Critique de The Evil Within

Shinji Mikami. Ce nom vous dit forcément quelque chose. Créateur de génie, il a non seulement crée la licence horrifique Resident Evil mais il a aussi permis au genre Survival Horror de créer bien des souvenirs auprès des joueurs… Mais aujourd’hui, il revient avec une nouvelle oeuvre : The Evil Within, une nouvelle IP de genre. Pari réussi ? Réponse tout de suite.

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Edité par Bethesda et réalisé par Tango Gameworks, le nouveau studio de Shinji Mikami, The Evil Within nous raconte l’histoire de Sebastian Castellanos, un inspecteur envoyé sur une scène de meurtre avant d’être plongé en plein cauchemar. Manque de pot pour lui, la situation se complique et il devra survivre face à une horde de créatures toutes plus horribles les unes que les autres ainsi qu’un jeune homme appelé Ruvik capable de choses défiant l’entendement. Au premier abord, le scénario respire l’histoire classique, d’autant plus que les personnages et les dialogues ne sont franchement pas originaux pour un sou … Oui mais Mikami nous réserve une surprise.

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C’est le mal, je vous dis. Le maaaal !

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D’emblée, Sebastian se retrouve dans une merde pas possible. Pendu par les pieds, un boucher s’affaire à découper un corps non loin de lui.   Après s’être libéré, on se presse de prendre la clé en jouant la carte de l’infiltration (d’ailleurs, je vous invite à vous rendre dans les options, histoire de paramétré tout ça). On remarque d’emblée l’ambiance malsaine et dérangeante du titre, ce qui est un bon point pour un survival horror. Passer ce moment de stress, le héros est catapulté dans une campagne aux fausses allures du village de Resident Evil 4, de la même équipe ou presque quand ils bossaient pour Capcom. Je vais être franc, durant les 3 chapitres (sur 15) du début de l’histoire, j’ai ressenti le sentiment de re-dite tant le début ressemble fortement aux aventures espagnole de Léon S. Kennedy en son temps, la difficulté en plus. Oui car The Evil Within est dur, très dur. D’emblée, il vous imprime fortement son caractère en tête : « Je suis un survival horror ». Vous ne serez pas du tout épargné par les ennemis du début jusque la fin. D’ailleurs, mention spéciale au côté survival du titre. Les munitions se comptent sur les doigts d’une main, alors jouez du couteau sur les “petits” monstres et conservez vos munitions le plus possible, vous en aurez bien besoin car les boss fights sont loin d’une sinécure. Plusieurs fois, un des premiers boss du jeu, dont je tairais le nom m’a surpris à me tuer immédiatement au moindre contact, heureusement, les checkpoints sont vos amis, eux. Néanmoins, à partir du chapitre 4, le jeu se lance véritablement et prend sa propre direction qui lui permet de nous faire vivre un cauchemar et ce, jusque la toute fin… Et quand je dit cauchemar, je dit bien cauchemar. Vous allez en baver, en sursauter, aucun moment de répit ne vous sera proposé et les boss, à l’image de Box Man ou de Ruvik, pour ne citer que les « moyen dans le pire », vous laisseront un souvenir impérissable. De ce côté la, Mikami réussit son pari haut la main !

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Vous êtes fous ? Oh oui !!!

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Mikami a aussi créer une sorte de quartier général qui vous permet de souffler. Il vous suffit de repérer la douce mélodie du “Clair de lune” de Debussy via des miroirs. Ce faisant, vous êtes transportés dans une sorte d’asile qui vous offre la possibilité de sauvegarder, d’ouvrir des coffres grâce à des clés trouvées lors de vos folles aventures et enfin de vous asseoir sur une super chaise électrique. Grâce à du gel vert ramassé au cours de votre avancée cauchemardesque, vous pouvez customisé Sebastian. Vous aurez la possibilité d’améliorer son endurance, sa barre de vie, ses armes (dont sa magnifique arbalète mais aussi un revolver, un fusil à pompes, un sniper), bref de quoi résister de mieux en mieux à vos ennemis durant la vingtaine d’heures que compte le jeu. D’ailleurs, mention à la madame qui est présente dans ce mystérieux QG. Elle est inquiétante et cultive une grosse part de mystère provoquant une sorte d’inquiétude chez moi. Même si elle est là pour vous. Par ailleurs, au cours de votre épopée, n’oubliez pas de désactiver les pièges sur votre route et fouillez bien les décors, votre survie n’en sera que plus agréable. A noter qu’une fois fini, un new game + (un mode NG+ infini pour être précis) est de la partie si vous souhaitez vous replonger dans l’aventure.

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Sebastian Castellanos, nouveau venu dans le roster des héros ? Oui mais que vaut-il ?

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Donc, vous incarnez Sebastian Castellanos, inspecteur de police de Krimson City. Et on peut dire que le gentil monsieur à pris autant dans la gueule avant, que pendant les évènements de The Evil Within. Il a perdu sa fille dans un incendie et sa femme dans une disparition de cette dernière assez mystérieuse. Il se réfugiera dans la bouteille et comble du truc, son coéquipier ne le supporte pas et encore pire, ils doivent former une policière fraichement sorti de l’académie, Juli Kidman. Face au déluge qui leurs tombent sur le coin du museau, on peut dire que Sebastian réussit tant bien que mal à tenir tête à ce qui se dresse devant lui, quand bien même ce soit une horde de monstres ou un fêlé avec une tronçonneuse. Courageux, intrépide et tentant tant bien que mal de faire face à une situation le dépassant complètement, Sebastian est un anti-héros comme nous commençons à avoir l’habitude. Torturé intérieurement par ses propres démons, il assume parfaitement ce qui lui arrive avec un courage exceptionnel, bien qu’il ne soit plus qu’une épave tournant à l’alcool, détruit par les pertes d’hier qui le ronge de jour en jour…

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Du côté de la technique, graphisme, bande son

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Si vous avez vu des vidéos de gameplay, vous aurez remarqué les deux bandes noires en haut et en bas de l’écran. Certains pesteront pendant que d’autres aimeront et je fais partie de ces derniers. Les bandes cinémascope du titre renforcent l’immersion et ont réussies à me faire accrocher au titre. Bien que par la suite, grâce à un patch, je les ai désactivés dans les options. Du côté des graphismes, cross gen oblige, The Evil Within est beau sans plus. A noter quand même que sur PS4, il faut évoquer quelques chutes de framerate ici ou la ainsi qu’un léger retard d’affichage des textures mais rien de dramatique. Bref, The Evil Within est graphiquement plaisant à l’oeil et possède une identité qui fait qu’on le distingue et c’est pas plus mal puisque le titre développe un univers qui lui est propre. Un univers inédit, intelligent, qui nous propose quand même de quoi se triture les méninges dans ses 1ères heures et finit par nous dévoiler ça après un petit moment de souffrance, comme pour nous récompenser d’en avoir bavé. On fini sur la bande son, cette dernière assume parfaitement sa partition qui est de vous foutre les pétoches tout le temps et se montre donc totalement efficace, une réussite en somme toute.

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Verdict

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Mikami et son studio tout beau tout neuf, réalise avec The Evil Within un retour aux sources du  survival horror. Cela faisait longtemps qu’un jeu n’avait pas été aussi malsain, gore et éprouvant pour le joueur. Tout fan du genre se doit de jouer à cette oeuvre qui remet au gout du jour, tout en restant classique dans ses bases, un genre jusqu’à présent malmené ou survolé par d’autres titres…

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Les +

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  • L’ambiance malsaine
  • Sentiment d’insécurité permanent
  • Un scénario qui fait travailler le cerveau dans ses 1ères heures
  • Réalisation inspirée du cinéma d’horreur
  • Des combats de boss bien stressants et éprouvants
  • La variété des situations et des lieux explorés
  • Bonne durée de vie ( entre 15 et 20 heures et un new game +)
  • Un scénario très intelligent et très bien trouvé

Les –

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  • Les ennemis, complètement con a certains moments
  • Les temps de chargements, un peu long
  • La caméra, elle est pas là pour faire copine-copine avec vous
  • Le dernier chapitre…

Son appréciation

Gore, malsain et éprouvant, The Evil Within est le résultat d’un pari audacieux de Shinji Mikami, qui nous rappel que le genre à encore de beaux jours devant lui à condition de le vouloir véritablement…

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