucoup trop tôt et merci de m’offrir un jeu gratuit tout en me prenant pour un abruti. Non mais franchement, qui peut encore les aimer après tout ça ? Quand j’achète un jeu vidéo ou voir un film, je me fout qu’il soit magnifique, ce que je veut, c’est ressentir du plaisir, m’ amuser, m’évader … Oh bah oui je me suis évadé devant AC Unity mais dans l’autre sens, pour le fuir ! Bref, AC Unity est  un calvaire à jouer, purement et simplement. Je ne condamne pas les développeurs qui ont sacrifiés 4 années de leur existence à créer un Paris magnifique mais bien le service marketing et les actionnaires qui ne respectent que le pognon. En ce sens, je regarderais à deux fois l’année prochaine lors de la sortie du prochain Assassin’s Creed Victory.

Verdict :

Sur le plan des graphismes, des quêtes et du scénario ( je vais être sympa hein ) AC Unity se révéle vraiment d’une réussite incontestable ( ou relative, c’est selon ). De plus, si vous commencez la saga par cet opus, vous ne serez pas vraiment perdu dans la trame car Unity est une sorte de renouvellement de la licence en faisant table rase du passé en ce qui concerne la méta histoire. Mais la partie technique gâche le tableau, gâche le plaisir de jeu, gâche tout et il va être difficile pour moi de vanter les qualités qu’a le jeu. Un gâchis, une honte et un foutage de gueule, voila ce qu’incarne AC Unity pour moi. Bref, c’est ça la révolution next gen ? Comme le dit si bien Ubisoft, la next gen commence maintenant, et bien si c’est bourré de bugs pour les prochaines fois, tu est mal barré mon coco.

Les + :

– Le Paris de 1789, vraiment magnifique.

– Arno et Elise ( surtout Elise ) qui m’auront fait tenir tant bien que mal

– La multitude de quêtes, il y a de quoi faire

– Les failles spatio-temporelles, du fan service très appréciable

Les – :

– Les bugs

– Les patchs, maj et l’ouverture d’un site internet pour recenser tout ça. Sérieusement Ubisoft ?

– Le marketing autour du jeu, il faut que ca cesse, immédiatement.

La note : 1.5 Mauvais.

Le contenu additionnel Dead Kings

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Suite au scandale des bugs a foison du jeu, Ubisoft décide donc de rendre ce contenu gratuit. Situé 1 an après les événements qui aura conduit a la fin tragique d’un des personnages du jeu, Dead Kings envoit Arno dans un Saint Denis à l’ambiance pesante afin de retrouver un parchemin pour le marquis de Sade. On rencontrera au chemin un petit garçon assez turbulent et un objet aux pouvoirs intéressant … Bref, du classique, encore et toujours. Bon ca fait le job pendant 4/5 heures et c’est pas plus mal me direz vous. En plus de ça, vous aurez de la collecte de trésors, de chapeau de Napoléon, d’armurerie, des quartiers à libérer ( c’est très facile ), un nouveau joujou du nom de mortier guillotine ( il dispose d’une puissance de feu intéressante et s’avère redoutable au corps à corps ) à vous mettre sous la dent et donc une petite ville qui vous permettra de gambader de toits en toits … Pour ma part, je trouve ce DLC fort inutile. Aucune réponse n’est donnée et la quête en elle même ne sert strictement à rien ou presque. De plus, le trailer du jeu est un peu mensonger dans le sens ou Arno n’est ni barbu ni affecté par la fin d’ACUnity, ce qui est quand même un peu chelou … On notera quand même que le personnage n’en a plus rien à secouer de la France et veut juste se barrer du pays. Classique, quand tu nous tiens. Bref, sitôt fini, sitôt dégagé en fait. Maintenant, le DLC est gratuit alors ne pas replonger au côté d’Arno le temps de 4/5 heures de jeu ? Je finirais pas dire que la saga Assassin’s Creed est attendue au tournant l’année prochaine.

La note du DLC : 1.5/5 Mauvais

Le bonus : Je vais instaurer, sur l’idée d’un ami qui se reconnaitra, un système qui vous laissera prendre la parole sur un jeu et à la fin de chaque critique. On commence donc avec l’avis sur AC Unity de Théo Tessa ( son twitter : @Théo_Tessa )

Du fait d’une logistique épouvantable, Ubisoft n’a daigné livrer le Pack Guillotine que j’avais commandé que trois semaines après le jour officiel de la sortie de Assassin’s Creed Unity : de fait, cela m’a permis de ne pas constater de mes yeux le florilège de bugs en tout genre que les petits chanceux qui ont pu mettre leurs mimines sur ACU dès sa sortie ont pu constater : non, j’ai pu bénéficier (le terme est volontairement exagéré) de la MAJ 3.0 d’entrée. A l’heure où j’écris ces lignes, je chatouille les 50% de progression totale, ayant mis derrière moi les 9 premières séquences sur les 12 que constitue l’histoire principale. Dernière précision, je joue sur PC.

 Assassin’s Creed Unity

Un peu d’histoire : ACU est le cinquième opus à gros titrage de la série : on ne compte pas les multitudes de portages qu’il y a eu sur les consoles portables, les téléphones et autres goodies, bandes-dessinées que la série a également développé. L’apogée de la mythologie Assassin’s Creed réside, encore et toujours, dans le deuxième opus, qui relatait la vie de Ezio Auditore da Firenze : malheureusement pour Ezio, les trois parties de son histoire (AC2, AC Brotherhood et AC Revelations) sont elles-mêmes très inégales tant dans le contenu que dans le gameplay. Pourtant, Ubisoft semblait avoir compris le retour des joueurs qui relevaient les erreurs de Assassin’s Creed, premier du nom : le fun, oui, la répétitivité, non. Aujourd’hui, à voir le nombre de jeux AC édités et développés, on s’en prend à se demander si ce combat contre la répétitivité n’est pas totalement abandonné par les joueurs, puisqu’il l’est clairement par Ubisoft. Une vache à lait qui produit n’est jamais prête à l’abattoir. Pire encore, cette répétitivité a donné lieu à des désastres absolus comme AC3, à des phénomènes de platitudes comme AC4, pour en arriver à Unity, qui se présentait comme une véritable promesse de renouveau. C’est d’ailleurs pour ça que je suis tombé dans le panneau et que j’ai voulu acquérir le Pack Guillotine…

Le pari est-il tenu ?

Faire se dérouler la trame de ACU dans le Paris de la Révolution Française de 1789 est, à n’en pas douter, un défi de taille, et il me semble juste de saluer le geste, tant cette époque est, au mieux incomprise, au pire sujette à controverse et à débat (parfois inutiles) : preuve en est la tentative de buzz provoquée par Jean-Luc Mélenchon, qui n’a visiblement eu pas meilleure idée que de s’attaquer à un jeu vidéo pour tenter de rappeler à la France qu’il existe. On ne s’étendra pas là-dessus, chacun est et doit rester libre de se faire sa propre opinion sur un thème quel que soit le média utilisé. Donc, Ubi, mon lapin, bravo pour cette idée. Bravo également pour une reconstitution propre et relativement fidèle du Paris de l’époque : on oubliera quelques incohérences (Notre-Dame n’était pas complètement en pierre à l’époque comme elle l’est aujourd’hui) ou quelques oublis que les puristes dont je fais partie aurait aimé voir (l’église couverte des Arts et Métiers qui servait de caserne de pompier, justement à la période de la Révolution, totalement disparue de l’univers d’ACU… dommage). Mille bravos pour avoir remis au goût du jour la chasse aux glyphes, à travers les énigmes de Nostradamus, chasse qui m’avait cruellement manquée dans AC3 et AC4. Bravo également pour avoir repensé le système de mouvements, des combats (animations, exécutions) et la personnalisation des costumes et de leurs couleurs. Mais je m’arrêterais là pour les éloges, et même elles ne sont pas parfaites.

Est-ce que critiquer nous fait perdre notre objectivité ?

Je ne pense pas : je donnerais un exemple de problématique qui a été présent dans AC2, qui me faisait franchement rire à l’époque, et qui n’a visiblement pas été corrigé malgré l’énormité de la chose dans ACU : les interactions entre la foule, le héros et « les méchants ». Prenons une de ces scènes « event » où nous devons intervenir pour sauver un citoyen de la lame vengeresse d’un fanatique : je ne vais même pas noter le fait que, en faisant 300 mètres dans la ville, on peut parfois croiser 4 de ces situations. Si on arrive trop tard, le malheureux se fait tuer comme un lapin devant les yeux de la populace autour de lui, qui n’en a visiblement rien à carrer. Un de plus ou de moins, quelle différence ? Mais si vous aviez le malheur de chercher à lui rendre justice et à tuer le meurtrier, toute la foule serait alors sens dessus dessous, à courir dans toutes les directions en criant au meurtre et à l’infamie. Je rappelle à Ubisoft qu’on est sensé jouer « un gentil », aussi débile que cela puisse paraitre. Si vous voulez faire gueuler la foule, faite la gueuler quoi qu’il arrive, y compris quand il se passe des choses plus graves que l’assassinat d’un bandit ! Les rapports à la foule ou aux PNJ donnent également cet exemple absolument génial que je ne peux m’empêcher de vous décrire : de façon assez aléatoire, les PNJ s’adressent à Arno, en le saluant par exemple : on a d’ailleurs vite fait le tour des phrases enregistrées pour ce genre d’interactions. Les marchands ont la même capacité : quelle n’a pas été ma surprise quand j’entendais, en pleine cinématique dans le repaire des Assassins, le marchand du coin sortir sa petite phrase habituelle. Juste honteux !

Concernant le contenu concret du jeu, je ne comprends pas du tout ce désir qu’ont eu les développeurs de proposer une trame principale toute ridicule toute minuscule, et une foison de petites quêtes annexes, aussi intéressantes qu’elles peuvent parfois être. Parfois elles sont totalement délirantes : sous prétexte qu’il faut inclure à l’histoire un maximum de personnages historiques, on va mettre tous ceux qui avaient plus ou moins un rapport avec l’époque… sauf que quand c’est risible, on n’adhère pas : Champollion, en 1792, avait… deux ans ! Et la Pierre de Rosette n’avait pas du tout du tout été découverte alors, et sa traduction par l’intéressé n’avait abouti qu’en 1822. Bon, je chipote, mais je l’ai dit plus haut, je suis un puriste. Ces petites quêtes ne sont que des séquences qui en reviennent plus ou moins au même : analyse de la situation, infiltration si besoin, et action. On est quand même très loin de la mythologie élaborée dans AC1 et AC2. Même la chasse aux glyphes citée plus haut s’avère en fait un peu inutile vu ce qu’on obtient une fois toutes les énigmes résolues : un genre d’armure, qui ne change que notre apparence mais ne donne aucun bonus à ce qu’on portait au préalable. On court après environ soixante glyphes dans la ville pour ça ? Les « collectibles » rentrent eux aussi dans la longue lignée des éléments répétitifs : les coffres notamment, sont effectivement une source d’argent non négligeable, mais les ouvrir revient à faire exactement la même chose à chacun d’entre eux : trouver une entrée dans le bâtiment où ils sont, tuer les deux trois gardes, déverrouiller le coffre. Les cocardes elles, ne servent qu’à débloquer des sets de couleurs pour les vêtements. Enfin, des « artefacts », plus rares, sont disséminés çà et là, sans qu’on sache vraiment à quoi ils servent, si ce n’est à nous approcher un peu plus du 100%. Enfin, la grande nouveauté annoncée pour ACU était la famesue « Phantom Blade » : soyez sans crainte, rien de nouveau en fin de compte, Ubisoft a simplement repris l’idée des poignards à lancer d’Altaïr, la Phantom Blade ayant exactement le même effet, le temps de rechargement en plus. Dernière nouveauté notable, le crochetage de certains coffres : les coffres accessibles normalement sont affichés en blanc sur la carte, et ceux verrouillés en rouge. Le verrouillage lui-même est séparé en trois niveaux de difficultés, et il faut avancer dans l’histoire principale pour accéder à la compétence de crochetage maximale. Le crochetage est simple : il suffit s’appuyer sur une touche au moment où le curseur (qui bouge à plus ou moins grande vitesse selon votre niveau de crochetage) est dans au bon endroit pour crocheter (idem, cet espace est variable selon votre capacité). Exercice tout bête, qui demande un certain goût pour le bon timing, mais impossible à réaliser si vous subissez au moment où vous vous attaquez au coffre des effets de lags, ce qui n’est malheureusement pas rare dans ACU. Et il faut noter que les crochets ne sont pas donnés en boutique !

L’histoire principale, bien que je ne l’aie pas terminée, semble reprendre un peu de la cohérence perdue dans AC4, où Edward Kenway n’est en fait pas du tout assassin pendant 95% de l’histoire. Là, les choses sont plus claires : fils d’assassin, Arno va prendre la relève de son père, faire ses preuves, et cherchera à venger sa famille. Force est d’admettre que ça reste tout de même très cliché, et que la petite amourette entre un Assassin et une fille de Templier (donc Templière également) est un peu trop fleur bleue pour être crédible. N’empêche que l’idée de rapprocher les deux factions pour lutter contre un ennemi commun peut être une bonne idée, fut-elle déjà vue maintes fois dans les films et la littérature : je repense par exemple à Underworld, avec Kate Beckinsale… Ça reste cliché. Cette trame principale se déroule sous la responsabilité d’un Assassin de l’époque d’aujourd’hui, qui indique au « joueur », innocente victime de Helix et d’Abstergo, que ses souvenirs permettent en réalité à ces sociétés d’exploiter des bases de données considérables pour découvrir des secrets enfouis dans les méandres de l’Histoire : en l’occurrence, Arno a été au cours de sa vie en contact avec un des Sages (personnalités introduites dans AC4) et il faut absolument que les Assassins découvrent la tombe de ce Sage avant Abstergo. Contrairement à tous les autres opus, il n’y a aucun moment où on peut prendre vie dans ce « joueur » qui remplace Desmond à l’époque actuelle, on perd un peu en intensité dans le récit, et d’immersion dans la conspiration Abstergo. Pour pallier ce manque, Ubisoft nous propose tout de même de visiter Paris, très brièvement, à d’autres époques que celle de la Révolution, comme la Belle Epoque (fin du XIX° siècle) ou l’Occupation Nazie au milieu du XX°. C’est fun, certes, mais au-delà du côté graphique rien ne donne une plus-value à l’histoire.

Côté bugs, la MAJ 3.0 était supposée corriger un maximum d’entre eux, mais je ne compte pourtant pas le nombre de fois où j’ai dû forcer la fermeture du jeu à cause d’un plantage, où je voyais Arno courir tout seul dans le vide, voire changer complètement de position dans l’espace sans qu’aucune commande n’ai été donnée. Je ne compte pas non plus les comportements insupportables des PNJ qui, depuis le début de la série, prennent un malin plaisir à marcher moins vite que la vitesse de déplacement la plus lente qu’on puisse adopter, ce qui détruit totalement le rythme du gameplay. Comment une société comme Ubisoft peut-elle laisser ce genre de problématiques de gameplay ? En situation de filature, à la rigueur, je peux comprendre… Mais quand la consigne est « accompagnez x » et qu’on y passe un quart d’heure parce qu’il marche plus lentement que nous, je ne comprends pas l’objectif recherché. Tout ça pour dire que ce n’est pas tout de vouloir faire un « beau » jeu, encore faut-il être capable de l’optimiser avec les moyens physiques actuels, et ce genre de fioriture n’est plus acceptable aujourd’hui.

Le multijoueur laisse la place à la co-op. Je ne vois pas pourquoi l’un empêche l’autre, et l’idée serait bonne si seulement elle était viable. Des multiples essais que j’ai lancés, je n’ai jamais attendu bien longtemps avant de rejoindre d’autres joueurs pour ces missions spéciales. Mais, entre des gens qui jouent ultra-perso, qui foncent dans le tas sans réfléchir, ou qui font les idiots sans se préoccuper des objectifs et qui ralentissent tout le groupe voire qui l’empêchent de finir la mission, je me demande ce qui est le moins pire. Je n’ai constaté à ce sujet aucun moyen de communication possible : pas de ligne de texte ouvrable, pas de touche pour le micro, malgré mes essais répétés dans ce sens. Une vraie déception.

Je dois quand même reconnaitre qu’Ubisoft a visiblement tenté une forme de retour aux sources avec ACU, j’ai en tout cas ressenti une certaine inspiration des deux premiers opus, tant dans le premier dans la façon dont Arno va planifier ses assassinats dans la trame principale, que dans le deuxième dans cette liberté d’action et cette foison d’activités annexes. Malgré cette bonne volonté, Ubisoft accouche d’un produit visiblement pas fini, mal optimisé, qui reprend un côté répétitif dans le contenu qui a été dénoncé maintes fois ces dernières années. Alors oui, c’est joli (quand ce n’est pas buggé), mais ce n’est pas fini. Ça n’a pas empêché la société de laisser fuiter l’apparition prochaine de Assassin’s Creed Victory pour fin 2015. Même si quelques voix s’élèvent pour dénoncer le côté un peu trop « vache à lait » du concept, ces voix-là oublient qu’une vache à lait qui produit n’est jamais prête à l’abattoir, encore une fois. La seule manière de faire comprendre à Ubisoft que nous, les joueurs, voulons des produits finis, de qualité, sera encore d’arrêter totalement d’acheter ce qu’ils pondent sans réfléchir. J’ajoute que cette méthode ne s’applique pas qu’à Ubisoft, mais à une grande majorité des grands noms de l’industrie du jeu vidéo. Pour ma part, même si je ne suis pas totalement déçu par Unity, j’estime qu’il y a trop à en redire pour tolérer qu’Ubisoft ne prenne pas plus en considération la communauté qui la fait vivre. Mon choix est fait, mais c’est à la responsabilité de chacun que de faire le leur.

Sa note : 2.5/5

2 commentaires

    1. Merci ! Ouais je sais, après reflexion, j’ai été un peu fort sur sa note mais je l’assume, de toute façon ma critique n’a pas beaucoup de poids donc ca n’empêcheras pas le jeu de se vendre ou non ^^

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